Le Vent se lève

Kaze Tachinu


Jiro est un admirateur de Giovanni Caproni, fameux concepteur d’avions, et, comme lui, il veut dessiner des avions et voler avec eux. Malheureusement, Jiro ne possède pas une vue suffisante pour devenir pilote. Il pourra, malgré tout, vivre la moitié de son rêve en tant qu’ingénieur en aéronautique au sein d’une importante entreprise, à partir de 1927. Il sera alors reconnu comme l’un des plus grands ingénieurs du monde.

Jiro Horikoshi connaîtra au cours de sa vie : l’amour, grâce à Nahoko, et l’amitié, grâce à son collègue Honjo. Le film retrace la vie de Jiro et en particulier les moments qui ont grandement influencé celle-ci, comme le séisme de Kanto en 1923 ou l’entrée en guerre du Japon en 1941.


Le vent se lève est un film d’animation des studio Ghibli, réalisé par Miyazaki. Sorti depuis 2014 en France, il est vrai que je fais donc cette chronique un peu tardivement… Même si pour ma part, son visionnage date de seulement 2/3 ans. Au vue du nom et des quelques images colorées que j’ai vue, je m’attendais à un film assez positif, mais au final, j’avoue avoir eu un arrière goût amer, ce qui est rare avec les films d’animations Ghibli que j’ai pu voir jusqu’à présent.


Le film commence quand même de manière douce et poétique, de quoi se laisser charmer et adoucir pour la suite du récit. Il y a plusieurs sauts dans le temps, qui permettent de passer les moments insignifiants et de se concentrer sur les rencontres des deux protagonistes. Et j’avoue que j’ai bien apprécié ses moments également. Evidemment, tout ça est de courte durée, comme toujours il faut un petit déclic, et là, c’est le rôle de Nahoko. Sa condition fera que je ne verrais plus le film du même œil, la romance sera en dualité avec le rêve de Jiro, et au final, l’un des deux sera comme abandonné… C’est le ressenti que j’ai eu en tout cas, avec ce genre de film, il est facile d’avoir une interprétation différente des événements.

Une chose m’a vraiment choqué dans ce film… Nahoko est très malade au niveau des poumons, pas besoin d’être médecin pour savoir ce qu’elle a. Est-ce que pour autant Jiro fait des efforts ? Non pas le moins du monde, il fume tranquillement alors qu’elle est juste à côté la faisant tousser encore plus… Et évidemment, elle ne dit rien, jusqu’à qu’il ne soit trop tard… On parle d’amour, et pourtant, le seul que je vois c’est celui que Jiro porte pour les avions… Je veux bien croire que c’est durant une période où les effets de la cigarettes ne sont pas encore connu, mais tout de même ! S’il tenait tant que ça à elle, il s’en serait rendu compte et aurait changer de comportement, donc à moins que se ne soit une erreur lors de la réalisation, Jiro est un sacré égoïste…


Malgré ça, il est beau de suivre le rêve de Jiro, qui changera certes avec le temps, mais qui lui donnera des ailes. Car même si sa vue n’est pas excellente et suffisante pour piloter, il réussira à devenir ingénieur d’aviation ! Et ce n’est pas rien, il faut vraiment bosser dur et avoir les qualités intellectuelles qu’il faut, surtout dans cette période, qui précède, comme on le sait, une guerre qui sera horrible partout sur le globe…

Au début, on voit également un gros séisme qui ravage une ville. Le Japon en subit régulièrement, l’intégré dans le film n’est donc pas une si mauvaise idée (surtout qu’il me semble qu’il a bien eu lieu pour le coup). A l’époque, j’imagine qu’il n’y avait pas encore de construction faite pour résister à ses tremblements de terres, il devait donc y avoir pas mal de dégâts.

Juste une petite remarque sur le doublage japonais, je trouve que la voix de Jiro fait un peu vieux… Je ne vois pas ça comme un point négatif à proprement parlé, mais ça fait drôle quand même à l’écoute. Vous pouvez d’ailleurs l’écouter plus bas, avec la bande annonce en version originale.


En bref, même si le film avait de quoi me plaire un minimum, le point négatif que j’ai relevé a suffit à mettre ce film tout en bas de la liste de mes films préférés du studio. Quel dommage !


Bande-annonce :


Autres Films Ghibli : Princesse Mononoké, Le château ambulant, Le château dans le ciel, …


Ma Note : 7 /10

Note : 7 sur 10.

So, I’m a Spider so What – Saison 1


Basé sur le roman Kumo Desu ga, Nani ka? de Baba Okina.

Dans un monde parallèle, le héros et le roi démon se livrent à un combat d’une telle violence, que leur magie s’est ressentie sur la Terre, allant même jusqu’à détruire une classe remplie d’élèves. Cependant, toute les personnes mortes dans cet incident sont réincarnées dans un monde fantastique, dans lequel ils vont pouvoir trouver une nouvelle forme.

L’histoire nous entraîne dans le quotidien d’une des victimes. Cette personne, ayant les plus mauvaises notes de la classe, se retrouve réincarnée en araignée.

Malgré sa position peu avantageuse, elle accepte sa nouvelle vie et va tout faire pour pouvoir survivre, par la seule force de la volonté.


J’ai essayée de résister un moment pour regarder l’anime, de peur de ne plus avoir envie de lire les mangas… Au final, j’ai fini par craquer et regarder la série entière en quelques jours ! Dès le premier épisode, j’ai compris que l’anime raconte l’histoire différemment du manga. Malgré ma note, et le ressenti positif global que j’ai de la série, il y a quand même quelques points négatifs, je vous en parle plus bas.


