Chien Chaud, Quatre Saisons

# Joseph Kochmann


Alerte sur Inspiterre !

LeRoy Dutemps, célèbre directeur du Manoir Dutemps, plus grande usine de Nhäture des contrées d’Animaville, vient d’être assassiné !

Le coupable ? Son propre fils, Prince Dutemps, beau jeune braque charmeur et pervers narcissique. Avide de pouvoir, le chien criminel essaye de dérober l’illustre Sceptre Dutemps, source d’énergie toute-puissante, mais se retrouve, malgré lui, prisonnier à l’intérieur. Séparé en quatre, son esprit met en péril la stabilité de l’objet légendaire qui, à tout moment, risque d’exploser, telle une cocotte-minute de pollution surchargée.

L’inspectrice teckel amère Chloé Barkouaf et sa joyeuse partenaire chihuahua Polygon Sobarf reprennent du service ! Les voilà à présent obligées de pénétrer dans les souvenirs de l’héritier psychopathe des Dutemps afin d’affronter les quatre fragments de sa conscience malade.

Printemps, été, automne, hiver… Traversant les saisons de ce monde mental surréel, les deux policières parviendront-elles à vaincre Prince et libérer le bâton magique de son emprise ?

ATTENTION, CHIEN MÉCHANT !
CE LIVRE CONTIENT DE NOMBREUSES SCÈNES DE VIOLENCE ET N’EST DONC PAS À METTRE ENTRE TOUTES LES PATTES.


Chien chaud, quatre saisons est un roman policier, mélangeant thriller et fantasy édité en autoédition par son auteur Joseph Kochmann. Il nous place dans un univers où les animaux ont une apparence « humaine » dans le sens où ils sont tous bipèdes, son évoqué ici, les canidés, les félins et un gorille. Comme indiqué, ce roman n’est pas à mettre en toute les pattes, pour la simple et bonne raison, que plus on avance dans l’histoire, plus on a l’impression de se rapprocher d’un film d’horreur !

Je tiens à remercier son auteur, pour sa proposition de SP via Simplement.pro.

Gorille Blanc – Zoo de Barcelone

Que dire de l’intrigue ? Elle est prenante, et une fois qu’on l’a pense terminée, l’auteur arrive encore à en rajouter, sans pour autant que ça se ressente et sans manquer d’imagination. Entre la souffrance physique et morale de ses personnages, l’écologie, la corruption de la politique, l’auteur arrive à tous lier et à nous faire un récit magnifique autant qu’horrifique. Certains éléments sont rapides à déterminer, comme la présence de ce mystérieux Nicholas et son but, mais malgré tout, j’ai était très surprise de découvrir, avec horreur, son véritable visage une fois qu’il a fait tomber le masque. La présence de 4, aussi mystérieuse que nécessaire à tous le récit me laisse sur ma faim, mais avec la fin qui annonce une suite des aventures de Chloé, j’aurais sûrement droit à plus d’aventures avec ce personnage si mystérieux que j’ignore encore si je dois le détester ou bien l’aimer.

Au centre de ce récit également, la politique et l’écologie, j’ignore si l’auteur souhaite avec ce roman démontrer la réalité, mais j’avoue y voir une nette ressemblance par moment… La politique, qui manipule les citoyens pour les faire consommer plus que nécessaire, tout en « protégeant » la nature, j’avoue que tout ça me fait bien marrer… La corruption de ses personnages, quant à elle, ne m’étonne même pas, oui j’ai très peu d’estime pour la classe politique… M’enfin, c’est un sujet qui fâche alors passons…

© Hearthstone

Les personnages sont tous très bien travaillés, même s’ils sont secondaires dans l’histoire, tels que leur caractère, leur tic de langage et que sais je encore (que j’ai pu oublier). Cela permet de donner plus de profondeur et d’existence à chacun d’entre eux, de pouvoirs les identifier clairement tout au long du récit. Après, je dois avouer en avoir détesté plus d’un, dont Chloé, qui aurait mérité quelques claques par moment, mais on va dire que la fin rattrape son petit écart… J’ai bien aimé découvrir le passé de plusieurs d’entre eux, parfois commun, mais avec chaque point de vue. Comme quoi on peut être plusieurs à vivre les même évènements, tout en les ressentant chacun différemment.

