103ème escadrille de chasse

# Takizawa Seiho


Le Sous-lieutenant Matsumoto, pilote de chasse de l’Armée impériale japonaise, affronte les forces aériennes alliées à bord de son Kawasaki Ki-61 «Hien» (Tony) au-dessus des Solomons, des Nouvelle-Guinée et des Philippines. Face aux adversaires, toujours supérieurs en nombre, il survit aux combats acharnés grâce à son intelligence ainsi qu’à l’aide du chef d’escadrille Ozawa et de son mécanicien Hino. Sa dernière mission sera d’escorter les avions Kamikaze au large des Philippines…


Me voici de retour pour un nouveau titre d’aviation, toujours de Takizawa Seiho, avec ce nouveau One shot ! Toujours en lien avec l’aviation japonaise, cette fois ci pas d’histoires courtes, mais bien une intrigue qui nous place aux côté de divers personnages, dont un en particulier : Matsumoto jeune pilote japonais.

Pour info :

  • vous pouvez retrouver le lien vers ma chronique d’Un cri dans le ciel bleu en bas de page ;
  • je viens juste de commander d’autres titres de l’auteur, j’ai hâte de les lire ! *^*

Si vous aimez un peu les titres portant sur la guerre, et que vous aimez l’aviation ce titre pourrait vous plaire. On suit les traces d’un jeune pilote japonais au cours de la guerre du Pacifique (nom spécifique donné pour la guerre entre les USA et le Japon, se déroulant suite à l’attaque de Pearl Harbor durant la seconde guerre mondiale).

Comme vous pouvez le voir sur les planches, pour les scènes de vols, on a soit des plans des avions plus ou moins proche (et qui sont magnifiques), soit une vision du cockpit que j’apprécie également vue que je ne suis jamais montée dans un avion… Mais ce n’est pas tout ! Car oui, les pilotes ne sont pas toujours en trains de voler ! Les passages aux sols, notamment ceux en liens avec la modification des avions m’a vraiment surprise et intéressée plus que ce que j’aurais imaginé, comme quoi, il faut toujours s’adapter.


Comme dans toutes batailles, il y aura des pertes humaines et matérielle. Même si les personnages semblent un peu insensible, je pense que le fait d’être en guerre, ainsi que la rapidité d’enchaînement de différents événements, fait qu’au final, le temps manque pour ce genre de choses. Il faut toujours rester attentif et près à l’action, il y a rarement de période de pause dans ce genre de bataille, contrairement aux batailles terrestres où « des cesser le feu » ont lieu par moment (pour les fêtes de noël par exemple).

Si vous aimez ce genre de titre pour apprendre des choses, alors je vous conseil également Peleliu (éditions Vega Dupuis), qui vous permettra d’en apprendre plus sur cette guerre du pacifique, cette fois-ci d’un point de vue terrestre. En effet, les deux intrigues se déroulent presque au même endroit ! Il ne manque plus qu’un manga sur la marine japonaise et on pourra avoir un aperçu encore plus vaste et intéressant des différents événements.


En bref, j’ai encore une fois été très surprise par l’auteur, qui a réussi à fournir beaucoup d’éléments informatifs sur l’aviation japonaise. J’avoue avoir tout de même préféré ce titre avec son histoire qui nous permet de mieux s’attacher aux personnages.

Là où Un cri dans le ciel bleu permet de voir beaucoup de grandes batailles, ce titre se concentre sur une seule escadrille pour nous offrir son point de vue.


Ma Note : 8.5 /10

Note : 8.5 sur 10.

Autres Œuvres de l’Auteur :

Un cri dans le ciel bleu

# Seiho Takizawa


14 récits d’aviation pendant la Seconde Guerre mondiale.

Du front asiatique à la guerre du Pacifique, des côtes françaises aux rives du nord de l’Europe, Seiho Takizawa raconte le combat des aviateurs. Ces histoires courtes plonge le lecteur dans le quotidiens des pilotes.