Afin de finir sur une note positive, je vais commencer par les points négatifs. Le premier étant l’animation en 3D dont le rendu est vraiment pas terrible… Certes ça rend les mouvements des araignées plus réaliste et drôle, mais que c’est moche ! Certains monstres sont vraiment mal fait ! Prenons l’exemple des monstres ressemblant à des singes (première apparition 2nd tome dans le manga), leur design dans l’anime est juste horrible ! On dirait des télétubbies recyclés… Dans le manga je les trouve bien plus beau et sympa pour le coup ! Et se ne sont pas les seules à subir une telle faiblesse graphique, quel dommage ! Surtout que sur le dernier épisode, cela passe clairement mieux !

Petit point négatif, mais qui est également positif : la timeline. Lorsque l’on suit notre araignée, on se trouve environ 15 ans avant les événements liés à ses camarades humains. C’est vraiment déroutant sur le début, surtout que dans le manga on ne suit vraiment que l’araignée… Ce détail est corrigé dans l’un des épisodes, mais selon moi, cela aurait dû être précisé bien avant, car ça risque de dérouter beaucoup de monde… Maintenant son point positif : le mystère est entretenue jusqu’au dernier épisode !

L’autre gros point négatif, qui vient s’ajouter au paragraphe ci-dessus, c’est que je trouve que l’anime rushé comme pas possible ! Déjà qu’on change de personnages, en plus on fait des bons dans le temps entre les différentes scènes d’un même personnages ! Sur la fin, la différence s’amoindri, mais au début c’est vraiment compliqué à suivre (même en ayant lu un peu du manga). C’est un pari risqué qu’ont pris les réalisateurs… J’aurais aimé que certains passage soient plus étoffés notamment la grotte pour l’araignée, et l’école pour les humains, tous se déroule beaucoup trop vite.


Malgré ses gros points noir, l’humour qui se dégage de la série m’a fait tenir bon, au final, j’ai passé un bon moment. Si j’ai un conseil à donner, c’est de lire quelques tomes du manga avant de commencer la série, peut-être que ça aidera à être moins perdu, au moins pour la timeline concernant l’araignée. Le caractère des différents personnages sont assez basiques, ce qui m’a vraiment poussée à lire la suite c’est vraiment pour l’araignée. Peut-être est-ce pour ça que dans l’anime on parle de ses camarades humains en même temps ? Ils sont tellement mis en second plan qu’au final on se demande presque à quoi ils servent ? A part se faire manipuler, ils ont pas fait grand chose…

Le dernier épisode est fantastique, ils dévoilent encore quelques éléments d’intrigues et m’a clairement laissée sur ma faim ! Une saison 2 est plus que prévisible, mais d’après ce que j’ai lu, l’anime rattrape le light novel, donc celle-ci n’est pas pour tout de suite ! Raison de plus pour dire que la série a été légèrement bâclée (sûrement à cause du temps laissé aux animateurs), j’aurais préféré qu’ils prennent plus de temps pour rendre honneur à la série qui est une vraie pépite !


En bref, cette première saison (car j’espère une suite) m’a grandement impressionnée ! En attendant, je compte bien continuer la version manga qui prend un point de vue différent.


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

Chroniques sur le manga :

103ème escadrille de chasse

# Takizawa Seiho


Le Sous-lieutenant Matsumoto, pilote de chasse de l’Armée impériale japonaise, affronte les forces aériennes alliées à bord de son Kawasaki Ki-61 «Hien» (Tony) au-dessus des Solomons, des Nouvelle-Guinée et des Philippines. Face aux adversaires, toujours supérieurs en nombre, il survit aux combats acharnés grâce à son intelligence ainsi qu’à l’aide du chef d’escadrille Ozawa et de son mécanicien Hino. Sa dernière mission sera d’escorter les avions Kamikaze au large des Philippines…


Me voici de retour pour un nouveau titre d’aviation, toujours de Takizawa Seiho, avec ce nouveau One shot ! Toujours en lien avec l’aviation japonaise, cette fois ci pas d’histoires courtes, mais bien une intrigue qui nous place aux côté de divers personnages, dont un en particulier : Matsumoto jeune pilote japonais.

Pour info :

  • vous pouvez retrouver le lien vers ma chronique d’Un cri dans le ciel bleu en bas de page ;
  • je viens juste de commander d’autres titres de l’auteur, j’ai hâte de les lire ! *^*

Si vous aimez un peu les titres portant sur la guerre, et que vous aimez l’aviation ce titre pourrait vous plaire. On suit les traces d’un jeune pilote japonais au cours de la guerre du Pacifique (nom spécifique donné pour la guerre entre les USA et le Japon, se déroulant suite à l’attaque de Pearl Harbor durant la seconde guerre mondiale).

Comme vous pouvez le voir sur les planches, pour les scènes de vols, on a soit des plans des avions plus ou moins proche (et qui sont magnifiques), soit une vision du cockpit que j’apprécie également vue que je ne suis jamais montée dans un avion… Mais ce n’est pas tout ! Car oui, les pilotes ne sont pas toujours en trains de voler ! Les passages aux sols, notamment ceux en liens avec la modification des avions m’a vraiment surprise et intéressée plus que ce que j’aurais imaginé, comme quoi, il faut toujours s’adapter.


