Motherland : Fort Salem – Saison 1


Dans une Amérique alternative où les sorcières ont passé un accord avec le gouvernement 300 ans plus tôt afin de ne plus être persécutées, trois jeunes femmes démarrent leur entraînement pour devenir des combattantes hors pair utilisant la magie au Fort de Salem.


Nouvelle série apparu sur Disney +, de manière assez discrète d’ailleurs, Motherland : Fort Salem, met en avant les sorcières de Salem. Comme le dit si bien le synopsis, dans cette version du monde, les sorcières ont passé un accord avec le gouvernement, au lieu d’être persécutée, les jeunes sorcières pourront rejoindre un corps d’armé magique. Au moment où j’écris ses lignes, seul la première saison est disponible sur la plateforme, mais sachez déjà qu’il y aura au moins trois saisons pour cette série !

Attention : la série contient des scènes de violences (avec beaucoup de sang/gore) et de sexe (notamment les premiers épisodes). En France, elle est conseillée pour les +16 ans.

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.

Anecdote : Taylor Hickson (Raelle) a une cicatrice sur le visage, ce n’est pas du maquillage, mais une blessure qu’elle tient d’un ancien tournage. Je trouve que ça rajoute du charme à son personnage, mais cette blessure n’aurait jamais dû avoir lieu. Bravo à l’actrice qui continue de jouer malgré ça !


Avec son côté fantastique, la série arrive à sortir des sentiers battus, mélangeant l’armée à la magie. Ici, les sorcières n’apprennent pas la magie dans n’importe qu’elle école ! C’est au sein de l’armée que l’apprentissage se réalise, pour servir et protéger. Ce n’est pas indiqué explicitement, mais j’imagine qu’il est donc interdit de faire usage de la magie au quotidien, même si ce n’est pas respecté par tout le monde…

Dès le départ, on nous présente les ennemis de la série : les Spree. Même si l’intrigue fait que l’on doute souvent de la légitimité de certains personnage, il est clair que les Spree passent rarement pour des anges. Ils finissent par être humanisés vers la fin, peut-être pour annoncer un changement de camp pour certains protagonistes ? En tout cas, à la fin de la saison, le problème n’est toujours pas résolu, vient s’ajouter à cela un nouvel ennemi tout aussi dangereux…


Autant le dire sincèrement, mais j’ai douillé pour regarder cette série… Mon hyperacousie a été mise à rude épreuve sur pas mal de passages où les sons m’ont vraiment été douloureux… Je me suis laissée surprendre la première fois, mais par la suite, j’ai vite eu le réflexe de couper le son, comme je regarde en VO sous titré, ça ne m’a pas empêchée de suivre les dialogues quand il y en a eu. Donc si jamais, comme moi, vous êtes assez sensibles, faites attention. En tout cas, pour que je regarde jusqu’au bout malgré ça, c’est que j’ai drôlement aimé cette saison. De plus, le travail du son est malgré tout magnifique, rendant la voix des personnages vraiment magique.

Je trouve juste dommage que les autres « manières » de faire de la magie soit tant laissée en second plan. On le voit parfaitement avec Raelle, qui utilise les signes pour lire les lettres de sa mère. J’imagine que cette magie là est moins puissante que la voix, mais j’avoue que j’aurais aimé la voir un peu plus souvent. Bon par contre, le coup des scènes de Q pour faire monter la puissance, je m’y attendais pas et j’ai moyennement appréciée… Comment faire passer des femmes badasses à chaudasses en un épisode…


En bref, même si je n’étais pas plus intéressée que ça au début, mon avis à vite changé au fil des épisodes, et le final de cette saison me donne envie de voir la suite !!


Ma Note : 8 /10

Note : 8 sur 10.

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Big Shot – Saison 1


Un entraîneur de basketball sur un campus universitaire se fait licencier après avoir perdu le sang-froid lors d’un match. Il trouve alors un poste d’enseignant de sport dans une école secondaire privée réservée aux filles. De plus, sa fille jusqu’alors avec sa mère, décide de le rejoindre dans cette nouvelle école. Va t-il réussi à rebondir ? à être un bon père ?


Si vous aimez le sport, et en particulier le basket, vous pourriez alors fortement apprécier cette série. Toutefois, dans Big Shot, même si le basket est au centre de toute l’intrigue, elle n’en reste pas moins qu’un plan secondaire, ne vous attendez donc pas à voir un match entier à l’écran (même dans les anime c’est très rare). Cette série est en tout cas un très beau mélange d’esprit sportif, slice of life et d’humour, visible à tout âge ! Sur cette série, on peut dire que Disney à très bien joué !


