Jizo

# Antoine Dole & Mato


Aki ne retrouve plus le chemin pour rentrer chez lui. Tout le monde semble indifférent à cet enfant perdu. Tous… sauf Jizo, un étrange garçon sorti de nulle part.

Est-ce un enfant des rues ? Va-t-il vraiment le ramener chez lui ? A-t-il raison de le suivre dans le temple où il l’emmène ? Malgré son grand sourire, Aki peine à faire confiance à son nouvel ami.

Surtout qu’une effroyable sorcière chasse les enfants à la tombée de la nuit…


Nouvelle chronique ! Cette fois-ci sur un one-shot franco-japonais qui nous raconte un conte populaire. Il s’agit de la première collaboration entre Mato, une jeune illustratrice japonaise et Antoine Dole, scénariste de BD (Mortelle Adèle), manga (4Life)… Jizo est donc un conte qui explore le folklore japonais un peu à la manière du Voyage de Chihiro. Un titre qui promet donc d’être très intéressant !

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


Les dessins de ce one shot sont très doux, et varie entre un côté lumineux et sombre suivant l’ambiance voulu par les deux auteurs. Je trouve qu’ils accompagnent parfaitement l’histoire, les jeux de lumière étant un élément important de celle-ci. On voit clairement au style employé le caractère des trois personnages principaux. On ressent également la frustration d’Aki quant il essaie de demander de l’aide sans y parvenir, on sent que quelque chose cloche lors de cette situation, mais aussi avec le fait que le temps ne semble pas s’écouler comme prévu…

L’histoire est également très facile à suivre, même si on ne comprend pas directement (et tant mieux) certaines parties de l’intrigue. Je trouve d’ailleurs que le rythme est assez lent, mais s’accélère vraiment vers la fin, ce qui m’a laissé un ressenti d’une fin trop rapide. Après il est vrai qu’il n’y avait pas grand chose de plus à raconter, et qu’Aki avait assez fait de caprice au cours de l’intrigue pour nous en fournir un de plus… Oui, les caprices des jeunes personnes m’exaspèrent, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier l’histoire !


Je ne sais pas si c’est le conte qui fait ça, mais la maturité d’Aki est acquise en seulement quelques pages, d’où mon impression de « trop rapide ». En effet, tout du long il fait ses caprices d’enfants, de manque de confiance, de peur, de manque côté parents. Et pouf, d’un coup, à la fin, il est tout content, comprends et accepte… Il n’y a pas vraiment de monté en puissance, mais peut-être est-ce volontaire ? Défini comme un déclic ? Mais j’avoue avoir du mal à voir ce genre de déclic chez un enfant, qui commençait sûrement à comprendre la notion évoquée…

Enfin, la fin de cette superbe histoire est juste magnifique et suffit presque à elle seule (les dessins l’aide) à effacer les quelques points négatifs que j’ai énumérés plus haut. Elle est belle, pleine d’espoir et d’amour, et surtout, très lumineuse. Pour Jizo, cette fin et un nouveau commencement, car au final, son rôle ne se terminera jamais, mais peut-être que cette expérience l’aidera à mieux appréhender son propre avenir et à accomplir ses objectifs.


En bref, j’ai adoré cette nouvelle lecture ! Le conte est très joli et les dessins le met encore plus en valeur ! Même si l’histoire en soi est un peu triste et peu, peut-être effrayer les esprits un peu trop jeune (et surtout imaginatif).


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

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