Comme dans toutes batailles, il y aura des pertes humaines et matérielle. Même si les personnages semblent un peu insensible, je pense que le fait d’être en guerre, ainsi que la rapidité d’enchaînement de différents événements, fait qu’au final, le temps manque pour ce genre de choses. Il faut toujours rester attentif et près à l’action, il y a rarement de période de pause dans ce genre de bataille, contrairement aux batailles terrestres où « des cesser le feu » ont lieu par moment (pour les fêtes de noël par exemple).

Si vous aimez ce genre de titre pour apprendre des choses, alors je vous conseil également Peleliu (éditions Vega Dupuis), qui vous permettra d’en apprendre plus sur cette guerre du pacifique, cette fois-ci d’un point de vue terrestre. En effet, les deux intrigues se déroulent presque au même endroit ! Il ne manque plus qu’un manga sur la marine japonaise et on pourra avoir un aperçu encore plus vaste et intéressant des différents événements.


En bref, j’ai encore une fois été très surprise par l’auteur, qui a réussi à fournir beaucoup d’éléments informatifs sur l’aviation japonaise. J’avoue avoir tout de même préféré ce titre avec son histoire qui nous permet de mieux s’attacher aux personnages.

Là où Un cri dans le ciel bleu permet de voir beaucoup de grandes batailles, ce titre se concentre sur une seule escadrille pour nous offrir son point de vue.


Ma Note : 8.5 /10

Note : 8.5 sur 10.

Autres Œuvres de l’Auteur :

Un cri dans le ciel bleu

# Seiho Takizawa


14 récits d’aviation pendant la Seconde Guerre mondiale.

Du front asiatique à la guerre du Pacifique, des côtes françaises aux rives du nord de l’Europe, Seiho Takizawa raconte le combat des aviateurs. Ces histoires courtes plonge le lecteur dans le quotidiens des pilotes.


Un cri dans le ciel bleu est un manga, édité chez Paquet, regroupant plusieurs histoires courtes sur l’aviation durant la Seconde Guerre Mondiale. Ecrit et dessiné par Seiho Takizawa (Sous le ciel de Tokyo, L’as de l’aviation), ses histoires nous mènes de part et d’autres de cette guerre, un coup durant la Guerre du Pacifique, un coup en Europe.


Vous l’aurez donc compris, le gros thème de ce manga est l’histoire. Le point de vue abordé par contre, est selon moi très peu représenté, à savoir l’aviation. Seiho Takizawa n’en est pas à son premier manga sur le thème, mais à part lui, j’avoue ne pas connaître d’autres auteurs qui en parle. Peut-être ne sont-ils pas assez connus ou publiés dans la langue francophone ? Car il faut bien l’admettre, le manga c’est encore bien l’univers des japonais, donc on ne trouve pas forcément ce qu’il faut de notre côté du globe. C’est pourquoi, je suis très heureuse d’avoir pu trouver ce tome en français, merci aux éditions Paquet (Suisse) ! Il me semble d’ailleurs que l’une de ses séries est publiée chez un autre éditeur…

Du côté du contenu, les différentes histoires présentés sont toutes très intéressantes. Pas mal de choses sont évoqués, comme les différences de forces entre les différentes armées d’un point de vue aérien. La réputation des Kamikazes japonais qui n’est plus à faire durant cette guerre, et qui provoque parfois des réactions inattendu côté ennemis. Mon histoire préférée est la bataille illusion IV où l’on rencontre deux grands ingénieurs de l’aviation, même si le récit est complètement inventé, il n’en reste pas moins très intéressant.


Pour ce qui est des dessins, je les trouve très réalistes, on reconnait direct le général MacArthur (si on l’a déjà vu avant bien sûr). Les traits du visage sont très différents suivant si le personnage est japonais ou européen/américain. Quant aux avions, je vous laisse juger avec l’image ci-dessous.

Le format choisis par les éditions Paquet est un grand format (d’où un prix de 9€). Un choix à mon sens judicieux, car il permet d’avoir des cases bien plus grande, et ainsi, de profiter de chaque détails graphiques. J’aurais juste apprécié quelques pages en couleurs sur des passages importants, comme par exemple l’apparition du général MacArthur. Il y a également une chose que je n’ai pas compris, c’est pourquoi certaines histoires sont dans le sens de lecture japonais, et d’autre dans le sens de lecture français… Ce n’est en rien négatif, le mélange m’a juste un peu surprise.


En bref, ce recueil fut très agréable à lire et également très instructifs, malgré certains passages sans fondements historiques. Je pense continuer sur ma lancée et lire d’autres titres du même auteur.

HA

Ma Note : 8.25 /10

Note : 8 sur 10.

¤ Graphismes : 1.70 / 2              ¤ Contenu : 1.55 / 2

¤ Pertinence scènes historiques : 1.5 / 2                ¤ Format Papier : 1.85 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.65 / 2


Chroniques sur l’univers de : Vega Dupuis

Il est possible que cet article vienne à évoluer afin d’éviter qu’il ne soit trop long. D’ailleurs, si vous avez des idées d’amélioration, n’hésitez pas !

Pour information, voici le site de l’éditeur où vous pouvez retrouver tout son catalogue, mais aussi les liens vers leur compte pour chaque réseau social où ils sont présent : https://www.dupuis.com/label/FR/5/vega-dupuis.html

Infos Présentation de l’article :

  • Classement : Par ordre alphabétique :
  • Série présente : série ayant 1 manga de chroniqué au minimum ;
  • Entre () : Volume possédé / Volume totaux de la série (Nombre = terminée, ?? = en cours, A = abandonnée, aucun nombre = One shot) ;

Peleliu (3/??)