On suit dans cette série la tentative de comeback du grand Marvin Korn, entraîneur renommé de basketball, qui a perdu toute crédibilité après avoir lancé une chaise sur l’arbitre lors d’un match… Sa seule chance devient un lycée pour fille… D’un point de vue caractériel, Korn est quelqu’un de très arrogant, peu sensible et expressif, et surtout obnubilé par le basket, il ne pense à rien d’autres… Autant le dire, il n’est donc pas très apprécié, et appréciable… Tout les éléments qui l’ont amené à être ainsi seront évoqués au cours de la saison, on parvient alors à mieux le comprendre, à avoir de l’empathie à défaut de l’apprécier. On peut dire que ce changement est dû à sa fille, qui viendra loger chez lui pour elle aussi, affronter ses démons, mais aussi à l’équipe dont il doit prendre soins. Tout ses personnages évolueront et se pousseront mutuellement vers le haut.

Cette série est donc centrée autour du basket, mais parle surtout de la vie de ses différents protagonistes principaux. Chaque personnage est traité et affronte ses propres difficultés, et c’est bien ! Pourquoi ? Et bien, car ça rend la série plus intéressante et moins monotone. Mais aussi car ça rend les personnages plus réels et humains, on peut s’identifier plus facilement.

Le décors de la série est également magnifique (vive la plage), tout comme l’école utilisée.


Pour le casting, je dois avoué que je ne connaissais que deux actrices avant de voir la série. La première joue un rôle secondaire récurrent, celui de la proviseure du lycée, je parle de Yvette Nicole Brown qui a déjà joué pas mal de séries et de film, pour ma part, je l’ai découverte dans la Belle et le Clochard (film live action). J’adore l’interprétation de son rôle, à la fois sévère et drôle, elle donne à son personnage un côté très réel à mes yeux. L’autre actrice joue un rôle moins important à l’écran, mais je l’adore quel que soit celui-ci ! Il s’agit de Keala Settle, qui interprète ici le rôle de la maman d’une des joueuse. Moins présente au cinéma pour le moment, elle a malgré tout fait un rôle fracassant dans The Greatest Showman (et sa voix, ce qu’elle est belle). Pour le peu de temps qu’elle passe à l’écran, elle arrive malgré tout à ce faire une belle place et une magnifique interprétation de son rôle, loin d’être simple (je ne veux pas vous spoil à ce sujet). J’ai été grandement impressionnée par ses deux grandes dames.

Est-ce que ça veut dire que le casting principal n’est pas ouf ? Pas vraiment non, John Stamos, qui incarne Marvin Korn le personnage principal, a également fait une très belle interprétation ! Son rôle est de loin l’un des plus difficile de la série, son évolution tout au long des épisodes est également très belle à voir. Son personnage ma laissé un avis vraiment très mitigé, on ignore si on doit l’aimer ou non, ce qui rend la fin de cette saison vraiment impressionnante, surtout quand on sait comment il était au début. Pour ce qui est des filles de l’équipe (qui ont donc un rôle important également), j’avoue être mitigée. Certaines propose des choses très intéressante, mais d’autres me laisse totalement indifférentes… J’ignore si c’est dû à leur rôle (et donc au caractère du personnage) ou à leur jeu, car je les découvre avec cette série… Mes deux joueuse préférées sont Mouses et Destiny, et vous ?


En bref, j’ai adoré cette première saison qui a montré une très belle évolution et ce, pour une bonne partie de ses personnages. De belles leçons de vie autour d’un sport que j’apprécie beaucoup, je la conseille fortement.


Ma note : 8.75 /10

Note : 9 sur 10.

Jamais très loin des cyprès

# Carole Lavenant 


Les liens, de sang ou de cœur, se nouent, se défont ou se tressent au fil du temps. Chacun doit trouver sa place parmi les siens et dans le monde qui l’entoure. Jamais très loin des cyprès accompagne Ben, Joanny et Tom pendant 25 ans, entre les paysages idylliques de la Californie et les lumières de New York. Vous les suivrez, ainsi que leurs familles, sur les chemins sinueux de la vie.


Jamais très loin des cyprès est un roman de plus de 300 pages écrit par Carole Lavenant, et en autoédition. Je remercie d’ailleurs l’auteure de m’avoir proposé la lecture de son livre, sans quoi je ne l’aurais sans doute jamais lu, ce qui aurait été du gâchis, car oui, ce roman, même s’il est loin de mon style de prédilection, est sûrement celui qu’il faut lire, surtout dans les écoles je pense. Je vous explique le pourquoi du comment un peu plus loin.


