Sneakerella


L’histoire se déroule dans le petit monde du streetwear newyorkais, et raconte les aventures d’El, un jeune styliste talentueux. L’adolescent, magasinier dans la boutique de chaussures qui appartenait autrefois à sa mère décédée, prend soin de cacher son talent à son beau-père débordé et à ses deux horribles demi-frères qui prennent un malin plaisir à l’empêcher de s’épanouir.

Quand il rencontre Kira King, la fille farouchement indépendante de Darius King – légende du basket et roi de la chaussure de sport – le courant passe immédiatement. Encouragé par sa meilleure amie, et avec un petit coup de pouce de son parrain, El décide de réaliser son rêve, celui et de devenir un styliste reconnu dans le monde très fermé de la sneaker.


Encore une chronique de film, mais celui-là j’avais vraiment envie de vous en parler ! Disponible sur Disney + depuis quelques jours, il m’a grandement surpris et en bien ! Pour résumer, il s’agit d’un petit remake, au goût du jour, de Cendrillon ! Ici pas de prince, mais une princesse et pas de pantoufle de vers, mais une sneaker. Je l’ai vraiment adoré, et il est vraiment pour tout âge !

PS : La chronique risque de contenir des Spoil.


Comme la plupart des Disney, vous aurait droit à des chansons, qui pour le coup, n’aurons rien à envier à au film original. Egalement mise au goût du jour, avec des petites chorégraphies de danses, simples, mais efficace, les musiques vous entraînerons auprès d’El le petit cendrillon de l’histoire. On retrouve également la belle famille, elle aussi inversée, avec le beau père et les deux demi-frères, pareillement avec la bonne fée qui à pris un sacré coup dans l’aile quand même.

Dans le dessin animé original, les animaux ont une place assez importante dans l’intrigue, ici, ça ne sera pas le cas. A la place, El aura une amie sur qui compter !

Pour les personnages, on ressent dès le départ que le beau père n’est pas spécialement méchant (contrairement à la belle mère dans l’original), mais plus dépassé par les événements. Par contre, les deux demi-frères sont bien pourris jusqu’au bout, et je trouve dommage de ne pas savoir comment ils ont fini d’ailleurs…


Plus que les deux protagonistes, c’est la sneakers qui est placée au centre de l’intrigue et qui sera le fil conducteur de celle-ci. Pour El, son rêve c’est de devenir designer de sneakers, et il a grand talent pour ça qu’il montrera à plusieurs reprises au cours du film. Evidemment, à cause de ses deux frères et de la position de Kira, il ressentira comme un complexe d’infériorité, et je vous laisse deviner la suite…

Même s’il s’agit clairement d’un film pour enfant, il n’a pas été bâclé pour autant. Le design des paires créées par El sont magnifiques et je les verrais bien aux pieds des gens dans la rue. J’ai particulièrement aimée le design de la seconde paire avec la ville dans la semelle !

Les différents personnages sont attachants (sauf les beaux frères hein), on a le point de vue de plusieurs d’entre eux ce qui permet de bien les développer en fonction de leur importance dans le film.


En bref, malgré qu’il s’agisse d’un énième remake de Cendrillon, Sneakerella a réussi à me surprendre et à devenir un film à part entière et très original. Il vaut le coup d’œil.


Ma Note : 8.5 /10

Note : 8.5 sur 10.

Chronique Disney+ :

Kylooe – Tome 3


Dans un monde ubuesque où exprimer la moindre émotion équivaut à commettre la pire des infractions, nous suivons Mile, d’abord jeune garçon de 8 ans, ensuite adolescent, qui ne parvient pas à s’adapter à cette règle absurde instaurée on ne sait trop pourquoi. Toujours est-il qu’il ne tarde pas à se faire arrêter et à faire la connaissance, dans sa cellule, d’un extravagant personnage dénommé Nath. Rieur et dragueur, il se présente comme l’idéal opposé de tout être parfaitement intégré à cette humanité.


Dernier tome de la série Kylooe par Little Thunder, avec également la dernière histoire. Comme je l’ai peut-être déjà dit, vous pouvez lire les tomes dans n’importe quel ordre, ou juste en tenter un pour voir un peu de quoi ça parle. Toujours centré autour du relationnel, et les difficultés à ce faire comprendre entre nous, ce dernier tome est de loin mon préféré !