Quand j’écris une chronique, j’ai pour habitude de faire quelques recherches avant, notamment sur les autres œuvres de l’auteur. Il est parfois difficile de trouver quelque chose, lorsqu’il y a de l’auto édition au milieu, mais cette fois-ci j’ai trouvé quelque chose. Notamment, d’autres aventures avec nos deux héroïnes ! Comme « En Fait, C’est le Rêve du Chien » qui reprend l’une de leur enquête policière. Sur le même univers, on retrouve le mystérieux 4 dans « La Sortie« . Enfin, il semblerait que de nouvelles aventures soit en cours de rédaction (alors courage à l’auteur !).




©Geeky Nikki fan art LOL

En bref, j’ai adoré ce livre, alors que je ne suis pourtant pas fan de tout ce qui fait peur, je l’ai trouvé très bien construit, et malgré sa longueur, je ne me suis pas ennuyée une seconde !


Ma Note : 8.90 /10

Note : 8.5 sur 10.

¤ Accessibilité : 1.45 / 2              ¤ Originalité : 1.65 / 2

¤ Personnages : 1.85 / 2                ¤ Scénario : 1.95 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2


Far Away : les soldats de l’espoir

# Mai wei


Normandie, juin 1944.
Dans les rangs de l’armée allemande, les Alliés découvrent deux soldats venus de l’autre bout du monde. Faits prisonniers par les Soviétiques puis les Allemands, ils ont combattu dans trois armées et parcouru plus de 12 000 km à travers la Seconde Guerre mondiale. Leur exploit est resté inconnu jusqu’à ce jour…

~ Allociné


Voici un film dont j’espérais vous faire la chronique depuis un très long moment, pour la simple est bonne raison que c’est un très gros coup de cœur depuis mon premier visionnage. Si je devais le mettre dans un classement, contenant uniquement des films sur le même thème évidemment, il serait premier (avec à sa suite « Tu ne tueras point » et « 1917 » que j’ai déjà chroniqué, voir le lien vers leur chronique en bas de page). Pour ceux qui commence à me connaître, vous savez sûrement déjà que j’adore l’histoire, c’est pour cette raison, en plus du devoir de mémoire (et ressentir ce que mes grand-parents on vécu), que je regarde beaucoup de films sur ses périodes que sont les deux grandes guerres. Il est vrai qu’un film ne peut en aucun cas nous faire vivre pleinement les choses, mais cela permet tout de même de se rendre compte que ça n’a rien à voir avec les jeux vidéo tels que Call of Duty. Comme toujours, se ne sont également pas des films adaptés au plus jeunes (surtout mon top 3 que je viens de citer), même Jojo Rabbit est assez limite je trouve, mais pour un premier rapport avec le thème il reste mieux adapté grâce à son côté humoristique.


Après cette longue introduction, passons à la chronique, car même si je pourrais parler du thème du film pendant des heures, ce n’est pas pour ça que vous êtes là… Far Away est un film se déroulant durant la Seconde Guerre Mondiale, du côté de l’Asie, notamment en Corée qui est alors sous le joug Japonais. Si vous suivez un peu l’actualité vous saurez alors qu’ils sont toujours en froid par rapport à cette période et tout ce qui a pu se passer… Heureusement, de notre côté, on a plus ou moins fait la paix avec l’Allemagne et tant mieux ! L’intrigue montrera tantôt des passages où nos protagonistes sont ensemble, tantôt où ils sont séparés, mais leur deux histoires sont liés l’une à l’autre. L’intrigue démarre donc en Corée, durant l’enfance de nos deux protagonistes principaux, qui sont alors maîtres et serviteurs, mais également compétiteur pour des courses de marathon. Tout se déroule bien, jusqu’à un tragique évènement qui sépare, et laisse en froid, les deux jeunes hommes, jusqu’à le déroulement d’une course de marathon. Le résultat de la course truqué, le gagnant (Jun-shik – Coréen) et ses supporters finissent dans un camp japonais, forcé de rejoindre l’armée impériale stationnée en Corée et combattant actuellement les forces soviétiques équipés de chars. Ils finissent tout deux prisonniers dans un camp soviétique, puis ils fuient vers l’Europe. Je vous laisse découvrir le pourquoi du comment, ainsi que l’évolution de leur relation.