En effet, si vous êtes des habitués de mon blog, ou que vous avez tout simplement regardez quelques unes de mes chroniques, vous aurez vite remarqué que je lis surtout dans le domaine de l’imaginaire (SF, Fantasy et Fantastique), donc on peut dire que je ne suis pas très habituée au Slice of Life sous le format de roman. Pour cause, Le Rouge et le Noir qui m’a laissé un très mauvais souvenir du peu que j’ai réussi à lire, en résumé, j’ai peur qu’un roman du genre comporte beaucoup trop de description, si bien qu’au bout de 10 pages il ne se passe toujours rien… Malgré cette appréhension, je décide de tenter l’aventure, et je n’ai pas été déçue ! J’irais presque jusqu’à dire que je me suis réconciliée avec ce genre de roman ! Les descriptions sont superbement dosées, assez pour s’imaginer tout les éléments essentiels sans que cela devienne pour autant trop chargé. Une première belle surprise que voilà !

Avec le thème de Slice of Life, il est facile de parler de plusieurs sujets, faisant parfois débats, mais également très facile de s’y perdre ou de rendre le tout incohérent. Mais ici, l’auteure s’en sort, une fois de plus à merveille, en évoquant les thèmes les uns après les autres, et en réalisant, par moment des piqûres de rappels à leur sujet. Les thèmes sont variés, et tout aussi intéressant les uns que les autres, la perte d’un être cher, le fais de devoir élevé un enfant seul, de reconstruire une famille tout en continuant à penser à cette perte, la découverte de soi, la puberté et l’orientation sexuelle également avec ses diverses conséquences ; mais avant tout, le thème bien mis en avant, c’est l’amour sous toute ses formes, avec ses hauts et ses bas, et franchement le tout fut un réel plaisir à lire. Il y a sûrement beaucoup d’autres éléments que je n’ai pas cité, mais voilà les plus important et qui font de ce roman une lecture très appréciable et que j’aimerais voir apparaître au sein des écoles (collèges ou lycées) car il est vraiment très instructif sur l’acceptation de soi et pleins d’autres choses. En tout cas, j’aurais aimé qu’on me le fasse lire à cette époque.


Les personnages sont vraiment attachant, on commence par l’histoire de nos deux parents devant élever seul leur enfant, leur rencontre, l’évolution de leur relation et reconstruction, parfois difficile tant la peur de tromper leur compagnon perdu leur reste en mémoire. Malgré tout, ils franchirons le pas, et finiront par former une famille peu orthodoxe certes, mais magnifique et emplie d’amour. Leurs pensées sont décrites, ce qui nous permet de mieux cerner leurs caractères et de se rendre compte, que pour chacun d’eux, certains évènements sont difficiles à gérer, comprendre et surtout accepter. Heureusement, pour ce genre de chose, on a tous un allié, le temps, qui permet de réfléchir et de prendre du recul, et ainsi à accepter, passé outre, évoluer vers quelque chose qui permet de pardonner et de se retrouver comme on aurait toujours voulu rester.

Rempli de hauts, mais aussi de beaucoup de bas, on peut dire que ce roman est un manège à sensation forte, on arrive à se sentir, par moment, aussi mal que certains personnages, par comprendre les choix de l’autre. Je connaissais déjà l’existence de camp pour enfants, jeunes adultes avec des orientations ne plaisant pas à tout le monde… Mais j’admets que toute l’horreurs de ceux-ci a été bien présenté dans le roman, et je n’espère qu’une chose, que ce genre de camp n’existe plus ! Je sais qu’il en existe encore, pour les enfants difficiles et faisant des conneries, mais même ses camps sont gentils comparés à ceux du romans…

Le seul petit défaut de ce roman, pour moi, est sa couverture, personnellement elle ne m’attire pas plus que ça vers la lecture… De plus, elle reste assez vague, ce qui fait que l’on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre.


En bref, il s’agit d’un superbe roman rempli d’amour et dont la lecture fut très plaisante, j’en garderais un très bon souvenir.


Ma Note : 8.95 /10

Note : 8.5 sur 10.

¤ Accessibilité : 2 / 2              ¤ Originalité : 1.5 / 2

¤ Personnages : 1.95 / 2                ¤ Scénario : 1.5 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2