Un cri dans le ciel bleu est un manga, édité chez Paquet, regroupant plusieurs histoires courtes sur l’aviation durant la Seconde Guerre Mondiale. Ecrit et dessiné par Seiho Takizawa (Sous le ciel de Tokyo, L’as de l’aviation), ses histoires nous mènes de part et d’autres de cette guerre, un coup durant la Guerre du Pacifique, un coup en Europe.


Vous l’aurez donc compris, le gros thème de ce manga est l’histoire. Le point de vue abordé par contre, est selon moi très peu représenté, à savoir l’aviation. Seiho Takizawa n’en est pas à son premier manga sur le thème, mais à part lui, j’avoue ne pas connaître d’autres auteurs qui en parle. Peut-être ne sont-ils pas assez connus ou publiés dans la langue francophone ? Car il faut bien l’admettre, le manga c’est encore bien l’univers des japonais, donc on ne trouve pas forcément ce qu’il faut de notre côté du globe. C’est pourquoi, je suis très heureuse d’avoir pu trouver ce tome en français, merci aux éditions Paquet (Suisse) ! Il me semble d’ailleurs que l’une de ses séries est publiée chez un autre éditeur…

Du côté du contenu, les différentes histoires présentés sont toutes très intéressantes. Pas mal de choses sont évoqués, comme les différences de forces entre les différentes armées d’un point de vue aérien. La réputation des Kamikazes japonais qui n’est plus à faire durant cette guerre, et qui provoque parfois des réactions inattendu côté ennemis. Mon histoire préférée est la bataille illusion IV où l’on rencontre deux grands ingénieurs de l’aviation, même si le récit est complètement inventé, il n’en reste pas moins très intéressant.


Pour ce qui est des dessins, je les trouve très réalistes, on reconnait direct le général MacArthur (si on l’a déjà vu avant bien sûr). Les traits du visage sont très différents suivant si le personnage est japonais ou européen/américain. Quant aux avions, je vous laisse juger avec l’image ci-dessous.

Le format choisis par les éditions Paquet est un grand format (d’où un prix de 9€). Un choix à mon sens judicieux, car il permet d’avoir des cases bien plus grande, et ainsi, de profiter de chaque détails graphiques. J’aurais juste apprécié quelques pages en couleurs sur des passages importants, comme par exemple l’apparition du général MacArthur. Il y a également une chose que je n’ai pas compris, c’est pourquoi certaines histoires sont dans le sens de lecture japonais, et d’autre dans le sens de lecture français… Ce n’est en rien négatif, le mélange m’a juste un peu surprise.


En bref, ce recueil fut très agréable à lire et également très instructifs, malgré certains passages sans fondements historiques. Je pense continuer sur ma lancée et lire d’autres titres du même auteur.

HA

Ma Note : 8.25 /10

Note : 8 sur 10.

¤ Graphismes : 1.70 / 2              ¤ Contenu : 1.55 / 2

¤ Pertinence scènes historiques : 1.5 / 2                ¤ Format Papier : 1.85 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.65 / 2


Peleliu – Tome 1

# Guernica of Paradise


L’île de Peleliu. Un paradis sur terre où débarque, à l’été 44, le soldat Tamaru, dessinateur dans le civil. Un Éden qui va se transformer en enfer lorsque la flotte américaine décide de l’investir…

Été 1944, à la fin de la guerre du Pacifique. La section de Tamaru est en poste sur l’île de Peleliu. Ce simple soldat rêvant de devenir un jour mangaka y découvre un paradis, recouvert de verdure et entouré d’une mer turquoise préservée par son récif corallien. Un paradis qui va se transformer en un infernal champ de bataille, où vont s’entretuer 50 000 soldats, japonais et américains, autour d’un aéroport alors considéré comme stratégique. La flotte américaine aborde ainsi l’île et décide avant le débarquement de la pilonner de bombardements intensifs et de raid aériens jour et nuit. L’armée américaine expédiera 40000 militaires d’élite, tandis que l’armée japonaise fera front avec une réserve de 10000 soldats, ayant reçu l’ordre de résister jusqu’au dernier. Voici un document vérité sur le terrible quotidien d’une jeunesse détruite par la guerre.