# Takeda Kazuyoshi


Zozo Zombie (3/??)

# Takeda Kazuyoshi


Peleliu – Tome 2

# Guernica of Paradise


Trois jours après le débarquement américain. Septembre 1944, l’île de Peleliu est sous la canicule. Tamaru a survécu à la mortelle bataille de la côte ouest et a trouvé un abri dans une grotte avec ses camarades. Les « nettoyeurs » de l’armée américaine parcourent le territoire, jour et nuit. Une soif telle qu’ils n’en ont jamais connu assaille la troupe de Tamaru. Ils risquent leur vie, rien que pour obtenir de l’eau.

Tamaru finit par se résigner à la dure réalité des champs de bataille. Et ce fait le trouble. Faut-il vivre pour se battre ? Ou faut-il mourir pour que le Japon vive ? Un document-vérité, vue par une jeunesse ayant connu le quotidien de la guerre.


On continue de suivre Tamaru, qui essaie de survivre coûte que coûte à cette horrible guerre, désormais perdue pour son île. Les rencontres s’enchaînent, les échanges d’opinions également, mais tout n’est que de courte durée avec les attaques incessantes de l’armée américaine.


De nouvelles scènes assez horribles sont présentés dans ce nouveau volume, notamment autour de l’idée de suicide collectif (une de ses scènes est présenté dans l’image ci-dessous). En effet, pour plusieurs raisons, les soldats japonais préférés mourir « au combat » plutôt que d’être capturé par l’ennemi, ou tout bonnement vouloir survivre. Ce n’est évidemment pas le cas de notre personnage principal Tamaru, ainsi que pour certains de ses camarades. Une fois de plus, l’horreur de la guerre et d’une idéologie extrême sont montrées au seins de ce manga. De quoi, renouveler une nouvelle fois l’idée que les soldats japonais avaient peut-être des tendances suicidaires, mais qu’ils restaient humains pour autant.

Des humains, oui, car pour la plupart la honte de revenir est plus grande que la peur de mourir. De plus, certains soldats sont issus de familles nombreuses avec une situation financière assez difficile… Une mort au combat, permettrait à leur famille de toucher une rente, et ainsi, pour ses soldats d’aider leur famille. Au final, chaque personnage à ses raisons qui le pousse à vouloir survivre, ou au contraire, à se battre jusqu’à la mort. Cette œuvre est pour ainsi dire un duel entre ses deux idées, très régulièrement confronté l’une à l’autre.


D’un point de vue graphique, on reste sur des dessins assez simples pour ce qui est des personnages. Pour les décors, les détails sont un peu plus poussés, de quoi continuer le contraste entre la douceur des traits, et l’horreur de la guerre, qui continue encore et toujours. Tamaru commencera à se poser et réfléchir afin de survivre au mieux dans ce milieu hostile, autant par les troupes ennemis, que par ses propres camarades avec qui il doit « jouer » le jeu de se battre jusqu’au bout… On peut le dire, il a vraiment beaucoup de courage, comparer à un autre personnage…

A la fin du tome, un évènement va déclencher le doute auprès de plusieurs soldats japonais, qui seront vite ramené à l’ordre par leur supérieur. Tamaru lui même serait bien tenter par l’offre, mais peut-on vraiment faire confiance à une armée qui fait brûler vif ses ennemis (souvent blessés) ? Au final, il continuera de survivre comme il le peut, de temps en temps seul, parfois avec d’autres camarades.


En bref, ce deuxième tome a été tout aussi intéressant à lire que le précédent. Comme toujours le contraste entre les dessins simples et la difficulté psychologique de la guerre est saisissante.

HA T2

Ma Note : 8.50 /10

Note : 8.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.55 / 2              ¤ Historique : 1.35 / 2

¤ Personnages : 2 / 2                ¤ Scénario : 1.75 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.85 / 2


Chroniques des tomes suivants et précédents :

Im – Tome 1

# Great Priest Imhotep


Depuis qu’elle est toute petite, Hinome n’a aucun ami. À l’école, on la dit maudite… Et pour cause : chaque son qui sort de sa bouche se transforme en flamme mortelle ! Alors qu’elle rentre comme d’habitude chez elle sans avoir parlé à qui que ce soit de la journée, elle tombe sur un étrange garçon en pleine cavale dans les rues de Tokyo. Elle lui propose de l’héberger, avant de découvrir qu’elle a devant elle rien de moins qu’Imhotep, le plus grand prêtre-sorcier de l’Égypte ancienne ! Malgré ses airs d’adolescent, il cache d’immenses pouvoirs… si grands qu’il s’est attiré la colère des dieux. Considéré comme le pire criminel de tous les temps, il a été condamné à un sommeil artificiel…

Mais 3 000 ans plus tard, le monde est de nouveau menacé par les Magai, des démons maléfiques, et les geôliers d’Im n’ont d’autre solution que de faire appel à lui pour régler le problème. Imhotep, qui voue une haine profonde à ces créatures, ne se fait pas prier pour les éliminer… en commençant par celle qui avait pris possession du corps de Hinome ! Réunis par le destin, Im et la jeune fille se lancent dans un combat sans pitié, avec pour le mage une chance de trouver la rédemption au bout du chemin…


