Asadora – Tome 1


La ville de Tokyo, à la veille des Jeux Olympiques de 2020, est dévastée par un monstre cornu.
Retour en arrière, direction Nagoya 1959, veille d’un terrible typhon, Asa, 12 ans, court chercher un médecin pour l’amener auprès de sa mère sur le point d’accoucher.

Une héroïne qui ne cesse de courir, un vieil homme hanté par son passé, un événement historique marquant, des personnages secondaires haut en couleurs, des sauts dans le temps… Aucun doute n’est permis : dans Asadora! Naoki Urasawa renoue avec tous les ingrédients à l’origine de son succès mondial.


Naoki Urasawa est plus connu pour sa série de manga « Monster« , il revient avec cette nouvelle série en 2019 aux éditions Kana. On y suit globalement, trois personnages différents (même si l’un d’entre eux est un peu en retrait). Dès le début, l’auteur nous garantie qu’il ne s’agira pas d’un fait réel, mais plutôt une série fantastique, reste donc à voir comment tout cela va être tourné.

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


Et pour le coup, ce premier tome est assez discret à ce sujet… On a le droit à quelques indices au début du tome, avec quelques pages colorées, mais également à la fin, avec ce qui pourrait-être une empreinte géante… Si vous êtes un peu féru de cinéma, vous savez sûrement de qu’elle genre de créature il s’agit. Pour ceux qui n’ont pas d’idée, je pencherais pour un Kaiju (Godzilla en fait parti par exemple). Bien sûr, c’est dans l’éventualité où la série empruntera ce chemin, ce qui j’espère sera le cas.

On peut donc dire que ce premier tome sert d’avant-goût et permet de présenter ses protagonistes, avec un long flashback. J’imagine d’ailleurs que celui-ci continuera au prochain tome au vue de la couverture… Voici donc une petite présentation des personnages. Asa est clairement la protagoniste, issue d’une famille nombreuse, elle est souvent nommée avec le nom d’une de ses sœurs, passant ainsi, presque pour un fantôme… Malgré cela, elle est très gentille, courageuse et parfois un peu trop intrépide et impulsive…


Dès ce premier tome, Urasawa nous montre les difficultés de la vraie vie, après la guerre, au Japon. Le pays est très affaibli, et globalement il est difficile pour beaucoup de vivre. Malgré ça, elle arrive à convaincre des adultes de l’aider, afin de venir au secours des personnes victimes du typhon, et ce malgré qu’elle ignore comment se porte sa propre famille. Elle est jeune, et arrive pourtant, à elle seule, à faire bouger un peu les choses, même si pour ça elle devra rembourser elle même ses dettes.

Il y a aussi le fait que les soldats, sorti vivant du combat, sont un peu laissé à l’abandon par l’armée et le gouvernement japonais. Formé durant la guerre en tant que pilote d’avion, l’ancien soldat se retrouve à devoir voler pour survivre. Incapable de voler alors que cela lui manque, car il n’a pas de licence de vol, chose qui aurait dû lui être remis à la fin de la guerre après ses prouesses en tant que pilote. Après je dis ça en fonction des infos contenu dans ce tome, c’est que son avis personnel, du coup j’ignore si son histoire est vraie ou juste inventée.

Enfin, pour les dessins, je trouve les décors magnifiques (même s’ils représentent un chaos sans nom, après le passage du typhon). Le design des différents personnages est varié permettant de clairement les identifier. Leurs caractères sont également bien travaillé, donnant déjà pas mal de profondeur à une bonne partie d’entre eux.


En bref, ce premier tome défini clairement le caractère de la protagoniste qui semble clairement être un aimant à ennui… Pour le moment, le mystère plane sur le côté fantastique de l’intrigue, peut-être qu’il y aura plus d’infos dans le prochain tome.


Ma Note : 7.75 /10

Note : 7.5 sur 10.

Chronique du tome suivant :

Plus de chronique de l’éditeur :

103ème escadrille de chasse

# Takizawa Seiho


Le Sous-lieutenant Matsumoto, pilote de chasse de l’Armée impériale japonaise, affronte les forces aériennes alliées à bord de son Kawasaki Ki-61 «Hien» (Tony) au-dessus des Solomons, des Nouvelle-Guinée et des Philippines. Face aux adversaires, toujours supérieurs en nombre, il survit aux combats acharnés grâce à son intelligence ainsi qu’à l’aide du chef d’escadrille Ozawa et de son mécanicien Hino. Sa dernière mission sera d’escorter les avions Kamikaze au large des Philippines…


Me voici de retour pour un nouveau titre d’aviation, toujours de Takizawa Seiho, avec ce nouveau One shot ! Toujours en lien avec l’aviation japonaise, cette fois ci pas d’histoires courtes, mais bien une intrigue qui nous place aux côté de divers personnages, dont un en particulier : Matsumoto jeune pilote japonais.

Pour info :

  • vous pouvez retrouver le lien vers ma chronique d’Un cri dans le ciel bleu en bas de page ;
  • je viens juste de commander d’autres titres de l’auteur, j’ai hâte de les lire ! *^*

Si vous aimez un peu les titres portant sur la guerre, et que vous aimez l’aviation ce titre pourrait vous plaire. On suit les traces d’un jeune pilote japonais au cours de la guerre du Pacifique (nom spécifique donné pour la guerre entre les USA et le Japon, se déroulant suite à l’attaque de Pearl Harbor durant la seconde guerre mondiale).