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


L’intrigue nous place dans un monde où l’expression des sentiments est clairement interdit (il me semble qu’une autre série, peut-être pas de manga, en parle déjà). Des camps sont même créé afin de remettre dans le droit chemin les individus qui oseraient rire ou pleurer. On suit Mile, un jeune enfant orphelin de mère, on voit une petite partie de son éducation (voir 1ère photo), afin de le faire rentrer dans le moule comme on dit. Après quoi, petit saut dans le temps, où on le voit travailler (oui on saute la case école, alors que c’est sûrement l’endroit où la perte de contrôle des sentiments peu arriver, mais bon…). Il finira pas entrer dans un camp, et faire la connaissance de Nath, qui deviendra le second protagoniste.

L’histoire de Mile semble plus joyeuse que celle de Nath, jusqu’à qu’on apprenne la raison de la dureté de son père envers lui… Les deux protagonistes ont soufferts de ses lois idiotes, et quand celles-ci commencent à changer, pour forcer les gens à sourire, ils n’en ont plus le goût. Les sentiments sont quelques choses d’innées, on ne peut les forcer, même s’il est prouvé que c’est le fait de sourire qui nous rend heureux et non l’inverse.


Kylooe est cette fois-ci présenté sous forme de déguisement, croisé vaguement dans la rue. Son apparition est moins importante et utile dans cette dernière histoire, même s’il reste le fil conducteur, puisque Kylooe veut dire rêve, et que dans le cas présent, le rêve c’était de pouvoir exprimer ses sentiments.

Les dessins avec couleurs permettent de vraiment insister sur l’émotion de certaine scènes. Les personnages arrivent à être touchant en seulement quelques pages. Le foulard qu’utilise Mile afin d’éviter d’afficher ses émotions montre à quel point il a du mal avec ce monde. C’est ce même foulard qui l’aidera à sourire et enfin, trouver sa voie. Ce foulard qui l’aidait autrefois à refouler ses émotions, deviendra son moyen d’en communiquer aux autres.

Comme pour le premier, je trouve que la conclusion arrive bien trop tôt. Certes pour nos deux protagonistes, tout se finit bien, leur histoire à eux est bien fini. Mais j’aurais aimé voir l’évolution de ce monde, qui part à la découverte des sentiments. Il y a peu de chance que tout ce passe bien non ? Et puis, pour le moment, seul le sourire (et donc la joie) est accepté, est-ce que ça évoluera encore après ?


En bref, cette série a été une très belle découverte, je crois que l’auteure (oui, c’est une femme) à fait un autre manga, mais il n’est pas publié en France dommage… En tout cas, je vous conseil cette série, même si elle est un peu chère, elle vaut le coup d’œil.


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

Chronique du tome précédent :

Plus de chronique de l’éditeur :

Para//èles – Saison 1


Quatre amis – Bilal, Romane, Samuel et Victor, dont les vies se retrouvent bouleversées lorsqu’un mystérieux événement les sépare et les propulse dans des dimensions parallèles. Ils vont tout mettre en œuvre pour comprendre ce qui s’est passé et tenter de revenir en arrière, dans leur monde « d’avant ».


Nouvelle série sur Disney +, celle-ci est estampillée « Made in France » et oui ! Vous aurez donc l’occasion de voir quelques visages familiers à l’écran. On démarre tranquillou avec nos quatre protagonistes principaux qui se trouvent être meilleurs amis, mais également avec un autre personnage, qui lancera les évènements qui suivront.


Je ne sais pas trop comment catégoriser la série, je dirais entre la science-fiction et le fantastique… Pour une série française je suis assez surprise (en positif) habitué à des comédies (car on fait rarement d’autres choses), celle-ci change clairement et à du potentiel à mes yeux. Evidemment, il y a encore du chemin à faire pour arriver à la hauteur d’autres séries du même genre.

Le point qui m’a un peu déçu c’est le nombre d’épisodes : 6 d’environ 40 min chacun… Je trouve ça très court, et hélas je l’ai ressenti côté intrigue, même si ça reste léger comme ressenti. Au final, les différents évènements s’enchaînent rapidement, et on se retrouve avec des personnages mieux développés que d’autres (je pense notamment à Victor ou Bilal qui on eu droit à plus de temps). D’un autre côté, avec un petit nombre d’épisodes, le réalisateur nous entraîne dans une course contre le temps, ce qui peut être bien vu également.

Il y a également d’autres choses qui me gênent un peu, mais si j’en parle ici, je risque de trop vous spoiler, je vais donc éviter…


J’ai grandement apprécié le côté scientifique qui ressort de la série, notamment au travers de la mère de Bilal (dont je suis désormais fan de l’actrice, belle interprétation de Naidra Ayadi). On a même le droit à une petite scène « féministe » qui m’a bien fait rire. Certains passages sont clairement difficiles à comprendre, ce qui reflète bien la réalité : la science n’est pas exacte et certaines choses ne sont pas à la portée de tous. J’ai eu l’occasion de visiter le CERN en Suisse, j’en garde un très beau souvenir, même si je n’ai pas vue grand chose au final.