On se retrouve pour une nouvelle chronique, avec le premier tome de la série Im, édité aux éditions Ki-oon. Réalisé par Makoto Morishita, Im est une série en 11 tomes, entièrement sortie en France, autour de l’univers des dieux antiques Egyptiens. On suit ainsi la rédemption de Im, un prêtre égyptien jusqu’alors enfermer depuis 3 000 ans pour avoir commis un crime. Ce même crime, qui aujourd’hui semble mener à la fin de l’humanité, c’est pour cette raison qu’il sera réveillé et aura pour mission d’emprisonner tout les Magai quels qu’ils soient…


Au premier abords, l’intrigue semble assez sombre, mais l’auteur ajoute suffisamment d’humour dans ce premier tome pour alléger tout ça. Bien sûr, Im n’est pas le seul personnage principal de l’histoire, même si on peut dire que sans lui, l’histoire n’irait pas bien loin… On suit également Hinome, une humaine tout à fait banale, si ce n’est qu’elle est possédée par un Magai, se faisant lorsqu’elle parle, elle crache du feu… Elle est donc, pour ainsi dire, devenue muette et ce tient très en retrait par peur de blesser les autres. On peut donc dire que l’on suit l’aventure de deux personnages en parallèles et dont les destins sont sûrement étroitement liés.

La relation entre les deux protagonistes principaux est très drôle, c’est un peu une relation chien/chat, mais malgré tout, on sent que les deux s’apprécie mutuellement. Chaque personnage à son caractère, comme toujours me diriez-vous ? Mais on peut dire que celui du père d’Hinome est vraiment décalé, de quoi donner de bon moment de rigolade au cours de la lecture. En tout cas, un nouveau personnage apparaît en fin de tome et il fait monter la tension d’un bon cran !


Côté dessin, j’apprécie beaucoup le style de l’auteur qui arrive à lier des dessins simplistes et mignons à des dessins bien plus élaborés et impressionnant. Le mélange du Japon moderne avec la thématique (pour certains plans) de l’Egypte et de sa mythologie rend super bien. En regardant la couverture, on se rend compte que l’auteur assure également pas mal d’un point de vue couleur, quel dommage qu’il n’y ait pas quelques pages avec des couleurs…

Sous la jaquette, on retrouve une explication sur le personnage d’Imhotep, car oui, il a véritablement existé ! Cette petite touche liée à l’histoire est pour moi un gros plus, qui montre que l’auteur a fait des recherches sur son sujet avant d’écrire. En quatrième de couverture, il s’agira d’une petite histoire courte autour des personnages, sur le ton de l’humour, et qui présente également quelques infos sur la législation japonaise.


En bref, j’ai beaucoup apprécié ce premier volume, bien qu’il n’avance pas grand chose pour le moment, on sent que l’histoire peu vite prendre une tournure inattendue…


Ma Note : 8.30 /10

Note : 8 sur 10.

¤ Graphismes : 1.75 / 2              ¤ Originalité : 1.45 / 2

¤ Personnages : 1.65 / 2                ¤ Scénario : 1.45 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2


Chronique du tome suivant : (à venir)

Peleliu – Tome 1

# Guernica of Paradise


L’île de Peleliu. Un paradis sur terre où débarque, à l’été 44, le soldat Tamaru, dessinateur dans le civil. Un Éden qui va se transformer en enfer lorsque la flotte américaine décide de l’investir…

Été 1944, à la fin de la guerre du Pacifique. La section de Tamaru est en poste sur l’île de Peleliu. Ce simple soldat rêvant de devenir un jour mangaka y découvre un paradis, recouvert de verdure et entouré d’une mer turquoise préservée par son récif corallien. Un paradis qui va se transformer en un infernal champ de bataille, où vont s’entretuer 50 000 soldats, japonais et américains, autour d’un aéroport alors considéré comme stratégique. La flotte américaine aborde ainsi l’île et décide avant le débarquement de la pilonner de bombardements intensifs et de raid aériens jour et nuit. L’armée américaine expédiera 40000 militaires d’élite, tandis que l’armée japonaise fera front avec une réserve de 10000 soldats, ayant reçu l’ordre de résister jusqu’au dernier. Voici un document vérité sur le terrible quotidien d’une jeunesse détruite par la guerre.


Peleliu est un seinen historique, édité aux éditions Vega, son histoire nous porte aux côté de soldats Japonais durant la seconde guerre mondiale qui se déroule aussi dans l’océan Pacifique. Cette guerre, nommée guerre du pacifique, est d’ailleurs séparée de la seconde guerre mondiale que l’on connait, étant donné que l’origine du conflit est dû à l’expansion Japonaise (et l’attaque de Pearl Harbor) et non de celui de l’Allemagne Nazi. C’est ainsi, que l’on se retrouve projeté sur l’une des îles où eu lieu d’immenses combats, et surtout, de nombreux morts…


Kazuyoshi Takeda est l’auteur de ce manga, par ses dessins simplistes, on pourrait croire que le manga c’est trompé de catégorie. Mais ne vous y fiez pas ! Car malgré ses dessins très simplistes et mimi, la guerre et ses horreurs n’en sont pas pour autant plus jolis à voir ! On pourrait également douté sur la véracité du récit raconté par l’auteur, mais même si les personnages, ainsi que leur destin, ont été crée de toute pièce, la trame principale elle, est belle et bien historique ! En effet, l’auteur à pris la peine de se faire assister par un historien, spécialiste sur la guerre du pacifique, du nom de Masao Hiratsuka !