Comme vous pouvez le voir sur les planches, pour les scènes de vols, on a soit des plans des avions plus ou moins proche (et qui sont magnifiques), soit une vision du cockpit que j’apprécie également vue que je ne suis jamais montée dans un avion… Mais ce n’est pas tout ! Car oui, les pilotes ne sont pas toujours en trains de voler ! Les passages aux sols, notamment ceux en liens avec la modification des avions m’a vraiment surprise et intéressée plus que ce que j’aurais imaginé, comme quoi, il faut toujours s’adapter.


Comme dans toutes batailles, il y aura des pertes humaines et matérielle. Même si les personnages semblent un peu insensible, je pense que le fait d’être en guerre, ainsi que la rapidité d’enchaînement de différents événements, fait qu’au final, le temps manque pour ce genre de choses. Il faut toujours rester attentif et près à l’action, il y a rarement de période de pause dans ce genre de bataille, contrairement aux batailles terrestres où « des cesser le feu » ont lieu par moment (pour les fêtes de noël par exemple).

Si vous aimez ce genre de titre pour apprendre des choses, alors je vous conseil également Peleliu (éditions Vega Dupuis), qui vous permettra d’en apprendre plus sur cette guerre du pacifique, cette fois-ci d’un point de vue terrestre. En effet, les deux intrigues se déroulent presque au même endroit ! Il ne manque plus qu’un manga sur la marine japonaise et on pourra avoir un aperçu encore plus vaste et intéressant des différents événements.


En bref, j’ai encore une fois été très surprise par l’auteur, qui a réussi à fournir beaucoup d’éléments informatifs sur l’aviation japonaise. J’avoue avoir tout de même préféré ce titre avec son histoire qui nous permet de mieux s’attacher aux personnages.

Là où Un cri dans le ciel bleu permet de voir beaucoup de grandes batailles, ce titre se concentre sur une seule escadrille pour nous offrir son point de vue.


Ma Note : 8.5 /10

Note : 8.5 sur 10.

Autres Œuvres de l’Auteur :

Empereur du Japon -Tome 2


L’adolescence de Hirohito, l’empereur Shôwa.

L’institut « spécial » où le jeune prince va recevoir l’éducation idoine. Le chemin de ce jeune homme, à nul autre semblable, fut aussi marqué par une adolescence inoubliable !


Cela fait déjà un petit moment que je l’ai lu, mais je tenais malgré tout à en faire la chronique (quitte à le relire). Surtout qu’un nouveau titre du même style (one shot), vient de sortir chez un autre éditeur et retrace également une partie de l’histoire d’un empereur japonais. Comme souvent, même s’il s’agit d’histoire vraie, il y a de fortes chances qu’elle soit malgré tout un peu modifiée, pour être embellie ou tout simplement pour paraître plus « réelle ». Donc il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre j’imagine.

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


Même si l’histoire de cette série nous raconte le parcours de l’empereur Hirohito, elle n’en oublie pas pour autant les autres personnages important, ou tout événement autour de celui-ci. En effet, étant encore jeune, le prince est très influençable par son entourage plus que restreint. C’est ainsi que les enjeux politique commence également, car il s’agit d’un « cœur à prendre », je met entre guillemet car évidemment, au final, même s’il y a un choix, il s’agit toujours d’un mariage arrangé.

Avec tout ses éléments apporté, on ne peut qu’imaginer le poids sur les épaules du jeune prince, qui en plus de ne pas devoir décevoir ses prédécesseurs, doit se méfier un minimum de ce qu’il entoure, et comprendre les intérêts de chacun. C’est dans toute cette tourmente qu’il avait trouvé son seul point d’appui, la seule personne qui n’avait rien de plus à tirer de lui : Taka. Pourtant, le temps fera son effet, et celle-ci devra s’éloigner. N’ayant plus vraiment de confident, on nous fais ressentir cette pression grandissante chez le prince.


Encore une fois, la couverture est assez simpliste, elle n’en fait pas « trop ». Ce qui convient, au final, parfaitement avec son contenu et l’idée qui s’en dégage. J’ai l’impressions que pour faire les couvertures, un moment « clé » de l’empereur est choisi, pour ce tome, il s’agit de sa rencontre avec Nagako dont je vous laisse deviner sa future fonction.

Le prince semble bien s’entendre avec Nagako, deviendra t-elle sa nouvelle confidente ? J’espère qu’il trouvera quelqu’un d’autre à qui se confier, car la pression doit être énorme dans ce genre de position. On en apprend un peu plus sur elle d’ailleurs, dont le quotidien n’est pas tous rose non plus.


En bref, j’ai bien aimé ce second tome, qui nous apprend toujours le quotidien, pour le moment, d’un futur empereur japonais. Toujours en duel, la tradition et le modernisme essaie de faire leur place dans ce parcours.


Ma Note : 8.5 /10

Note : 8.5 sur 10.