Peleliu est un seinen historique, édité aux éditions Vega, son histoire nous porte aux côté de soldats Japonais durant la seconde guerre mondiale qui se déroule aussi dans l’océan Pacifique. Cette guerre, nommée guerre du pacifique, est d’ailleurs séparée de la seconde guerre mondiale que l’on connait, étant donné que l’origine du conflit est dû à l’expansion Japonaise (et l’attaque de Pearl Harbor) et non de celui de l’Allemagne Nazi. C’est ainsi, que l’on se retrouve projeté sur l’une des îles où eu lieu d’immenses combats, et surtout, de nombreux morts…


Kazuyoshi Takeda est l’auteur de ce manga, par ses dessins simplistes, on pourrait croire que le manga c’est trompé de catégorie. Mais ne vous y fiez pas ! Car malgré ses dessins très simplistes et mimi, la guerre et ses horreurs n’en sont pas pour autant plus jolis à voir ! On pourrait également douté sur la véracité du récit raconté par l’auteur, mais même si les personnages, ainsi que leur destin, ont été crée de toute pièce, la trame principale elle, est belle et bien historique ! En effet, l’auteur à pris la peine de se faire assister par un historien, spécialiste sur la guerre du pacifique, du nom de Masao Hiratsuka !

Plusieurs éléments présents dans ce manga sont, selon moi, pour nous européen des plus intéressants et instructifs. Le premier élément qui se remarque assez rapidement, c’est la mentalité des Japonais de l’époque, qui vouaient comme un culte envers leur empereur et n’avait pas peur de mourir pour lui d’où la création de Kamikaze, tant au sol, que dans les airs. Même si cette admiration est toujours présente aujourd’hui, je pense que son impact sur la mentalité des Japonais à quand même évoluée. Ce premier élément peu nous faire paraître les Japonais comme étant doté de peu d’émotions, mais ce n’est pas le cas, et c’est là qu’arrive le second élément intéressant ! En effet, au Japon, l’honneur est quelque chose de primordial, même en temps de guerre, c’est pourquoi il ne pouvait y avoir de plus belle mort que celle liée à un combat au nom de l’empereur… mais alors qu’advient-il lorsque l’on meurt comme un idiot ? Et bien, dans ce cas, c’est le côté humain de ceux encore en vie qui ressort, même si cela donne un mensonge et porte à s’interroger… D’autres éléments sont montrés, mais je ne les citerais pas tous.

HA T3

Nous avons tous déjà lu ou vu quelque chose sur la seconde guerre mondiale, mais ceci très souvent du même point de vue, celui des Alliés où comme on dit, plus simplement, des gagnants. Mais heureusement, ses dernières années, on est de plus en plus servi par des récits venant de l’autre camp et ça c’est super, puisqu’à mes yeux la vérité vraie n’existe pas, car tout est une question de point de vue… C’est ainsi que, par les films, arrive chez nous cette nouvelle vision de la seconde guerre mondiale, qui nous montre qu’au final, les soldats japonais n’étaient pas des fous ou des sauvages, mais juste des hommes qui se sont fait rouler et endoctriner par leur gouvernement/hiérarchie (un peu comme les soldats allemand, voire même nos propres soldats). Si le thème vous intéresse, voici quelques films : Far Away (chronique) ; Kamikaze, le dernier assaut ; Lettres d’Iwo Jima.

A noter le titre « Guernica of Paradise » qui peut signifier « Guerre au paradis », mais qui peut également faire référence au tableau Guernica, de Pablo Picasso, représentant un bombardement lors de la guerre civile espagnole. Comme quoi, un lieu paradisiaque peut aussi promettre beaucoup d’horreurs…


En bref, ce premier tome est une grosse réussite à mes yeux, de quoi apprendre encore un peu, avec un point de vue différent.


Ma Note : 8.35 /10

Note : 8 sur 10.

¤ Graphismes : 1.35 / 2              ¤ Réaliste : 1.5 / 2

¤ Personnages : 2 / 2                ¤ Scénario : 1.5 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2


Chronique du tome suivant : (à venir)