Plusieurs éléments présents dans ce manga sont, selon moi, pour nous européen des plus intéressants et instructifs. Le premier élément qui se remarque assez rapidement, c’est la mentalité des Japonais de l’époque, qui vouaient comme un culte envers leur empereur et n’avait pas peur de mourir pour lui d’où la création de Kamikaze, tant au sol, que dans les airs. Même si cette admiration est toujours présente aujourd’hui, je pense que son impact sur la mentalité des Japonais à quand même évoluée. Ce premier élément peu nous faire paraître les Japonais comme étant doté de peu d’émotions, mais ce n’est pas le cas, et c’est là qu’arrive le second élément intéressant ! En effet, au Japon, l’honneur est quelque chose de primordial, même en temps de guerre, c’est pourquoi il ne pouvait y avoir de plus belle mort que celle liée à un combat au nom de l’empereur… mais alors qu’advient-il lorsque l’on meurt comme un idiot ? Et bien, dans ce cas, c’est le côté humain de ceux encore en vie qui ressort, même si cela donne un mensonge et porte à s’interroger… D’autres éléments sont montrés, mais je ne les citerais pas tous.

HA T3

Nous avons tous déjà lu ou vu quelque chose sur la seconde guerre mondiale, mais ceci très souvent du même point de vue, celui des Alliés où comme on dit, plus simplement, des gagnants. Mais heureusement, ses dernières années, on est de plus en plus servi par des récits venant de l’autre camp et ça c’est super, puisqu’à mes yeux la vérité vraie n’existe pas, car tout est une question de point de vue… C’est ainsi que, par les films, arrive chez nous cette nouvelle vision de la seconde guerre mondiale, qui nous montre qu’au final, les soldats japonais n’étaient pas des fous ou des sauvages, mais juste des hommes qui se sont fait rouler et endoctriner par leur gouvernement/hiérarchie (un peu comme les soldats allemand, voire même nos propres soldats). Si le thème vous intéresse, voici quelques films : Far Away (chronique) ; Kamikaze, le dernier assaut ; Lettres d’Iwo Jima.

A noter le titre « Guernica of Paradise » qui peut signifier « Guerre au paradis », mais qui peut également faire référence au tableau Guernica, de Pablo Picasso, représentant un bombardement lors de la guerre civile espagnole. Comme quoi, un lieu paradisiaque peut aussi promettre beaucoup d’horreurs…


En bref, ce premier tome est une grosse réussite à mes yeux, de quoi apprendre encore un peu, avec un point de vue différent.


Ma Note : 8.35 /10

Note : 8 sur 10.

¤ Graphismes : 1.35 / 2              ¤ Réaliste : 1.5 / 2

¤ Personnages : 2 / 2                ¤ Scénario : 1.5 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2


Chronique du tome suivant : (à venir)

Far Away : les soldats de l’espoir

# Mai wei


Normandie, juin 1944.
Dans les rangs de l’armée allemande, les Alliés découvrent deux soldats venus de l’autre bout du monde. Faits prisonniers par les Soviétiques puis les Allemands, ils ont combattu dans trois armées et parcouru plus de 12 000 km à travers la Seconde Guerre mondiale. Leur exploit est resté inconnu jusqu’à ce jour…

~ Allociné


Voici un film dont j’espérais vous faire la chronique depuis un très long moment, pour la simple est bonne raison que c’est un très gros coup de cœur depuis mon premier visionnage. Si je devais le mettre dans un classement, contenant uniquement des films sur le même thème évidemment, il serait premier (avec à sa suite « Tu ne tueras point » et « 1917 » que j’ai déjà chroniqué, voir le lien vers leur chronique en bas de page). Pour ceux qui commence à me connaître, vous savez sûrement déjà que j’adore l’histoire, c’est pour cette raison, en plus du devoir de mémoire (et ressentir ce que mes grand-parents on vécu), que je regarde beaucoup de films sur ses périodes que sont les deux grandes guerres. Il est vrai qu’un film ne peut en aucun cas nous faire vivre pleinement les choses, mais cela permet tout de même de se rendre compte que ça n’a rien à voir avec les jeux vidéo tels que Call of Duty. Comme toujours, se ne sont également pas des films adaptés au plus jeunes (surtout mon top 3 que je viens de citer), même Jojo Rabbit est assez limite je trouve, mais pour un premier rapport avec le thème il reste mieux adapté grâce à son côté humoristique.


Après cette longue introduction, passons à la chronique, car même si je pourrais parler du thème du film pendant des heures, ce n’est pas pour ça que vous êtes là… Far Away est un film se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale, du côté de l’Asie, notamment en Corée qui est alors sous le joug Japonais. Si vous suivez un peu l’actualité vous saurez alors qu’ils sont toujours en froid par rapport à cette période et tout ce qui a pu se passer… Heureusement, de notre côté, on a plus ou moins fait la paix avec l’Allemagne et tant mieux ! L’intrigue montrera tantôt des passages où nos protagonistes sont ensemble, tantôt où ils sont séparés, mais leur deux histoires sont liés l’une à l’autre. L’intrigue démarre donc en Corée, durant l’enfance de nos deux protagonistes principaux, qui sont alors maîtres et serviteurs, mais également compétiteur pour des courses de marathon. Tout se déroule bien, jusqu’à un tragique évènement qui sépare, et laisse en froid, les deux jeunes hommes, jusqu’à le déroulement d’une course de marathon. Le résultat de la course truqué, le gagnant (Jun-shik – Coréen) et ses supporters finissent dans un camp japonais, forcé de rejoindre l’armée impériale stationnée en Corée et combattant actuellement les forces soviétiques équipés de chars. Ils finissent tout deux prisonniers dans un camp soviétique, puis ils fuient vers l’Europe. Je vous laisse découvrir le pourquoi du comment, ainsi que l’évolution de leur relation.