Je vais maintenant abordé la raison pour laquelle il est premier de mon top concernant les films de guerre. La première raison, qui est pour moi très importante, est qu’il s’agit d’une histoire vraie, et j’adore que l’on raconte à partir de fait réels, cela rajoute un poids en tant que spectateur de ce dire que quelqu’un a réellement connu ce genre d’évènements. Oui, on sait que la seconde guerre mondiale a engendré telle ou telle chose, mais rajouté des noms de vrais soldats, avec leur vraie histoire… J’en viens ainsi à ma seconde raison, la qualité du périple, ou du moins sa difficulté (j’avoue ne pas savoir comment l’exprimer clairement, pardon). On ne nous plonge pas directement dans la Seconde Guerre Mondiale, on nous explique d’abord leur passé et c’est bien. La situation géographique également, il s’agit de l’un des rare film qui montre à la fois des plans sur la guerre en Asie (je ne connais que The lost Soldier, kamikaze, memories of war), mais aussi en Europe (même si ce passage est plus court), ce qui est très rare, la plupart des films nous présentes dans les rangs des forces Américaines ou Française, d’un point de vue culturel c’est donc un vrai plus. Enfin, la dernière raison, l’émotion, la musique, les plans, les dialogues tout ses éléments permettent des moments riches en émotion, que se soit de la colère ou de la tristesse, tout est bien dosé (et la fin, oh la fin, rien que pour celle-ci, regardez ce film).


Parlons peu parlons casting, car oui, de ce côté là aussi il y a des choses à dire. Notamment que la nationalité des acteurs correspond à celle des personnages qu’ils incarnent (Japonais, Coréen, Chinois, etc). Vous aller me dire, c’est normal c’est un film coréen et vous avez raison. Mais je tenais quand même à le souligner, car dans les films ou séries Américaines cela ne concorde pas toujours (et parfois c’est assez agaçant). On retrouve ainsi, dans les rôles principaux Dong-Gun Jang (Rampant, Frères de sang) qui interprète le rôle de Kim Jun-shik, et Joe Odagiri (Gassô, The World of Kanako) dans le rôle de Tatsuo Hasegawa. Mais on retrouve également Hee-Won Kim dans le rôle secondaire Choon-Bok, cet acteur se trouve également dans la série que je regarde actuellement « Angry Mom« .

Enfin, pour ce qui est du son et de l’image, même si le film commence à dater un peu (2011/2012), le tout est très beau à regarder et écouter (pour les passages ayant beaucoup de paysages évidemment, une guerre n’est jamais belle). Comme dit plus haut, les musiques accompagnant chaque moment important sont magnifiques et font ressentir les émotions qu’il faut. Le maquillage des acteurs est également très soigné, montrant avec une forte précision, par exemple, les dégâts du froid sur la peau voire jusqu’au membres eux-mêmes.


En bref, ce film est un coup de cœur depuis un moment déjà pour moi et je ne peux que vous le conseiller, que se soit pour élargir vos connaissances sur la Seconde Guerre Mondiale ou pour une toute autre raison.


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

Doubt – Tome 1


Rabbit Doubt, un jeu sur téléphone portable qui fait fureur au Japon. Dans ce jeu le but est de débusquer le loup alors que vous faites partie des lapins. Et le loup utilise tous les subterfuges possibles pour créer la confusion et éliminer un par un tous les lapins.

