Jagaaan – Tome 2


Luxure, avarice, orgueil… Du voyeur immoral au professeur injustement rabroué, la bonne ville de Buppa abrite son lot de frustrés !

Tandis que Shintarô apprend à maîtriser ses métamorphoses et le Jagun, l’arme qui équipe désormais son bras droit, il affronte les Détraqués victimes de leurs pulsion avec un plaisir non dissimulé. Et c’est lorsque Doku lui révèle ce qui arrivera, une fois tous les Crapadingues éradiqués, qu’il trouve un sens à sa vie ! En parallèle, l’existence des monstres fait le buzz dans les médias et il semblerait bien que Jagaaan ne soit pas le seul Détraqué combattant…


On se retrouve pour parler du second tome de Jagaaan, le manga le plus déroutant et frappadingue que j’ai pu lire ! Qui dit nouveau tome, dit nouveaux détraqués et forcément, nouveau combat pour notre protagoniste qui doit continuer de se surpasser pour ne pas trépasser (car il en est pas loin) ! Bien évidemment, la série n’est toujours pas faites pour tout le monde, et surtout tout âge !


On commence avec notre protagoniste principal qui continue de poursuivre des détraqués, il semble s’améliorer et surtout s’habituer à sa nouvelle condition. L’auteur profite du passage compliqué lors d’un combat pour nous faire un petit flashback sur le passé de Shintarô (comme s’il revoyait sa vie avant de trépasser), on en apprend ainsi un peu plus sur lui, et sur son penchant un peu spécial. Mais surtout, sur le fait qu’il est justicier dans l’âme, à moins qu’il aime juste tabasser les autres tout en morflant lui-même ? Qui sait ?

Parlons un peu de Belle (personnage féminin secondaire), je la trouve vraiment très spéciale également, mais plus dans le sens drôle que flippant (du moins pour le moment). Au vue de ce qu’il se passe avec elle dans ce volume, elle ne restera sûrement pas au second plan longtemps (surtout au vue de la situation actuelle de la petite amie de notre héros, ahem…). Le passage à la fin où ils sont tout les deux est juste trop drôle à lire.


Les dessins sont toujours autant époustouflants, à la fois magnifique et horrifique afin que l’on soit en admiration devant le talent du dessinateur, mais également en horreur voire dégoût face aux différents détraqués du volume. Mise à part les personnages, qui suivant leur position, ont des têtes bizarres, le tout est dans l’ensemble bien réalisé. Le pire dans tout ça (en tout cas, pour moi), c’est que j’arrive quand même à ressentir de la pitié pour le pauvre personnage de l’image ci-dessus (avant sa transformation). C’est quand même dingue toute ses émotions et sensations en à peine quelques pages !

Un nouveau personnage très intéressant (et aussi dégelasse) fait son introduction au cours du tome, je ne le désignerais pas comme un détraqué combattant (comme notre héros principal), mais je ne le mettrais pas non plus du côté des détraqués basiques, puisque lui aussi garde la raison, et c’est ça qui le rend intéressant, pour le côté dégoûtant je n’ai pas envie d’en parler… En parlant, de détraqué combattant, il semblerait que notre héros ne soit pas le seul… (et j’aime bien le style du nouveau) il semblerait même si on lit les extraits du prochains volume, qu’il y en ait plusieurs…


En bref, si vous ne trouviez pas le premier tome assez gore, vous serez plus que comblé avec celui-là, la sensation de malaise est toujours plaisante, mais les personnages sont malgré tout attachants.

HA T3

Ma Note : 8.65 /10

Note : 8.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.75 / 2              ¤ Originalité : 1.75 / 2

¤ Personnages : 1.5 / 2                ¤ Scénario : 1.65 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2


Chronique du tome précédent :

Jagaaan – Tome 1


Shintarô Jagasaki travaille comme agent dans un petit poste de police. Il vit avec sa petite amie, s’imagine déjà marié et père de famille… mais cette perspective d’avenir ne le réjouit pas particulièrement. Un jour, il tombe nez à nez avec un mutant chaotique et dévastateur ! C’est alors que la main droite de Shintarô se métamorphose… Au beau milieu de la destruction et du désespoir, un nouveau héros au côté sombre vient de se révéler !