Je vais maintenant abordé la raison pour laquelle il est premier de mon top concernant les films de guerre. La première raison, qui est pour moi très importante, est qu’il s’agit d’une histoire vraie, et j’adore que l’on raconte à partir de fait réels, cela rajoute un poids en tant que spectateur de ce dire que quelqu’un a réellement connu ce genre d’évènements. Oui, on sait que la seconde guerre mondiale a engendré telle ou telle chose, mais rajouté des noms de vrais soldats, avec leur vraie histoire… J’en viens ainsi à ma seconde raison, la qualité du périple, ou du moins sa difficulté (j’avoue ne pas savoir comment l’exprimer clairement, pardon). On ne nous plonge pas directement dans la Seconde Guerre Mondiale, on nous explique d’abord leur passé et c’est bien. La situation géographique également, il s’agit de l’un des rare film qui montre à la fois des plans sur la guerre en Asie (je ne connais que The lost Soldier, kamikaze, memories of war), mais aussi en Europe (même si ce passage est plus court), ce qui est très rare, la plupart des films nous présentes dans les rangs des forces Américaines ou Française, d’un point de vue culturel c’est donc un vrai plus. Enfin, la dernière raison, l’émotion, la musique, les plans, les dialogues tout ses éléments permettent des moments riches en émotion, que se soit de la colère ou de la tristesse, tout est bien dosé (et la fin, oh la fin, rien que pour celle-ci, regardez ce film).


Parlons peu parlons casting, car oui, de ce côté là aussi il y a des choses à dire. Notamment que la nationalité des acteurs correspond à celle des personnages qu’ils incarnent (Japonais, Coréen, Chinois, etc). Vous aller me dire, c’est normal c’est un film coréen et vous avez raison. Mais je tenais quand même à le souligner, car dans les films ou séries Américaines cela ne concorde pas toujours (et parfois c’est assez agaçant). On retrouve ainsi, dans les rôles principaux Dong-Gun Jang (Rampant, Frères de sang) qui interprète le rôle de Kim Jun-shik, et Joe Odagiri (Gassô, The World of Kanako) dans le rôle de Tatsuo Hasegawa. Mais on retrouve également Hee-Won Kim dans le rôle secondaire Choon-Bok, cet acteur se trouve également dans la série que je regarde actuellement « Angry Mom« .

Enfin, pour ce qui est du son et de l’image, même si le film commence à dater un peu (2011/2012), le tout est très beau à regarder et écouter (pour les passages ayant beaucoup de paysages évidemment, une guerre n’est jamais belle). Comme dit plus haut, les musiques accompagnant chaque moment important sont magnifiques et font ressentir les émotions qu’il faut. Le maquillage des acteurs est également très soigné, montrant avec une forte précision, par exemple, les dégâts du froid sur la peau voire jusqu’au membres eux-mêmes.


En bref, ce film est un coup de cœur depuis un moment déjà pour moi et je ne peux que vous le conseiller, que se soit pour élargir vos connaissances sur la Seconde Guerre Mondiale ou pour une toute autre raison.


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

Le Crépuscule des 5 Piliers #1

#1 Le Sang et la Guerre


Héritière du duché familial, Lithana a grandi dans une cage dorée, loin des difficultés du vrai monde. En guerre contre les sorcières d’Akronia, sa mère, la Duchesse d’Estaniel, consent à l’offrir en mariage pour mettre fin au conflit, en dépit de l’engagement sacré des fiançailles qui la lie déjà à Augustus de Rossi. Les deux jeunes gens se voient alors privés d’un futur qu’ils avaient imaginé tout tracé.

Malgré ce geste de paix, de nombreuses questions demeurent. Quel rôle jouent les membres de la Sixte Pilastre ? Cette union constitue-t-elle le commencement d’un renouveau ou, au contraire, d’une chute vertigineuse ? La chute du peuple mérinéen, de la religion pilariste, d’une terre à tout jamais perdue…


Le crépuscule des 5 piliers est une série de romans du genre fantasy, écrit par L.A. Braun (Hanafuda) et édité par les éditions Livr’s. L’auteure nous place dans un univers fantasy riche créé par ses soins et offrant beaucoup de réflexions sur cet univers que l’on a plaisir à découvrir tout au long de ce premier volume. Je remercie Livr’s éditions pour cette découverte !


« Raegan d’Estaniel. Aujourd’hui tu t’élèves au-dessus du monde matériel. Aujourd’hui, tu renonces à ton rôle de citoyen. Aujourd’hui, tu rejoins Zartacla, laissant derrière toi ton nom, ton sang, tes possessions terrestres et matérielles. Jures-tu, novice, de respecter les lois de Zartacla ?

– Je le jure.

– Lui jures-tu fidélité jusqu’à ce que la mort te libère de ta mission ?

– Je le jure.

