Peleliu – Tome 2

# Guernica of Paradise


Trois jours après le débarquement américain. Septembre 1944, l’île de Peleliu est sous la canicule. Tamaru a survécu à la mortelle bataille de la côte ouest et a trouvé un abri dans une grotte avec ses camarades. Les « nettoyeurs » de l’armée américaine parcourent le territoire, jour et nuit. Une soif telle qu’ils n’en ont jamais connu assaille la troupe de Tamaru. Ils risquent leur vie, rien que pour obtenir de l’eau.

Tamaru finit par se résigner à la dure réalité des champs de bataille. Et ce fait le trouble. Faut-il vivre pour se battre ? Ou faut-il mourir pour que le Japon vive ? Un document-vérité, vue par une jeunesse ayant connu le quotidien de la guerre.


On continue de suivre Tamaru, qui essaie de survivre coûte que coûte à cette horrible guerre, désormais perdue pour son île. Les rencontres s’enchaînent, les échanges d’opinions également, mais tout n’est que de courte durée avec les attaques incessantes de l’armée américaine.


De nouvelles scènes assez horribles sont présentés dans ce nouveau volume, notamment autour de l’idée de suicide collectif (une de ses scènes est présenté dans l’image ci-dessous). En effet, pour plusieurs raisons, les soldats japonais préférés mourir « au combat » plutôt que d’être capturé par l’ennemi, ou tout bonnement vouloir survivre. Ce n’est évidemment pas le cas de notre personnage principal Tamaru, ainsi que pour certains de ses camarades. Une fois de plus, l’horreur de la guerre et d’une idéologie extrême sont montrées au seins de ce manga. De quoi, renouveler une nouvelle fois l’idée que les soldats japonais avaient peut-être des tendances suicidaires, mais qu’ils restaient humains pour autant.

Des humains, oui, car pour la plupart la honte de revenir est plus grande que la peur de mourir. De plus, certains soldats sont issus de familles nombreuses avec une situation financière assez difficile… Une mort au combat, permettrait à leur famille de toucher une rente, et ainsi, pour ses soldats d’aider leur famille. Au final, chaque personnage à ses raisons qui le pousse à vouloir survivre, ou au contraire, à se battre jusqu’à la mort. Cette œuvre est pour ainsi dire un duel entre ses deux idées, très régulièrement confronté l’une à l’autre.


D’un point de vue graphique, on reste sur des dessins assez simples pour ce qui est des personnages. Pour les décors, les détails sont un peu plus poussés, de quoi continuer le contraste entre la douceur des traits, et l’horreur de la guerre, qui continue encore et toujours. Tamaru commencera à se poser et réfléchir afin de survivre au mieux dans ce milieu hostile, autant par les troupes ennemis, que par ses propres camarades avec qui il doit « jouer » le jeu de se battre jusqu’au bout… On peut le dire, il a vraiment beaucoup de courage, comparer à un autre personnage…

A la fin du tome, un évènement va déclencher le doute auprès de plusieurs soldats japonais, qui seront vite ramené à l’ordre par leur supérieur. Tamaru lui même serait bien tenter par l’offre, mais peut-on vraiment faire confiance à une armée qui fait brûler vif ses ennemis (souvent blessés) ? Au final, il continuera de survivre comme il le peut, de temps en temps seul, parfois avec d’autres camarades.


En bref, ce deuxième tome a été tout aussi intéressant à lire que le précédent. Comme toujours le contraste entre les dessins simples et la difficulté psychologique de la guerre est saisissante.

HA T2

Ma Note : 8.50 /10

Note : 8.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.55 / 2              ¤ Historique : 1.35 / 2

¤ Personnages : 2 / 2                ¤ Scénario : 1.75 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.85 / 2


Chroniques des tomes suivants et précédents :

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