Chronique du tome précédent :

Plus de chronique de l’éditeur :

Im – Tome 2

# Great Priest Imhotep


Enfin délivrée de la malédiction qui pesait sur elle depuis huit ans, Hinome compte bien profiter de sa nouvelle vie en toute insouciance… Hélas, Im ne l’entend pas de cette oreille et demande à la jeune fille de l’épauler dans sa mission !

D’abord réticente à cette idée, Hinome change vite d’avis lorsqu’un Magai attaque son amie Kobushi… Le duo de choc se lance donc en quête de phénomènes surnaturels avec l’aide d’Anubis. Mais lorsqu’ils tentent d’éradiquer une nouvelle créature, un autre prêtre du culte d’Amon fait son apparition…et il semble vouloir en découdre avec Im !


Après la chronique du premier tome il y a quelques mois (lien en bas de page), on se retrouve pour un petit avis sur le second tome de la série. Pour rappel, celle-ci est sortie en intégralité chez Ki-oon édition en 11 volumes. L’origine des Magaï est expliqué, de nouveaux personnages font leur entrées, quant à Im, il commence à se faire une place dans cette nouvelle époque.


Outre l’avancée dans la trame principale, on a droit un grand flashback sur le passé d’Imhotep. C’est bien normal étant donné qu’il a été endormi, après avoir été scellé, pendant 3 000 ans… Par ce biais, on voyage vers l’Egypte de cette époque où l’on découvre les raisons qui ont engendré la situation actuelle, à savoir, l’apparition des Magaï. Une grande partie du tome explique cette situation, tandis que l’autre conclue l’apparition d’un nouveau personnage, Harugo un prêtre d’Amon.

Toujours aussi drôles, les bonus présents sous la jaquette réversible nous permettent de rire un peu, et pour l’auteur et éditeur, ça permet d’utiliser cet espace de manière amusante. Quand à la couverture du coup, elle est toujours très impressionnante. Ayant déjà tout les tomes de la séries, je peux vous dire qu’elles vont continuer sur cette lancée ! Les détails présents sur celle-ci sont d’ailleurs également présent au sein du tome, notamment pour les éléments égyptiens où l’auteur c’est grandement appliqué pour donner un résultat très beau par moment.


J’admets ne pas avoir grand chose à dire de plus pour ce tome… Du coup, je vais parler un peu de la série dans sa globalité (sans spoil). Par exemple, je trouve dommage que cette série sois si peu connue… Ou encore qu’elle n’a pas le droit à une adaptation en animé, le rendu aurez pu être magnifique à l’écran… Enfin, très dommage qu’il n’y est pas de goodies (en tout cas en France) à son sujet, j’aurais bien craqué sur une ou deux figurines…


En bref, même si l’intrigue principale n’avance pas trop durant ce tome, j’ai bien aimé découvrir le passé de Im, ça m’a permis de mieux le comprendre lui, ainsi que la situation actuelle.


Ma Note : 8.5 /10

Note : 8.5 sur 10.

Tome Précédent/Suivant :

Plus de Manga Ki-oon :

Nobles Paysans – Tome 6


Le recueil humoristique et autobiographique de Hiromu Arakawa ! Avant de devenir une mangaka accomplie, Hiromu Arakawa a travaillé pendant 7 ans au sein de l’exploitation de ses parents dans la région Hokkaido.

Sa famille atypique et de son parcours d’étonnant n’auront bientôt plus de secret pour vous !


On se retrouve pour un nouveau tome de Nobles Paysans, qui, il faut l’admettre c’est bien fait attendre (en tout cas pour moi). Contrairement aux tomes précédents que j’ai regroupé en une seule chronique, je vais essayer de faire un petit effort sur celui-ci… La chronique risque malgré tout d’être plus courte que d’habitude mais ce n’est pas grave (enfin j’espère). En tout cas, une chose est sûre, le prochain tome est déjà prévu (et du coup, j’ai encore hâte de le lire). Fini le blabla monotone de l’introduction, place à la chronique !


Dans ce volume, la musculature « paysanne » est souvent mis en avant, que se soit par les jeux durant la scolarité ou encore la découverte du métier par des non habitués… Apparemment, le mari d’Harakawa en a fait les frais, malgré ses séances de musculation, il semblerait qu’il est découvert de nouveaux muscles… Et je peux vous confirmer que c’est possible, puisque ça m’arrive également à chaque fois qu’on fait le jardin à la maison…

Comme d’habitude avec une série 100% humoristique, les dessins sont la plus part du temps très expressifs pour accentuer les réactions de nos deux narratrices, à savoir : Hiromu Harakawa et par la personne qui la lie à sa maison d’édition. On peut remarquer également, que part moment, certains de ses personnages provenant d’autres séries font une petite apparition (exemple illustration ci-dessous, mais qui est-ce ?).


Encore une fois, il arrive un « accident » à son père, mais encore une fois celui-ci s’en sort pas mal… Je vous laisse toutefois découvrir le côté marrant de ses petites histoires, ça en vaut vraiment le détour ! Pareillement, avec les différents animaux, surtout les chiens qui donne énormément de situation comiques (comme les miens d’ailleurs). Chose que je viens de remarquer en écrivant, sa famille proche à savoir mari et enfants apparaissent enfin dans ce tome ! Il ne me semble pas les avoir déjà vu dans les tomes précédents (après, peut-être ai-je oublié vue que beaucoup de temps à passé entre mes deux lectures).