– Dès aujourd’hui, Soldat Reagan, tu deviens le fidèle serviteur de la Confédération ducale. Tu abandonnes tout cause personnelle. Tu deviens protecteur du peuple. Lève-toi. »

Le sacrement de Zartacla

La place du mariage est placée ici, comme elle le fût pour nous à une certaine époque (même si j’imagine que certaines famille le pratique encore), bien en avant, on peut dire que l’amour est l’un des fils conducteurs de ce premier volume, mais ici, je parle bien sûre du mariage arrangé. Pour nous, il nous semble désormais normal de choisir notre futur compagnon de vie, mais à une certaine époque, ce n’était pas toujours le cas, l’amour n’avait donc que rarement ça place au sein d’un couple, une question se posait toutefois, l’amour peut-il naître par la suite ? Et bien, pour Lithana cela semblait être le cas, promise à Augustus, rien ne présager qu’elle finisse par l’aimer, mais ce fût le cas, malheureusement pour elle, le destin en à décidé autrement, ses fiançailles annulées afin d’arrêter une guerre qui n’a que trop durée lui fait de nouveau douter de son avenir. C’est ainsi qu’on l’a suit au travers de ce tome, apprenant pas à pas à supporter sa nouvelle destinée et les personnes qui en feront partie… Finira t-elle pas connaître l’amour, et surtout le garder ?

Le second fil conducteur est très certainement la religion, bien mise en avant également, est surtout créée de toute pièce par son auteure ! Il n’en ai pas moins riche et cohérent, à chaque chapitre nous avons droit à un petit extrait de l’équivalent de la Bible ou du Coran (mises dans ma chronique sous forme de citations), permettant d’approfondir la pensée de cette religion fondée autour de cinq piliers, mais est-ce la vérité ? La création de cette religion est expliquée, en partie, dans le prologue avec l’histoire des « dieux ». Bien évidemment, si je pose une question un peu plus haut, c’est que certains personnages ne sont pas d’accord avec cette « vérité », je vous laisse découvrir cette partie par vous même, mais les croyances de nos personnages vont être mises à rude épreuve… Et la fin de ce premier volume, rajoute encore plus de suspense de ce côté là… Et la, c’est mon moment philosophe, qu’est-ce que la vérité ? Peut-elle seulement être écrite, alors que son auteur est un être doté d’opinion ?

Enfin, ce qui est à mon sens le troisième fil conducteur dans ce premier volume, c’est la politique. Comme dans tout univers digne de ce nom, avec un pouvoir en place, il faut bien parler de politique et ici on en parle ni trop peu, ni beaucoup trop ! Le système de régence des deux royaumes est bien expliqué est diffère assez de ceux que l’on connaît pour être originaux et intéressant. Personnellement, j’ai horreur d’entendre parler de politique, car j’admet que je monte vite dans les tours sur ce genre de sujets… Mais ici, la lecture des explications, des débats politiques, etc m’ont été très plaisant à lire et très instructif, la politique des deux camps permet de définir une certaine « culture » qui a ses défauts et ses qualités.

Je n’ai pas parlé de la guerre comme un fil conducteur, car même si elle est omniprésente dans l’intrigue, dans le sens où l’avenir de Lithana se joue selon celle-ci, elle n’en reste pas moins que peut décrite, elle ne sert uniquement que de base pour les trois fils conducteurs ci-dessus.


« Déesse du chaos, guide-moi dans la tempête de l’existence. Eclaire mon chemin quand tout espoir disparait. »

Le Livre des Cinq Piliers : chapitre de l’éveil – prière de Luciana, l’Incarnée du Chaos, à sa figure tutélaire

L’aventure que l’on suit tout au long de ce volume tourne ainsi autour des trois éléments que j’ai cité plus haut, parfois directement, parfois indirectement, mais le tout reste lié. Le destin de Lithana est loin d’être définitivement scellé, car beaucoup de mystère plane autour d’elle, une guerre est sur le point de ce terminer, mais une autre est peut-être sur le point de commencer, telle une boucle interminable…

J’ai grandement apprécié ma lecture, l’univers est extrêmement riche et donne envie de le connaître, de suivre la vie, pour le moment couvert de malchance, de Lithana. Elle semble pour le moment être le personnage principal de cette histoire, mais je pense que cela va changer par la suite (je ne peux vous expliquer comment sans spoiler). J’ai pris beaucoup de temps à le lire, peut-être trop, mais ça m’a permis de m’imaginer la suite des évènements, et ainsi d’être surprise quand j’avais tort.

Si vous regardez le détails de ma note, je suppose que vous vous demandez pourquoi seulement 1.25/2 en accessibilité ? Et bien, voici une petite explication… Il y a beaucoup de termes que je ne connaissais pas avant de lire ce roman, mais j’ignore si cela est dû au fait que l’auteure est Belge et qu’ainsi elle utilise des termes de sa région… Après tout, même nous en France nous avons des expressions ou termes différents suivants nos régions, la plus connue étant sûrement : chocolatine ou pain au chocolat ? Pour ma part, je m’en fiche un peu tant que ça se mange… En tout cas, ses termes, qui me sont certes inconnus, ne sont, pour moi, pas un point négatif puisque j’aime bien cherché leur définition, mais ça peut quand même causer soucis d’où ma note, peut-être un peu sévère sur ce point.


En bref, il s’agit encore pour moi d’une belle découverte, l’univers est riche, l’histoire prenante et intrigante, les personnages sont attachant ou au contraire détestable. Je suis très contente d’avoir fais durer la lecture de ce roman, car j’en attends maintenant, beaucoup la suite…


Ma Note : 8.30 / 10

Note : 8 sur 10.

¤ Style d’écriture : 1.65 / 2                                        ¤ Originalité : 1.65 / 2

¤ Accessibilité : 1.25 / 2                                            ¤ Scénario : 1.75 / 2

¤ Emotions (Suspense, Aventure, humour, etc) : 2 / 2


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