D’ailleurs, ça me fait penser ! Vue que l’on parle de Suisse… Sachez que l’internat cité dans la série existe vraiment ! Victor parle d’environ 100 km entre chez eux et cette école… En sachant que ça se déroule en France… L’intrigue doit donc se dérouler dans le centre Est de la France (vue que le Rhône est également évoqué). Si vous savez où, j’avoue que je serais curieuse de savoir !

Pour les effets spéciaux, il n’y a pas eu grand chose à faire si ce n’est pour ce qui est lié à Victor. Pour le reste, il n’y avait besoin que de jeux de caméras. Tant mieux, certaines séries à petits budgets se lance dans des scènes à couper le souffle et parfois le résultat n’est pas au rendez-vous. En posant des bases simples, les réalisateurs ont fait en sorte que ça reste cohérent et beau à regarder ! Je ne connais évidemment pas le budget pour la série, mais celui-ci n’est certainement pas aussi élevé que pour GoT par exemple.


En bref, cette première saison me donne envie de continuer, j’espère donc grandement une seconde saison, notamment pour un des personnages clairement « abandonné ». Je vois donc cette première saison comme un essai, qui devrait s’améliorer avec une seconde saison. A voir donc.


Ma Note : 7.75 /10

Note : 7.5 sur 10.

Plus de chronique Disney + :

Alerte Rouge

# Disney+ / VO


Les aventures de Mei lin Lee, une jeune adolescente de 13 ans, pleine d’assurance, mais tiraillée entre son image de petite fille modèle aux yeux de sa mère hyper protectrice et le chaos de l’adolescence. Et comme si tous les changements qui s’opèrent en elle ne suffisaient pas, chaque fois qu’elle est débordée par ses émotions – ce qui, pour une ado, arrive quasiment tout le temps – elle se transforme en panda roux géant!


Sorti cette semaine directement sur la plateforme Disney +, Alerte Rouge porte bien son nom ! Le film nous parle clairement du passage à l’adolescence est toutes les difficultés qui s’en suivent, notamment chez nous les filles ! D’une manière générale, dites bonjour aux sautes d’humeurs très fréquentes dû à l’arrivée d’hormones ! Représenté ici sous une forme, bien plus sympathique à première vue, mais ne vous y fiez peut-être pas !


L’histoire nous place dans la vie de Mei, une enfant d’origine chinoise vivant à Toronto. Mise à part certains stéréotypes, je pense que le film est assez ouvert d’esprit. Je ne parle pas seulement pour Mei, mais également ses amies qui sont tout aussi barges… Elles forment un petit groupe assez hétéroclite, mais dont le tout rend super bien à l’écran. Comme quoi, on peut devenir avec n’importe qui, même si nos caractères sont vraiment différents.

Tout commence facilement, on découvre le quotidien de Mei, qui est clairement très centré famille. Elle est très souvent obligée de laisser de côté ses amies afin d’aider sa famille au temple (devinez leur animal totem ?). Evidemment, les ennuis commencent, comme toute jeune fille Mei rêvent de certaines choses… en lien avec des garçons… bon en vrai c’est peut-être un peu poussé, mais avec une mère surprotectrice ça fait de sacré dégâts…


La majorité du film est tourné avec humour afin de facilité l’évocation de sujets très sensibles (notamment celui des règles, qui apparaissent généralement au collège). En l’occurrence, son vrai problème est clairement plus difficile à cacher… Comme dans toutes les histoires, il faut une opposition, ici se sera l’autorité parentale, représenté par la mère de Mei, elle ne devient pas vilaine comme la marraine de blanche neige, rassurez vous. Elle sert juste à montrer l’évolution, quand on est jeune, on est plus souvent entouré de sa famille, mais plus on grandit, plus on peut vouloir s’en éloigné au profit d’amis notamment.

Difficile d’être amis avec sa famille proche, on a toujours l’impression d’être incompris par celle-ci, au final, se qui nous ressemble le plus se sont nos amis, et parfois on ferait tout pour eux. Au final, le film montre que les parents doivent accepter de lâcher un peu du mou, mais aussi que les enfants doivent comprendre que leur parents aussi sont passé par là. L’expérience veut que tu ne souhaites pas que tes enfants réalisent les même erreurs, mais au final, peut-être qu’il faut leur laisser en faire quelques unes ?

Enfin, l’animation est juste magnifique comme toujours avec Pixar. L’effet de mouvement des poils est magnifique et à dû demander beaucoup de travail.