Dernière petite chose dont je voulais parler : la couverture de la jaquette, mais aussi celle qui se trouve en dessous ! Les deux, mais surtout celle du dessous, rend un magnifique hommage à l’œuvre d’un autre mangaka, à savoir : Ashita no Joe de Tetsuya Chiba ! Et tout ça avec une scène mythique du manga que vous avez sûrement déjà vu !


En bref, j’ai encore une fois bien ri, et j’ai également appris de nouvelles choses très intéressante et par nécessairement en lien direct avec l’agriculture… Vivement que le prochain tome sorte !


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

Porcelâme – Tome 1

# La voie du Kirin


Le Dragon, le Tigre, le Kirin, le Phénix et la Tortue.
Cinq animaux-sacrés. Cinq clans composant un empire.
Cinq lois gravées sur un rouleau de porcelâme, pour maintenir un équilibre précaire entre des Seigneurs ambitieux.
Une statuette en porcelâme par personne, qui exprime son état d’esprit de son vivant, mais aussi après sa mort.
Tomoe n’a pas toujours guidé les voyageurs qui entreprennent la dangereuse ascension de la montagne sacrée, le fief du Kirin. Mais la jeune femme a tiré un trait sur son passé. Or, les meurtres qui se multiplient sur la montagne réveillent la convoitise du Seigneur voisin, protégé par le Tigre. La vie paisible de Tomoe bascule lorsqu’il décide d’envahir le territoire du Kirin sous prétexte d’enquêter, au risque de plonger l’empire dans une nouvelle guerre civile.
Gintaro ne souhaite qu’une chose, devenir le digne héritier de son père, l’expert en porcelâme de la famille impériale. Toutefois, la maladie mystérieuse qui touche la porcelâme de la défunte fille de l’empereur, autrefois mariée au Seigneur du Tigre, met leur position en péril. Pour la guérir, Gintaro doit tenter l’ascension de la montagne sacrée et trouver les informations qui leur manquent. Il charge Kiyoshi, un jeune rônin, d’assurer sa sécurité lors de ce périlleux voyage.


Roman de 400 pages, Porcelâme nous transporte dans un univers fantasy grandement inspiré du Japon. Centré sur une partie de son univers, ce premier tome nous conduira sur la voie du Kirin, et notamment, l’ascension de sa montagne sacré, très bien orchestré pour que l’on ne s’ennuie pas une seconde. Très vite, de nouvelles intrigues apparaissent et nos personnages principaux doivent faire des choix… La voie du Kirin peut être mortelle pour celui qui sera trop arrogants, alors méfiance et croyez en votre guide.

Je tiens à remercier Babelio, ainsi que la maison d’édition Bayard, pour l’envoi de ce roman qui m’a permis de beaucoup voyagé aux côtés de ses différents personnages sur la montagne sacré. Et merci à l’auteure, pour la lettre et l’origami à faire soi-même (j’ai réussi par je ne sais quel miracle à le faire, les photos sont sur les réseaux).

Je tiens à préciser que les images présentes dans cette chronique ne proviennent pas du roman. Elles servent juste d’illustration.


Comme dit en introduction, cet univers est très fortement inspirée du Japon, que se soit dans les vêtements ou le mode de pensé de ses personnages. Mais pas seulement, ses divinités le sont également, vous en connaissez d’ailleurs sûrement déjà quelques unes comme le dragon ou le Phoenix. Mais ici, notre histoire sera surtout centré sur 3 de ses divinités, le Kirin, le Tigre et le Dragon. En début de roman, le rôle de chacun est clairement défini, ainsi que son mode de fonctionnement, ce qui nous permet d’avoir déjà une vision clair de chaque clan bien avant la lecture. Mais aussi cela nous évite des explications en pleins milieu de récits, une bonne initiative, qui nous explique également l’objet le plus important, et surtout central de cette histoire : la porcelâme. Comme son nom l’indique clairement, il s’agit d’une petite statuette à l’effigie de son propriétaire, représentant l’état de son âme de son vivant, et après sa mort. Pour ce qui est de l’organisation de ses cinq clans, je trouve que celle-ci ressemble beaucoup à ce qu’on a pu voir dans le film de Disney : Raya le dernier Dragon, je parle bien de l’organisation, pas de l’histoire, qui n’a rien avoir. Un clan marchand (tortue), un clan guerrier (tigre), un clan spirituel (Kirin), un clan dirigeant les autres (Dragon), et enfin un clan qui n’en ai pas vraiment un, car il n’a qu’un représentant (Phoenix).

