Jamais très loin des cyprès

# Carole Lavenant 


Les liens, de sang ou de cœur, se nouent, se défont ou se tressent au fil du temps. Chacun doit trouver sa place parmi les siens et dans le monde qui l’entoure. Jamais très loin des cyprès accompagne Ben, Joanny et Tom pendant 25 ans, entre les paysages idylliques de la Californie et les lumières de New York. Vous les suivrez, ainsi que leurs familles, sur les chemins sinueux de la vie.


Jamais très loin des cyprès est un roman de plus de 300 pages écrit par Carole Lavenant, et en autoédition. Je remercie d’ailleurs l’auteure de m’avoir proposé la lecture de son livre, sans quoi je ne l’aurais sans doute jamais lu, ce qui aurait été du gâchis, car oui, ce roman, même s’il est loin de mon style de prédilection, est sûrement celui qu’il faut lire, surtout dans les écoles je pense. Je vous explique le pourquoi du comment un peu plus loin.


En effet, si vous êtes des habitués de mon blog, ou que vous avez tout simplement regardez quelques unes de mes chroniques, vous aurez vite remarqué que je lis surtout dans le domaine de l’imaginaire (SF, Fantasy et Fantastique), donc on peut dire que je ne suis pas très habituée au Slice of Life sous le format de roman. Pour cause, Le Rouge et le Noir qui m’a laissé un très mauvais souvenir du peu que j’ai réussi à lire, en résumé, j’ai peur qu’un roman du genre comporte beaucoup trop de description, si bien qu’au bout de 10 pages il ne se passe toujours rien… Malgré cette appréhension, je décide de tenter l’aventure, et je n’ai pas été déçue ! J’irais presque jusqu’à dire que je me suis réconciliée avec ce genre de roman ! Les descriptions sont superbement dosées, assez pour s’imaginer tout les éléments essentiels sans que cela devienne pour autant trop chargé. Une première belle surprise que voilà !

Avec le thème de Slice of Life, il est facile de parler de plusieurs sujets, faisant parfois débats, mais également très facile de s’y perdre ou de rendre le tout incohérent. Mais ici, l’auteure s’en sort, une fois de plus à merveille, en évoquant les thèmes les uns après les autres, et en réalisant, par moment des piqûres de rappels à leur sujet. Les thèmes sont variés, et tout aussi intéressant les uns que les autres, la perte d’un être cher, le fais de devoir élevé un enfant seul, de reconstruire une famille tout en continuant à penser à cette perte, la découverte de soi, la puberté et l’orientation sexuelle également avec ses diverses conséquences ; mais avant tout, le thème bien mis en avant, c’est l’amour sous toute ses formes, avec ses hauts et ses bas, et franchement le tout fut un réel plaisir à lire. Il y a sûrement beaucoup d’autres éléments que je n’ai pas cité, mais voilà les plus important et qui font de ce roman une lecture très appréciable et que j’aimerais voir apparaître au sein des écoles (collèges ou lycées) car il est vraiment très instructif sur l’acceptation de soi et pleins d’autres choses. En tout cas, j’aurais aimé qu’on me le fasse lire à cette époque.


Les personnages sont vraiment attachant, on commence par l’histoire de nos deux parents devant élever seul leur enfant, leur rencontre, l’évolution de leur relation et reconstruction, parfois difficile tant la peur de tromper leur compagnon perdu leur reste en mémoire. Malgré tout, ils franchirons le pas, et finiront par former une famille peu orthodoxe certes, mais magnifique et emplie d’amour. Leurs pensées sont décrites, ce qui nous permet de mieux cerner leurs caractères et de se rendre compte, que pour chacun d’eux, certains évènements sont difficiles à gérer, comprendre et surtout accepter. Heureusement, pour ce genre de chose, on a tous un allié, le temps, qui permet de réfléchir et de prendre du recul, et ainsi à accepter, passé outre, évoluer vers quelque chose qui permet de pardonner et de se retrouver comme on aurait toujours voulu rester.

Rempli de hauts, mais aussi de beaucoup de bas, on peut dire que ce roman est un manège à sensation forte, on arrive à se sentir, par moment, aussi mal que certains personnages, par comprendre les choix de l’autre. Je connaissais déjà l’existence de camp pour enfants, jeunes adultes avec des orientations ne plaisant pas à tout le monde… Mais j’admets que toute l’horreurs de ceux-ci a été bien présenté dans le roman, et je n’espère qu’une chose, que ce genre de camp n’existe plus ! Je sais qu’il en existe encore, pour les enfants difficiles et faisant des conneries, mais même ses camps sont gentils comparés à ceux du romans…

Le seul petit défaut de ce roman, pour moi, est sa couverture, personnellement elle ne m’attire pas plus que ça vers la lecture… De plus, elle reste assez vague, ce qui fait que l’on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre.


En bref, il s’agit d’un superbe roman rempli d’amour et dont la lecture fut très plaisante, j’en garderais un très bon souvenir.


Ma Note : 8.95 /10

Note : 8.5 sur 10.

¤ Accessibilité : 2 / 2              ¤ Originalité : 1.5 / 2

¤ Personnages : 1.95 / 2                ¤ Scénario : 1.5 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2

Un commentaire sur « Jamais très loin des cyprès »

  1. A reblogué ceci sur criart14et a ajouté:
    Merci beaucoup à Sunread26 pour cette superbe chronique, riche et émouvante. Merci d’être sortie de votre zone de confort. Et si j’ai pu vous réconcilier un tout petit peu avec la littérature « classique », vous m’en voyez ravie.

    Aimé par 1 personne

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