En bref, j’ai bien apprécié ce petit film, et je suis évidemment ravie qu’il soit sorti directement sur la plateforme !


Ma Note : 8.5 /10

Note : 8.5 sur 10.

Plus de chronique Disney + :

De l’autre côté du Mythe – Tome 3

# Medousa


Maintes fois, on a raconté que ma chevelure reptilienne ne dissimulait qu’une coupable, un être vide de sentiments, un monstre. Ceux-là veulent me réduire, moi, Médousa, à un simple pion dans le grand échiquier des dieux de l’Olympe. Mais que savent-ils de ce qu’il s’est réellement passé ? 

Je vais vous confier comment, fière héritière d’un royaume archaïque, j’ai grandi avec mes sœurs immortelles et mes interrogations sur le monde. Comment Poséidon, dieu capricieux et redouté, n’a pas hésité à arracher ce qui ne lui était pas donné. Comment, de créature adorée je sus inspirer la crainte, animée d’une rage qui me fit à mon tour prendre, d’un seul regard, ce qui ne m’appartenait pas. Et comment, nous, Médousa et autres gorgones diabolisées, les figures de l’ombre, nous avons joué notre rôle… ou choisi notre propre destinée. 

Laissez-nous vous guider de l’autre côté du mythe.


Découvert par hasard lors d’un passage dans ma librairie ambulante préférée. J’ai craquée pour ce roman grâce à sa couverture, mais aussi pour le thème abordé. Très friande de mythologie (de tout horizon), je me suis laissée tenté par le tome qui me parlait le plus. Qu’elle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai appris que son auteure (autrice) venait d’une ville près de chez moi ! Je trouve ce livre vraiment très intéressant, il mériterait bien plus de visibilité.

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


Malgré que ce tome soit le troisième de la série, j’ai souhaité commencé par celui-ci. La raison ? Car la Méduse est le personnage que je connais le mieux parmi les trois, actuellement présente dans la série. Je peux donc vous le dire sans crainte, vous pouvez faire de même ! Les histoires sont indépendantes les unes des autres et peuvent donc être lu dans n’importe quel ordre. L’avantage avec celui-ci, c’est qu’il y a un extrait du tome un : Ariadne (Ariane), mais aussi qu’il est assez court. Ainsi si vous n’êtes pas sûre d’apprécier, je pense que c’est le mieux pour commencer.

La méduse est sûrement l’un des « monstres » les plus connus de la mythologie grecque (avec le cyclope, les sirènes ou encore les harpies). Elle est présente dans pas mal d’œuvres touchant à la mythologie grecque (Assassin’s Creed, Percy Jackson par exemple). Sa représentation est donc assez bien encrée dans l’image collective, à savoir, un être mi-homme mi- serpent, avec des cheveux de serpents et surtout une vue fatale. Avec ce roman, je trouve le personnage humanisé, touchant dont le destin est très clairement tragique. J’apprécie également le lien proposé entre Athéna et celle-ci, qui participe également à cette humanisation.


Le critère qui pourrait être rédhibitoire pour certains est sûrement le vocabulaire. Certains termes sont clairement difficile à comprendre ou encore en grecque. Mais pas de panique ! Il y a un glossaire à la fin, avec des définitions sur ses différents termes. De quoi élargir un peu les horizons facilement. Certains termes sont également facile à deviner grâce au sens de la phrase. C’est pourquoi, malgré ceux-ci, je pense que la série reste très accessible. Attention toutefois, comme dit au début du roman, celui-ci peut heurter la sensibilité du lecteur car il y évocation de viol/suicide (les deux premiers tomes ne portent pas cette mention). Il est conseillé pour 13 ans et plus.

Je viens également de penser à autre chose… Le prix… Il est de 15€ (format papier) pour environs 176 pages. Il peut paraître un peu élevé, mais le travail réalisé sur la couverture peut en être l’une des cause. J’espère que cela permet une meilleure rémunération de l’auteure et de l’illustratrice.

La couverture est simple, mais magnifique. On peut y voir Athéna et Médousa avec des effets dorés qui collent bien au thème. Pour représenter au mieux les deux personnages, on peut également voir des serpents pour Médousa, les décors quant à eux sont dans le style grecques comme la mythologie de l’intrigue. Comme le dit si bien Athéna à la fin : « Je voulais qu’on sache et qu’on nous associe pour l’éternité. Elle, maudite, et moi, bien-aimée. Nous n’étions qu’une« .


En bref, j’ai adoré ce premier tome, l’auteure a réussi à rendre vivante, humaine et touchante un personnage de la mythologie grecque considérée comme un monstre, bravo.