Beaucoup de personnages sont présentés dans ce roman, tous très bien travaillé chacun à leur façon, même si certains on une apparition plutôt brève à mon sens, celle-ci reste malgré tout très marquante. Quant à nos protagonistes principaux, je dirais qu’il y en a trois : Gintaro, l’expert en porcelâme ; Tomoe guide de montagne et enfin Kiyoshi un rônin. Tout trois auront droit à une superbe évolution au fils des pages et de leurs aventures. Mais je dirais que la plus intéressante et celle de Gintaro, habitué à vivre dans le « luxe » du palais impérial, mais aussi ayant une foi aveugle envers son père et l’empereur, il apprendra ce qu’est l’amitié et une vrai loyauté. Pour les deux autres, je vous laisse découvrir leur devenir, dont les défis surmontés été sûrement d’un tout autre niveau…

Représentation du Tigre, Phoenix, Dragon et de la Tortue
Représentation du Kirin

Ce roman est très complet et suffit à lui seul à vrai dire, offrant une belle fin pour nous lecteur. L’évolution des différents personnages principaux est bien présenté. Mais les personnages secondaires, vilains ou gentils, ne sont pas laissés à l’abandon pour autant, bien au contraire, de quoi offrir encore un peu de profondeur à l’histoire. Quant aux décors, la description est justement dosé pour ne pas en faire trop, mais suffisamment pour nous transporté vers une montagne clairement difficile à gravir. On ressent la peur du vide des différents personnages peu habitué à la montagne, mes également les craintes des guides ou messagers habitués à la côtoyer.

J’avoue ne pas trop savoir sur quoi portera le second tome, car pour le coup, l’histoire de nos protagonistes principaux de ce premier tome et bel est bien terminée. Peut-être, et je l’espère, que celui-ci portera sur un autre clan, la tortue peut-être ? Dont les problèmes ont été évoqué vers la fin du tome et dont on connais déjà quelques personnages. Ou alors le clan Phoenix ? à la recherche de leur représentant unique ? Enfin, le clan Tigre ou Dragon avec leur nouveau dirigeant ? mais ses deux là me semblent moins probable… à voir, en tout cas, je serais ravie de repartir dans cet univers très bien réfléchi qui peut laisser place à encore beaucoup d’histoires captivantes.

Je tiens tout de même à souligner un sujet, à savoir, l’importance d’un guide en montagne ou autres… Il n’y a rien de plus dangereux que la nature, qui finit toujours par reprendre ses droits. Soyez donc prudent lors de vos randonnées.

Ogata KōrinVagues à Matsushima

En bref, cette lecture m’a bien transporté vers l’univers proposé par Célia Flaux, des personnages et des paysages riches… Un peu de romance et de fantasy, avec beaucoup de courage, sagesse et compréhension de soi.


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

Sekiro – Habei l’immortel

# Yamamoto Shin


Une histoire 100% inédite en manga du jeu incontournable de 2019 !

Japon, ère Sengoku

En ces temps troublés, le maître épéiste Isshin Ashina se dresse contre le destin et se lance dans une course à la domination du pays. Bâtissant sa province par la force, il ne recule devant rien, et ceux qui s’opposent à lui risquent de perdre bien plus que la vie. Mais les dieux capricieux mettent alors sur sa route un curieux samouraï du nom de Hanbei, incapable de mourir…

Découvrez l’histoire d’un des personnages les plus mystérieux de Sekiro: Shadows Die Twice dans ce préquel officiel au jeu vidéo événement de 2019.


Si vous avez joué au jeu Sekiro shadows die twice vous connaissez sûrement ce personnage éponyme présent dans le jeu. Pour ma part, je n’ai pas encore fais le jeu (même s’il est dans ma wishlist), je ne pourrais donc pas vraiment parler de lui dans le jeu, et comparer avec ce one shot. Peut-être que je reviendrais modifier ce post une fois fais. La seule information que je peux vous donner, c’est que cette histoire à lieu avant celle du jeu.

Image tiré du Jeu Sekiro

Ce one shot à sûrement pour but de compléter ce que vous pouvez apprendre du personnage dans le jeu, avec un peu de son passé. Son aventure nous amène dans un petit village perdu dans les montagnes où les villageois tentent de survivre tant bien que mal, face à des brigands et autres ennemis. Hanbei arrivera pas hasard, alors qu’il marche encore, sans but. Il tombera sur des villageois, qu’il finira par aider, et auxquels il va s’attacher.

Je ne sais pas comment il est évoqué dans le jeu. Ici, plusieurs passages expliquent les « types » d’immortalités dont celle d’Hanbei assez particulière, car celle-ci lui permet de garder la raison. Les autres, présentés ici comme des cobayes (car le but c’est d’obtenir la même immortalité qu’Hanbei), n’ont pas cette chance si on considère encore ce pouvoir comme tel.


Pour les dessins, je les ai assez bien appréciés tout au long de la lecture, même si j’aurais bien aimé une ou deux pages en couleurs. Les actions sont fluides, les poses pour les styles de combats au sabres sont également assez impressionnante. Il y a également pas mal de sang (vue le nombre de morts).

Pour ce qui est du scénario, très sincèrement, je le trouve sans plus… On peut largement se passer de cette histoire, qui, au final, n’aura pas tant donné d’informations que ça… En même temps, il est difficile d’explorer le passé d’un personnage en seulement un tome, peut-être qu’une série plus longue aurait été plus sympa.


En bref, même si la lecture est sympathique et permet de revoir un personnage important du jeu, il est très loin d’être indispensable… Je le conseil à ceux qui ont vraiment aimé le jeu, et fans des samouraïs japonais.