Mais pour ces cinq fans du jeu, il ne va pas tarder à virer au cauchemar. Yuu, Mitsuki, Rei, Hajime, Eiji, et Haruka se réveillent enfermés dans une pièce et à leurs côtés le corps d’un camarade mort. Chaque adolescent a sur sa peau un code-barres tatoué qui leur permet à chacun d’ouvrir une porte, ce qui semble être leur seul espoir.

Un loup se cache parmi eux. Et il faudra le démasquer avant d’êtres dévorés. Le trouverez-vous ?


Doubt est un seinen en 4 volumes, édité chez Ki-oon éditions, et écrit par Yoshiki Tonogai. Il s’agit de sa première série d’horreur centré sur le jeux du loup. La série est très centrée sur la psychologie et la psychose qui tourne autour de la peur de mourir et de ne pas savoir par qui. Cette même psychose, qui empêche d’avoir confiance à ceux qui nous entoure et qui parfois nous obscurci la vérité… Avec le jeux du loup, il ne faut pas se fier aux apparences, le loup n’est pas forcément celui qu’on pense…


Comme toutes histoires d’horreurs, l’histoire commence doucement et gentiment puis vient la chute. Dans le cas présent, cette chute représente l’enfer, puisqu’un groupe de 6 personnes se retrouvent enfermées dans un lieu inconnu, avec de mystérieux code barres sur le corps. Ils n’ont que pour seul indice le portable de l’un d’entre eux, ouvert sur le jeux rabbit doubt, jeux auquel le groupe avait l’habitude de jouer. Commence ainsi les doutes, les pertes de confiance et la recherche du meurtrier, mais y arriveront-ils avant leur trépas ? L’ambiance est très sombre et l’on ressent bien la psychose de chaque personnage rien que dans ce premier tome où pourtant beaucoup de mystère plane encore sur la situation des personnages.

Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu rabbit doubt, ou pour nous français, le jeu du loup, voici une petite explication. Le jeu consiste à trouver l’intrus, car parmi la bande de gentil lapin, se cache en réalité un féroce loup garous, qui chaque nuit dévore l’un d’entre eux. Il existe beaucoup de variante du jeux, notamment avec le jeu du loup version villageois, avec des personnages spéciaux comme la sorcière, mais ici rien de tout ça, les lapins sont égaux.


On pourrait donc résumer le jeu à la chasse au menteur, mais comment savoir qui ment, lorsque l’on ne connait personne ? Même si le groupe jouait souvent en ligne à ce même jeu, comment savoir leur personnalité dans la vraie vie ? A qui peut-on faire confiance ? C’est ainsi que naît la peur, que l’on finit par s’isoler car on a peur des autres, ce qui, dans ce genre de jeu, équivaut à signer son arrêt de mort, car le loup n’attaquera jamais le groupe…

Le tome se termine avec le doute général qui plane au sein du groupe, faut-il rester ensemble ou bien se séparer ? Pour le moment, aucune mort à déplorer, mais qui sera la première victime de ce jeu de la mort ? Et qui est le loup derrière son masque ? La suite au prochain volume !


En bref, ce premier tome permet d’introduire le jeu sanglant qu’est Rabbit Doubt une fois adapté à la vraie vie, il entretient également le mystère et le suspense sur ce qui arrivera à notre groupe. Une chose est sûre, si vous commencez à lire et surtout à apprécier, vous dévorerez la suite directe (comme je l’ai fais).

HA Doubt T1

Ma Note : 8.35 / 10

Note : 8.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.25 / 2                                       ¤ Originalité : 1.5 / 2

¤ Personnages : 1.75 / 2                                     ¤ Scénario : 1.85 / 2

¤ Emotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2


Chroniques sur l’univers de Tonogai Yoshiki :

univers de Tonogai Yoshiki