Ma Note : 9.5 /10

Note : 9 sur 10.

Chronique du tome précédent :

Secretly Greatly

Covertness / Eunmilhage Widaehage


Le 5446 est un groupe d’agents très spéciaux nord-coréens, prêts à mourir pour leur pays. Won Ryu Hwan, surentraîné depuis son plus jeune âge, représente l’élite de cette unité créée dans le but idéaliste d’unifier la Corée.
Dans le cadre d’une mission d’espionnage, Ryu Hwan est envoyé dans un petit village sud-coréen où il doit jouer l’idiot du quartier. Après deux ans d’ennui et de frustration à faire le pitre sans recevoir d’ordre, il s’habitue peu à peu à sa vie ordinaire au contact des habitants du village.

Quand arrivent Lee Hae Rang et Lee Hae Jin, deux autres jeunes espions de son unité sous les traits respectifs d’un aspirant rockeur et d’un étudiant, Won Ryu Hwan croit que les choses vont enfin bouger. Il va donc les aider à s’intégrer dans la communauté et pense secrètement pouvoir bientôt retourner auprès de sa mère en héros.
Mais des évenements et des tractations politiques entre le Nord et le Sud vont tout bouleverser. En effet ils reçoivent enfin le signal tant attendu.

Que va-t-il advenir de nos trois espions ?

~ Nautiljon


Ce film, je voulais vous en parler depuis un bon moment, mais je voulais être sûre de comment j’allais l’aborder. Comme il s’agit d’un film d’espionnage coréen, je ne voulais pas dire de bêtises (même s’il y en aura peut-être un peu malgré tout, pardon). Du coup, il commence un peu à dater, j’ignore s’il est encore possible de le trouver afin de le visionner… Mais sincèrement, s’il y a une acquisition à faire pour les grandes plateformes de streaming, c’est bien ce film.


Au premier abord, il semble être très joyeux et second degré, cela ne fait que renforcer la chute au milieu du film. Et oui, cela reste un film d’espionnage avec donc un minimum d’action… C’est vrai que ça fait rire de voir qu’un espion littéralement entrainé à tuer, doit fait l’idiot du village plusieurs années, avant que les choses ne bougent… On a tous une vision, assez péjorative, de la Corée du Nord, mais est-ce qu’il faut pour autant croire à 100% tout ce qui se passe dans ce film ? ça je l’ignore…

Entrainé depuis leur plus jeune âge afin d’espionner la Corée du Sud, pour les services de renseignements du Nord, ses espions sont endoctriner et pense vraiment être serviable à leur patrie. Malheureusement, malgré l’endoctrinement, ils restent des êtres humains dotés d’émotions, impossible à détruire. Au final, les monstres décris par leur supérieur depuis des années, ne sont en réalité que des gens ordinaires, auxquels ils finiront par s’attacher sans s’en rendre compte.


D’abord seul, au final, on se retrouvera avec 3 espions, il me semble de générations différentes. Chacun avec une vision particulière de leurs rôles, parfois un peu extrême… Ils apprendront à se connaître et au final deviendront amis, normal après tout, ils sont dans la même galère : en attente d’un ordre de mission. Au final, tout ne se passera pas comme prévu, des choix seront fais… Malgré les défauts de leurs supérieurs, resteront ils fidèle à leur patrie ? Car, je ne l’ai pas précisé, mais en échange de leur enrôlement en tant qu’espion, leur famille devait toucher une pension, et oui, toujours l’argent…

Le début avec les moments simple de la vie nous fait envier grandement la fin, mais quand celle-ci arrive, on a juste envie de retourner au début avec les bons moments. Avec ce film, la Corée du Nord, passe vraiment pour le mauvais gars de l’histoire, mais peut-on vraiment dire que c’est différent dans l’autre sens ? J’imagine qu’il y a aussi des espions dans l’autre sens non ? Une chose est sûre, élevé des jeunes avec une vision aussi caricaturale et extrême d’autrui ne continuera de marcher que s’il n’est jamais en contact avec ses individus. Au final, nous finissons malgré tout par avoir « notre » opinion.


En bref, j’ai grandement apprécié ce film, qui m’a donné envie d’en découvrir d’autres du même genre, afin de mieux comprendre les tensions entre les deux Corées.


Bande-annonce :


Ma Note : 9/10

Note : 9 sur 10.

Jizo

# Antoine Dole & Mato


Aki ne retrouve plus le chemin pour rentrer chez lui. Tout le monde semble indifférent à cet enfant perdu. Tous… sauf Jizo, un étrange garçon sorti de nulle part.