Ma Note : 7 /10

Note : 7 sur 10.

¤ Graphismes : 1.60 / 2              ¤ Originalité : 1.25 / 2

¤ Personnages : 1.25 / 2                ¤ Scénario : 1.45 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.45 / 2


Empereur du Japon – Tome 1

# L’histoire de l’empereur Hirohito


Mis en images pour célébrer les 30 ans de la mort de l’empereur Hirohito, ce manga est la première adaptation du plus long règne d’un empereur japonais, soit 62 ans. Intrigues politiques et familiales, accompagnent ce récit poignant.

En l’an 37 de l’ère Meiji, soit en 1904, le jeune Hirohito tente de trouver sa place. De son apprentissage, sa régence, au début de son long règne, jusqu’aux événements qui ont conduit le Japon à la Seconde Guerre mondiale, ce merveilleux manga, très documenté, lève le voile sur la vie et l’enfance méconnues du prince Hirohito, ou empereur Showa de son nom de règne.


Empereur du Japon est une série biographique sur l’empereur japonais Hirohito, édité en France par les éditions Delcourt/Tonkam. La série retrace l’histoire de l’empereur dont le règne fut le plus long de l’histoire japonaise, en commençant dans ce premier tome, par son enfance. Ce titre n’intéressera certainement que peut de monde, mais personnellement, j’adore l’histoire, donc pour le coup, je suis bien le public visé.


L’histoire commence avec l’événement qui fut sûrement le plus important de sa vie, à savoir, la capitulation japonaise face à l’armée américaine, sonnant la fin de la seconde guerre mondiale dans le pacifique. J’ignore si le manga continuera après cet événement précis (montrant ainsi les conséquences autour de l’empereur et pour le pays) ou au contraire s’il s’arrêtera là. J’ignore également si le récit raconté est vraiment « fidèle » à la réalité, ou si celle-ci est un peu embellie (on parle tout de même de la personnalité la plus importante d’un pays). N’étant pas historienne, je n’en sais rien, c’est pourquoi je me contenterais de « parler » en fonction de ce que nous raconte la série au travers de ses différents volumes.

Après ce petit passage, nous sommes transportés dans le passé avec une superbe transition de la part du Général MacArthur (à droite sur l’image du dessus). On se retrouve alors non pas auprès d’Hirohito, mais de la personne qui sera sa « gouvernante », recrutée pour ses talents d’enseignements. Enseignement qui sera au cœur de la thématique du début de cette biographie. Très particulière, elle vise à enseigner comment être un bon empereur, à la fois dirigeant d’un pays, mais aussi d’une armée.


On remarque également, que la vie complète d’Hirohito est contrôlée, que se soit pas sa famille ou par des personnes tierces. On lui créer sa propre école, et ses camarades sont tous des enfants de personnes importantes, qui malgré leur présence quotidienne, n’ose pas jouer ou parler avec le prince. Il est donc tout naturel que celui se rapproche de la seule personne qui ose discuter avec lui, à savoir sa gouvernante. Ses différentes écoles sont d’ailleurs gérées par de haut gradés dans l’armée ou la marine (et bien évidemment, certains aimeraient l’influencer). Toutefois, une seule question reviendra dans ce tome : Qu’est-ce qu’un bon empereur ?

La couverture reste assez sobre, tout comme sa jaquette, mais cela suffit amplement étant donné qu’il s’agit d’un titre de style « Biographie ». Il n’y a pas besoin d’en faire des tonnes, et c’est bien que cette idée là soit mise en place. Les couleurs sont également bien utilisées afin de mettre en avant le personnage dont l’histoire sera raconté. Le prix du tome peut sembler élevé (7.99€), mais ce premier tome comporte 12 pages couleurs, et est également assez épais.


En bref, ce premier tome a été très enrichissant est bien réalisé, on voit clairement l’opinion d’Hirohito, ainsi que son évolution, clairement dû aux différentes personnes constituant son entourage.


Ma Note : 7.50 /10

Note : 7.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.95 / 2.5              ¤ Historique : 1.95 / 2.5

¤ Personnages : 1.85 / 2.5      ¤ Intérêts : 1.75 / 2.5


Pour plus de chronique des titres de Delcourt/Tonkam cliquez sur l’image ci-dessous.

Peleliu – Tome 1

# Guernica of Paradise


L’île de Peleliu. Un paradis sur terre où débarque, à l’été 44, le soldat Tamaru, dessinateur dans le civil. Un Éden qui va se transformer en enfer lorsque la flotte américaine décide de l’investir…

Été 1944, à la fin de la guerre du Pacifique. La section de Tamaru est en poste sur l’île de Peleliu. Ce simple soldat rêvant de devenir un jour mangaka y découvre un paradis, recouvert de verdure et entouré d’une mer turquoise préservée par son récif corallien. Un paradis qui va se transformer en un infernal champ de bataille, où vont s’entretuer 50 000 soldats, japonais et américains, autour d’un aéroport alors considéré comme stratégique. La flotte américaine aborde ainsi l’île et décide avant le débarquement de la pilonner de bombardements intensifs et de raid aériens jour et nuit. L’armée américaine expédiera 40000 militaires d’élite, tandis que l’armée japonaise fera front avec une réserve de 10000 soldats, ayant reçu l’ordre de résister jusqu’au dernier. Voici un document vérité sur le terrible quotidien d’une jeunesse détruite par la guerre.