~ Livraddict


Jagaaan est un seinen, édité en France par les éditions Kaze. Si vous connaissez le manga Parasites, sachez que Jagaaan lui ressemble beaucoup pour le thème général, c’est-à-dire le fait que les êtres humains se font posséder par un élément extérieur, on ignore toutefois si ici il s’agit d’extraterrestre. Par contre, pour le reste il n’y a rien qui le fasse ressembler à cet autre manga, en effet, Jagaaan aborde le thème avec moins de sérieux, et plus dans le sens dérangé, ce qui peut ne pas plaire à tout le monde…


J’ai découvert la série grâce au premier confinement, qui a donné l’idée à certains éditeurs d’offrir des versions numérique de certaines de leur série, les deux premiers tomes de Jagaaan en faisait partie (car oui, je crois que l’offre n’est plus valable). Le tome commence en nous présentant son personnage principal, Jagasaki, un jeune policier de quartier, qui, on peut le dire n’a pas un caractère et des pensées banales… En effet, il est plus du genre insensible et très, très peu expressif, si bien que ses sourires (afin de se fondre dans la société) sont tous forcé, même avec sa petite amie. Il n’est pas vraiment satisfait de sa vie actuelle, lui-même dit qu’il va finir sa vie de manière banale et que cela le frustre, mais on peut également dire qu’il ne fait rien pour changer cela… Heureusement pour lui, sa vie ne va pas tarder à basculer…

La série met en avant des personnages parasités par des grenouilles (sûrement pas terriennes) attirées par nos frustrations, ou autres désirs que l’on cache, bien évidemment, afin de pouvoir vivre en société. C’est d’ailleurs pour cette raison, que Jagasaki est également infecté, mais par un têtard. Le parasite fini par déclencher une transformation afin d’extérioriser ses frustrations, et celles-ci sont souvent fatales pour les personnes environnante… Est-ce là une manière pour l’auteur de dénoncer le mode de vie des Japonais ? Car oui, nous en France, nous sommes assez chanceux car nous faisons passer les spécificités individuelles, tandis qu’au Japon, c’est au Japonais à s’accommoder de la « norme » afin de ne surtout pas paraître dépareillé avec le reste du groupe (raison pour laquelle beaucoup de jeunes ont des difficultés de nos jours… harcèlement… suicides…). En tout cas, il ne faut surtout pas intérioriser ses problèmes et les garder pour soit, il faut les évacuer sinon on finit par exploser, c’est également ce que montrer la série, même s’il y a une histoire tout autour évidemment.


J’aime bien cette série pour plusieurs raisons, et comme je l’ai dit plus haut, elle ne plait sans doute pas à tout le monde… L’une de ses raisons, est justement ce qui risque de ne pas plaire, à savoir le côté dérangeant que nous fais ressentir la série. Ce côté dérangeant est présenté de différente manière, mais notamment par son personnage principal et la manière d’aborder les événements. Le fait également, que d’une certaine manière la drogue soit mise en avant de manière, certes indirecte, mais quand même assez présente dans la série… Bon, il ne s’agit bien évidemment pas de vraie drogue, mais de crotte d’un être ressemblant à une chouette… donc oui c’est déjà moins appétissant… Le petit détail que j’ai bien apprécié est la présence d’une mascotte dans le manga, il ne me semble pas en avoir déjà vue dans une série, c’est donc très appréciable de voir cet élément emblématique du Japon dans ce premier tome.

J’ai vue d’autres chroniqueurs dire que c’était dommage que les « ennemis » de notre personnage principal ne soient pas plus développer… Pour ma part, je ne vois pas ce que ça apporterais de plus au manga, étant donné que pour ce premier tome, deux des cas présentés ne sont pas connus personnellement par Jagasaki, ils ne servent qu’à apprendre à celui-ci comment fonctionne son pouvoir et rien d’autre…

Enfin, pour le côté graphique ce premier tome est très bien réalisé ! La seule chose qui me dérange un peu son les yeux du personnage principal, je ne sais pas pourquoi, mais je les aime pas trop… Sinon je n’ai rien à redire, le gore est bien présent et les différents éléments qu’ils soient en premier ou second plan sont bien réalisés. Pour l’originalité, on va dire que je préfère ce concept à celui du manga Parasites qui aborde le même thème, mais que je n’ai pas du tout aimé (j’ai essayé l’anime, mais j’ai vite abandonné…).


En bref, ce tome est bien sympathique, mettant pleins d’éléments en avant et ayant un fond concret afin de critiquer un peu la société japonaise. Malgré tout, ce n’est pas une série qui plaira à tout le monde.

HA T3

Ma Note : 7.75 /10

Note : 7.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.85 / 2              ¤ Originalité : 1.65 / 2

¤ Personnages : 1.45 / 2                ¤ Scénario : 1.55 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.25 / 2


Chronique du tome 2 :