Est-ce un enfant des rues ? Va-t-il vraiment le ramener chez lui ? A-t-il raison de le suivre dans le temple où il l’emmène ? Malgré son grand sourire, Aki peine à faire confiance à son nouvel ami.

Surtout qu’une effroyable sorcière chasse les enfants à la tombée de la nuit…


Nouvelle chronique ! Cette fois-ci sur un one-shot franco-japonais qui nous raconte un conte populaire. Il s’agit de la première collaboration entre Mato, une jeune illustratrice japonaise et Antoine Dole, scénariste de BD (Mortelle Adèle), manga (4Life)… Jizo est donc un conte qui explore le folklore japonais un peu à la manière du Voyage de Chihiro. Un titre qui promet donc d’être très intéressant !

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


Les dessins de ce one shot sont très doux, et varie entre un côté lumineux et sombre suivant l’ambiance voulu par les deux auteurs. Je trouve qu’ils accompagnent parfaitement l’histoire, les jeux de lumière étant un élément important de celle-ci. On voit clairement au style employé le caractère des trois personnages principaux. On ressent également la frustration d’Aki quant il essaie de demander de l’aide sans y parvenir, on sent que quelque chose cloche lors de cette situation, mais aussi avec le fait que le temps ne semble pas s’écouler comme prévu…

L’histoire est également très facile à suivre, même si on ne comprend pas directement (et tant mieux) certaines parties de l’intrigue. Je trouve d’ailleurs que le rythme est assez lent, mais s’accélère vraiment vers la fin, ce qui m’a laissé un ressenti d’une fin trop rapide. Après il est vrai qu’il n’y avait pas grand chose de plus à raconter, et qu’Aki avait assez fait de caprice au cours de l’intrigue pour nous en fournir un de plus… Oui, les caprices des jeunes personnes m’exaspèrent, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier l’histoire !


Je ne sais pas si c’est le conte qui fait ça, mais la maturité d’Aki est acquise en seulement quelques pages, d’où mon impression de « trop rapide ». En effet, tout du long il fait ses caprices d’enfants, de manque de confiance, de peur, de manque côté parents. Et pouf, d’un coup, à la fin, il est tout content, comprends et accepte… Il n’y a pas vraiment de monté en puissance, mais peut-être est-ce volontaire ? Défini comme un déclic ? Mais j’avoue avoir du mal à voir ce genre de déclic chez un enfant, qui commençait sûrement à comprendre la notion évoquée…

Enfin, la fin de cette superbe histoire est juste magnifique et suffit presque à elle seule (les dessins l’aide) à effacer les quelques points négatifs que j’ai énumérés plus haut. Elle est belle, pleine d’espoir et d’amour, et surtout, très lumineuse. Pour Jizo, cette fin et un nouveau commencement, car au final, son rôle ne se terminera jamais, mais peut-être que cette expérience l’aidera à mieux appréhender son propre avenir et à accomplir ses objectifs.


En bref, j’ai adoré cette nouvelle lecture ! Le conte est très joli et les dessins le met encore plus en valeur ! Même si l’histoire en soi est un peu triste et peu, peut-être effrayer les esprits un peu trop jeune (et surtout imaginatif).


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

Plus de chronique de l’éditeur :

Jurassic World : la colo du crétacé – Saison 2


Nos jeunes héros en détresse commençaient à perdre tout espoir… jusqu’à l’arrivée d’un petit groupe d’écotouristes. Mais faut-il se fier aux apparences ?


On se retrouve pour la seconde saison de Jurassic World : la colo du crétacé ! Toujours coincés sur l’île, la bande de Darius fait tout pour survivre face aux dinosaures carnivores qui ferrait bien d’eux un petit déjeuné… Une belle surprise aura lieu au cours de cette saison, je vous laisse la découvrir ! Elle est à la fois émouvante et drôle.


Cette seconde saison est toujours magnifiquement animée, avec de beaux paysages, de belles couleurs, de beau dinosaures, bref, de ce côté là, il n’y a vraiment rien à redire ! Ce que j’ai trouvé le plus dommage, c’est le côté naïfs des personnages (limité à la bande de Darius et l’autre qui apparaît). En effet, ils sont tous très intelligents, mais malgré ça, ils se font piégés facilement… Bien évidemment, ça ne durera pas longtemps, mais bon, à quel moment peut-on croire que des gens viendrais faire du tourisme sur une île remplis de dinosaures tueurs ? C’est pas pour rien que c’était un parc au départ ! Et puis, jouer sur le côté naïf des enfants, je trouve que c’est vraiment l’idée facile, et c’est bien dommage…

Malgré ce point négatif, on réussi à être de nouveau entraîner dans l’aventure, toujours remplie d’action et rebondissements ! Le groupe commence à prendre ses marques et fini par se ressouder, ils arrivent même à se construire un abri (dont je serais incapable). C’est d’ailleurs là que va commencer les intrigues qui nous conduiront par la suite à la prochaine saison, qui sera sûrement encore riche en émotions !