Peleliu est un seinen historique, édité aux éditions Vega, son histoire nous porte aux côté de soldats Japonais durant la seconde guerre mondiale qui se déroule aussi dans l’océan Pacifique. Cette guerre, nommée guerre du pacifique, est d’ailleurs séparée de la seconde guerre mondiale que l’on connait, étant donné que l’origine du conflit est dû à l’expansion Japonaise (et l’attaque de Pearl Harbor) et non de celui de l’Allemagne Nazi. C’est ainsi, que l’on se retrouve projeté sur l’une des îles où eu lieu d’immenses combats, et surtout, de nombreux morts…


Kazuyoshi Takeda est l’auteur de ce manga, par ses dessins simplistes, on pourrait croire que le manga c’est trompé de catégorie. Mais ne vous y fiez pas ! Car malgré ses dessins très simplistes et mimi, la guerre et ses horreurs n’en sont pas pour autant plus jolis à voir ! On pourrait également douté sur la véracité du récit raconté par l’auteur, mais même si les personnages, ainsi que leur destin, ont été crée de toute pièce, la trame principale elle, est belle et bien historique ! En effet, l’auteur à pris la peine de se faire assister par un historien, spécialiste sur la guerre du pacifique, du nom de Masao Hiratsuka !

Plusieurs éléments présents dans ce manga sont, selon moi, pour nous européen des plus intéressants et instructifs. Le premier élément qui se remarque assez rapidement, c’est la mentalité des Japonais de l’époque, qui vouaient comme un culte envers leur empereur et n’avait pas peur de mourir pour lui d’où la création de Kamikaze, tant au sol, que dans les airs. Même si cette admiration est toujours présente aujourd’hui, je pense que son impact sur la mentalité des Japonais à quand même évoluée. Ce premier élément peu nous faire paraître les Japonais comme étant doté de peu d’émotions, mais ce n’est pas le cas, et c’est là qu’arrive le second élément intéressant ! En effet, au Japon, l’honneur est quelque chose de primordial, même en temps de guerre, c’est pourquoi il ne pouvait y avoir de plus belle mort que celle liée à un combat au nom de l’empereur… mais alors qu’advient-il lorsque l’on meurt comme un idiot ? Et bien, dans ce cas, c’est le côté humain de ceux encore en vie qui ressort, même si cela donne un mensonge et porte à s’interroger… D’autres éléments sont montrés, mais je ne les citerais pas tous.

HA T3

Nous avons tous déjà lu ou vu quelque chose sur la seconde guerre mondiale, mais ceci très souvent du même point de vue, celui des Alliés où comme on dit, plus simplement, des gagnants. Mais heureusement, ses dernières années, on est de plus en plus servi par des récits venant de l’autre camp et ça c’est super, puisqu’à mes yeux la vérité vraie n’existe pas, car tout est une question de point de vue… C’est ainsi que, par les films, arrive chez nous cette nouvelle vision de la seconde guerre mondiale, qui nous montre qu’au final, les soldats japonais n’étaient pas des fous ou des sauvages, mais juste des hommes qui se sont fait rouler et endoctriner par leur gouvernement/hiérarchie (un peu comme les soldats allemand, voire même nos propres soldats). Si le thème vous intéresse, voici quelques films : Far Away (chronique) ; Kamikaze, le dernier assaut ; Lettres d’Iwo Jima.

A noter le titre « Guernica of Paradise » qui peut signifier « Guerre au paradis », mais qui peut également faire référence au tableau Guernica, de Pablo Picasso, représentant un bombardement lors de la guerre civile espagnole. Comme quoi, un lieu paradisiaque peut aussi promettre beaucoup d’horreurs…


En bref, ce premier tome est une grosse réussite à mes yeux, de quoi apprendre encore un peu, avec un point de vue différent.


Ma Note : 8.35 /10

Note : 8 sur 10.

¤ Graphismes : 1.35 / 2              ¤ Réaliste : 1.5 / 2

¤ Personnages : 2 / 2                ¤ Scénario : 1.5 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2


Chronique du tome suivant : (à venir)

Far Away : les soldats de l’espoir

# Mai wei


Normandie, juin 1944.
Dans les rangs de l’armée allemande, les Alliés découvrent deux soldats venus de l’autre bout du monde. Faits prisonniers par les Soviétiques puis les Allemands, ils ont combattu dans trois armées et parcouru plus de 12 000 km à travers la Seconde Guerre mondiale. Leur exploit est resté inconnu jusqu’à ce jour…

~ Allociné


Voici un film dont j’espérais vous faire la chronique depuis un très long moment, pour la simple est bonne raison que c’est un très gros coup de cœur depuis mon premier visionnage. Si je devais le mettre dans un classement, contenant uniquement des films sur le même thème évidemment, il serait premier (avec à sa suite « Tu ne tueras point » et « 1917 » que j’ai déjà chroniqué, voir le lien vers leur chronique en bas de page). Pour ceux qui commence à me connaître, vous savez sûrement déjà que j’adore l’histoire, c’est pour cette raison, en plus du devoir de mémoire (et ressentir ce que mes grand-parents on vécu), que je regarde beaucoup de films sur ses périodes que sont les deux grandes guerres. Il est vrai qu’un film ne peut en aucun cas nous faire vivre pleinement les choses, mais cela permet tout de même de se rendre compte que ça n’a rien à voir avec les jeux vidéo tels que Call of Duty. Comme toujours, se ne sont également pas des films adaptés au plus jeunes (surtout mon top 3 que je viens de citer), même Jojo Rabbit est assez limite je trouve, mais pour un premier rapport avec le thème il reste mieux adapté grâce à son côté humoristique.