Difficile de continuer à proposer une série attractive et d’arriver à la renouveler lorsqu’on est limité par le nombres de personnages (dans le cas présent : humains). D’une certaines manière cette saison accueil de nouveaux personnages, mais pas au tout début ! Il a donc fallut trouver un moyen de combler ce « vide », et pour le coup, mettre en avant le côté débrouillard de l’équipe était une bonne idée ! Sur le long terme ça aurait pu être compliqué, mais là, avec les quelques aléas d’une île empli de dinosaures, ça passe crème.

Au fil des épisodes la tension monte, notamment vis-à-vis de ses nouveaux personnages et des conséquences de leurs présence. Et encore une fois, ces événements vont renforcer l’équipe et ses capacités d’adaptation et de défense ! Je vous laisse découvrir la partie avec le T-Rex que j’ai adoré !

J’aimerais parler d’avantage de la fin, mais j’ai peur de vous en spoiler beaucoup trop… Si jamais ça ne vous dérange pas, alors n’hésitez pas à me MP sur l’un des réseaux où je suis présente, je vous en parlerez avec grand plaisir ! En tout cas, la prochaine saison promet de grands événements !


En bref, j’ai encore une fois adoré cette série, je suis assez impatiente de découvrir la prochaine saison. Malgré quelques tensions encore palpable au sein du groupe, ils arrivent à rester suffisamment proche pour s’en sortir .


Ma note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

Chronique saison précédente :

Jurassic World : La Colo du Crétacé

Im – Tome 2

# Great Priest Imhotep


Enfin délivrée de la malédiction qui pesait sur elle depuis huit ans, Hinome compte bien profiter de sa nouvelle vie en toute insouciance… Hélas, Im ne l’entend pas de cette oreille et demande à la jeune fille de l’épauler dans sa mission !

D’abord réticente à cette idée, Hinome change vite d’avis lorsqu’un Magai attaque son amie Kobushi… Le duo de choc se lance donc en quête de phénomènes surnaturels avec l’aide d’Anubis. Mais lorsqu’ils tentent d’éradiquer une nouvelle créature, un autre prêtre du culte d’Amon fait son apparition…et il semble vouloir en découdre avec Im !


Après la chronique du premier tome il y a quelques mois (lien en bas de page), on se retrouve pour un petit avis sur le second tome de la série. Pour rappel, celle-ci est sortie en intégralité chez Ki-oon édition en 11 volumes. L’origine des Magaï est expliqué, de nouveaux personnages font leur entrées, quant à Im, il commence à se faire une place dans cette nouvelle époque.


Outre l’avancée dans la trame principale, on a droit un grand flashback sur le passé d’Imhotep. C’est bien normal étant donné qu’il a été endormi, après avoir été scellé, pendant 3 000 ans… Par ce biais, on voyage vers l’Egypte de cette époque où l’on découvre les raisons qui ont engendré la situation actuelle, à savoir, l’apparition des Magaï. Une grande partie du tome explique cette situation, tandis que l’autre conclue l’apparition d’un nouveau personnage, Harugo un prêtre d’Amon.

Toujours aussi drôles, les bonus présents sous la jaquette réversible nous permettent de rire un peu, et pour l’auteur et éditeur, ça permet d’utiliser cet espace de manière amusante. Quand à la couverture du coup, elle est toujours très impressionnante. Ayant déjà tout les tomes de la séries, je peux vous dire qu’elles vont continuer sur cette lancée ! Les détails présents sur celle-ci sont d’ailleurs également présent au sein du tome, notamment pour les éléments égyptiens où l’auteur c’est grandement appliqué pour donner un résultat très beau par moment.


J’admets ne pas avoir grand chose à dire de plus pour ce tome… Du coup, je vais parler un peu de la série dans sa globalité (sans spoil). Par exemple, je trouve dommage que cette série sois si peu connue… Ou encore qu’elle n’a pas le droit à une adaptation en animé, le rendu aurez pu être magnifique à l’écran… Enfin, très dommage qu’il n’y est pas de goodies (en tout cas en France) à son sujet, j’aurais bien craqué sur une ou deux figurines…


En bref, même si l’intrigue principale n’avance pas trop durant ce tome, j’ai bien aimé découvrir le passé de Im, ça m’a permis de mieux le comprendre lui, ainsi que la situation actuelle.