Après cette longue introduction, passons à la chronique, car même si je pourrais parler du thème du film pendant des heures, ce n’est pas pour ça que vous êtes là… Far Away est un film se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale, du côté de l’Asie, notamment en Corée qui est alors sous le joug Japonais. Si vous suivez un peu l’actualité vous saurez alors qu’ils sont toujours en froid par rapport à cette période et tout ce qui a pu se passer… Heureusement, de notre côté, on a plus ou moins fait la paix avec l’Allemagne et tant mieux ! L’intrigue montrera tantôt des passages où nos protagonistes sont ensemble, tantôt où ils sont séparés, mais leur deux histoires sont liés l’une à l’autre. L’intrigue démarre donc en Corée, durant l’enfance de nos deux protagonistes principaux, qui sont alors maîtres et serviteurs, mais également compétiteur pour des courses de marathon. Tout se déroule bien, jusqu’à un tragique évènement qui sépare, et laisse en froid, les deux jeunes hommes, jusqu’à le déroulement d’une course de marathon. Le résultat de la course truqué, le gagnant (Jun-shik – Coréen) et ses supporters finissent dans un camp japonais, forcé de rejoindre l’armée impériale stationnée en Corée et combattant actuellement les forces soviétiques équipés de chars. Ils finissent tout deux prisonniers dans un camp soviétique, puis ils fuient vers l’Europe. Je vous laisse découvrir le pourquoi du comment, ainsi que l’évolution de leur relation.

Je vais maintenant abordé la raison pour laquelle il est premier de mon top concernant les films de guerre. La première raison, qui est pour moi très importante, est qu’il s’agit d’une histoire vraie, et j’adore que l’on raconte à partir de fait réels, cela rajoute un poids en tant que spectateur de ce dire que quelqu’un a réellement connu ce genre d’évènements. Oui, on sait que la seconde guerre mondiale a engendré telle ou telle chose, mais rajouté des noms de vrais soldats, avec leur vraie histoire… J’en viens ainsi à ma seconde raison, la qualité du périple, ou du moins sa difficulté (j’avoue ne pas savoir comment l’exprimer clairement, pardon). On ne nous plonge pas directement dans la Seconde Guerre Mondiale, on nous explique d’abord leur passé et c’est bien. La situation géographique également, il s’agit de l’un des rare film qui montre à la fois des plans sur la guerre en Asie (je ne connais que The lost Soldier, kamikaze, memories of war), mais aussi en Europe (même si ce passage est plus court), ce qui est très rare, la plupart des films nous présentes dans les rangs des forces Américaines ou Française, d’un point de vue culturel c’est donc un vrai plus. Enfin, la dernière raison, l’émotion, la musique, les plans, les dialogues tout ses éléments permettent des moments riches en émotion, que se soit de la colère ou de la tristesse, tout est bien dosé (et la fin, oh la fin, rien que pour celle-ci, regardez ce film).


Parlons peu parlons casting, car oui, de ce côté là aussi il y a des choses à dire. Notamment que la nationalité des acteurs correspond à celle des personnages qu’ils incarnent (Japonais, Coréen, Chinois, etc). Vous aller me dire, c’est normal c’est un film coréen et vous avez raison. Mais je tenais quand même à le souligner, car dans les films ou séries Américaines cela ne concorde pas toujours (et parfois c’est assez agaçant). On retrouve ainsi, dans les rôles principaux Dong-Gun Jang (Rampant, Frères de sang) qui interprète le rôle de Kim Jun-shik, et Joe Odagiri (Gassô, The World of Kanako) dans le rôle de Tatsuo Hasegawa. Mais on retrouve également Hee-Won Kim dans le rôle secondaire Choon-Bok, cet acteur se trouve également dans la série que je regarde actuellement « Angry Mom« .

Enfin, pour ce qui est du son et de l’image, même si le film commence à dater un peu (2011/2012), le tout est très beau à regarder et écouter (pour les passages ayant beaucoup de paysages évidemment, une guerre n’est jamais belle). Comme dit plus haut, les musiques accompagnant chaque moment important sont magnifiques et font ressentir les émotions qu’il faut. Le maquillage des acteurs est également très soigné, montrant avec une forte précision, par exemple, les dégâts du froid sur la peau voire jusqu’au membres eux-mêmes.


En bref, ce film est un coup de cœur depuis un moment déjà pour moi et je ne peux que vous le conseiller, que se soit pour élargir vos connaissances sur la Seconde Guerre Mondiale ou pour une toute autre raison.


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.