Ma Note : 8.5 /10

Note : 8.5 sur 10.

Tome Précédent/Suivant :

Plus de Manga Ki-oon :

Big Shot – Saison 1


Un entraîneur de basketball sur un campus universitaire se fait licencier après avoir perdu le sang-froid lors d’un match. Il trouve alors un poste d’enseignant de sport dans une école secondaire privée réservée aux filles. De plus, sa fille jusqu’alors avec sa mère, décide de le rejoindre dans cette nouvelle école. Va t-il réussi à rebondir ? à être un bon père ?


Si vous aimez le sport, et en particulier le basket, vous pourriez alors fortement apprécier cette série. Toutefois, dans Big Shot, même si le basket est au centre de toute l’intrigue, elle n’en reste pas moins qu’un plan secondaire, ne vous attendez donc pas à voir un match entier à l’écran (même dans les anime c’est très rare). Cette série est en tout cas un très beau mélange d’esprit sportif, slice of life et d’humour, visible à tout âge ! Sur cette série, on peut dire que Disney à très bien joué !


On suit dans cette série la tentative de comeback du grand Marvin Korn, entraîneur renommé de basketball, qui a perdu toute crédibilité après avoir lancé une chaise sur l’arbitre lors d’un match… Sa seule chance devient un lycée pour fille… D’un point de vue caractériel, Korn est quelqu’un de très arrogant, peu sensible et expressif, et surtout obnubilé par le basket, il ne pense à rien d’autres… Autant le dire, il n’est donc pas très apprécié, et appréciable… Tout les éléments qui l’ont amené à être ainsi seront évoqués au cours de la saison, on parvient alors à mieux le comprendre, à avoir de l’empathie à défaut de l’apprécier. On peut dire que ce changement est dû à sa fille, qui viendra loger chez lui pour elle aussi, affronter ses démons, mais aussi à l’équipe dont il doit prendre soins. Tout ses personnages évolueront et se pousseront mutuellement vers le haut.

Cette série est donc centrée autour du basket, mais parle surtout de la vie de ses différents protagonistes principaux. Chaque personnage est traité et affronte ses propres difficultés, et c’est bien ! Pourquoi ? Et bien, car ça rend la série plus intéressante et moins monotone. Mais aussi car ça rend les personnages plus réels et humains, on peut s’identifier plus facilement.

Le décors de la série est également magnifique (vive la plage), tout comme l’école utilisée.


Pour le casting, je dois avoué que je ne connaissais que deux actrices avant de voir la série. La première joue un rôle secondaire récurrent, celui de la proviseure du lycée, je parle de Yvette Nicole Brown qui a déjà joué pas mal de séries et de film, pour ma part, je l’ai découverte dans la Belle et le Clochard (film live action). J’adore l’interprétation de son rôle, à la fois sévère et drôle, elle donne à son personnage un côté très réel à mes yeux. L’autre actrice joue un rôle moins important à l’écran, mais je l’adore quel que soit celui-ci ! Il s’agit de Keala Settle, qui interprète ici le rôle de la maman d’une des joueuse. Moins présente au cinéma pour le moment, elle a malgré tout fait un rôle fracassant dans The Greatest Showman (et sa voix, ce qu’elle est belle). Pour le peu de temps qu’elle passe à l’écran, elle arrive malgré tout à ce faire une belle place et une magnifique interprétation de son rôle, loin d’être simple (je ne veux pas vous spoil à ce sujet). J’ai été grandement impressionnée par ses deux grandes dames.

Est-ce que ça veut dire que le casting principal n’est pas ouf ? Pas vraiment non, John Stamos, qui incarne Marvin Korn le personnage principal, a également fait une très belle interprétation ! Son rôle est de loin l’un des plus difficile de la série, son évolution tout au long des épisodes est également très belle à voir. Son personnage ma laissé un avis vraiment très mitigé, on ignore si on doit l’aimer ou non, ce qui rend la fin de cette saison vraiment impressionnante, surtout quand on sait comment il était au début. Pour ce qui est des filles de l’équipe (qui ont donc un rôle important également), j’avoue être mitigée. Certaines propose des choses très intéressante, mais d’autres me laisse totalement indifférentes… J’ignore si c’est dû à leur rôle (et donc au caractère du personnage) ou à leur jeu, car je les découvre avec cette série… Mes deux joueuse préférées sont Mouses et Destiny, et vous ?


En bref, j’ai adoré cette première saison qui a montré une très belle évolution et ce, pour une bonne partie de ses personnages. De belles leçons de vie autour d’un sport que j’apprécie beaucoup, je la conseille fortement.


Ma note : 8.75 /10

Note : 9 sur 10.