Jizo

# Antoine Dole & Mato


Aki ne retrouve plus le chemin pour rentrer chez lui. Tout le monde semble indifférent à cet enfant perdu. Tous… sauf Jizo, un étrange garçon sorti de nulle part.

Est-ce un enfant des rues ? Va-t-il vraiment le ramener chez lui ? A-t-il raison de le suivre dans le temple où il l’emmène ? Malgré son grand sourire, Aki peine à faire confiance à son nouvel ami.

Surtout qu’une effroyable sorcière chasse les enfants à la tombée de la nuit…


Nouvelle chronique ! Cette fois-ci sur un one-shot franco-japonais qui nous raconte un conte populaire. Il s’agit de la première collaboration entre Mato, une jeune illustratrice japonaise et Antoine Dole, scénariste de BD (Mortelle Adèle), manga (4Life)… Jizo est donc un conte qui explore le folklore japonais un peu à la manière du Voyage de Chihiro. Un titre qui promet donc d’être très intéressant !

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


Les dessins de ce one shot sont très doux, et varie entre un côté lumineux et sombre suivant l’ambiance voulu par les deux auteurs. Je trouve qu’ils accompagnent parfaitement l’histoire, les jeux de lumière étant un élément important de celle-ci. On voit clairement au style employé le caractère des trois personnages principaux. On ressent également la frustration d’Aki quant il essaie de demander de l’aide sans y parvenir, on sent que quelque chose cloche lors de cette situation, mais aussi avec le fait que le temps ne semble pas s’écouler comme prévu…

L’histoire est également très facile à suivre, même si on ne comprend pas directement (et tant mieux) certaines parties de l’intrigue. Je trouve d’ailleurs que le rythme est assez lent, mais s’accélère vraiment vers la fin, ce qui m’a laissé un ressenti d’une fin trop rapide. Après il est vrai qu’il n’y avait pas grand chose de plus à raconter, et qu’Aki avait assez fait de caprice au cours de l’intrigue pour nous en fournir un de plus… Oui, les caprices des jeunes personnes m’exaspèrent, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier l’histoire !


Je ne sais pas si c’est le conte qui fait ça, mais la maturité d’Aki est acquise en seulement quelques pages, d’où mon impression de « trop rapide ». En effet, tout du long il fait ses caprices d’enfants, de manque de confiance, de peur, de manque côté parents. Et pouf, d’un coup, à la fin, il est tout content, comprends et accepte… Il n’y a pas vraiment de monté en puissance, mais peut-être est-ce volontaire ? Défini comme un déclic ? Mais j’avoue avoir du mal à voir ce genre de déclic chez un enfant, qui commençait sûrement à comprendre la notion évoquée…

Enfin, la fin de cette superbe histoire est juste magnifique et suffit presque à elle seule (les dessins l’aide) à effacer les quelques points négatifs que j’ai énumérés plus haut. Elle est belle, pleine d’espoir et d’amour, et surtout, très lumineuse. Pour Jizo, cette fin et un nouveau commencement, car au final, son rôle ne se terminera jamais, mais peut-être que cette expérience l’aidera à mieux appréhender son propre avenir et à accomplir ses objectifs.


En bref, j’ai adoré cette nouvelle lecture ! Le conte est très joli et les dessins le met encore plus en valeur ! Même si l’histoire en soi est un peu triste et peu, peut-être effrayer les esprits un peu trop jeune (et surtout imaginatif).


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

Plus de chronique de l’éditeur :

Jurassic World : la colo du crétacé – Saison 2


Nos jeunes héros en détresse commençaient à perdre tout espoir… jusqu’à l’arrivée d’un petit groupe d’écotouristes. Mais faut-il se fier aux apparences ?


On se retrouve pour la seconde saison de Jurassic World : la colo du crétacé ! Toujours coincés sur l’île, la bande de Darius fait tout pour survivre face aux dinosaures carnivores qui ferrait bien d’eux un petit déjeuné… Une belle surprise aura lieu au cours de cette saison, je vous laisse la découvrir ! Elle est à la fois émouvante et drôle.


Cette seconde saison est toujours magnifiquement animée, avec de beaux paysages, de belles couleurs, de beau dinosaures, bref, de ce côté là, il n’y a vraiment rien à redire ! Ce que j’ai trouvé le plus dommage, c’est le côté naïfs des personnages (limité à la bande de Darius et l’autre qui apparaît). En effet, ils sont tous très intelligents, mais malgré ça, ils se font piégés facilement… Bien évidemment, ça ne durera pas longtemps, mais bon, à quel moment peut-on croire que des gens viendrais faire du tourisme sur une île remplis de dinosaures tueurs ? C’est pas pour rien que c’était un parc au départ ! Et puis, jouer sur le côté naïf des enfants, je trouve que c’est vraiment l’idée facile, et c’est bien dommage…

Malgré ce point négatif, on réussi à être de nouveau entraîner dans l’aventure, toujours remplie d’action et rebondissements ! Le groupe commence à prendre ses marques et fini par se ressouder, ils arrivent même à se construire un abri (dont je serais incapable). C’est d’ailleurs là que va commencer les intrigues qui nous conduiront par la suite à la prochaine saison, qui sera sûrement encore riche en émotions !


Difficile de continuer à proposer une série attractive et d’arriver à la renouveler lorsqu’on est limité par le nombres de personnages (dans le cas présent : humains). D’une certaines manière cette saison accueil de nouveaux personnages, mais pas au tout début ! Il a donc fallut trouver un moyen de combler ce « vide », et pour le coup, mettre en avant le côté débrouillard de l’équipe était une bonne idée ! Sur le long terme ça aurait pu être compliqué, mais là, avec les quelques aléas d’une île empli de dinosaures, ça passe crème.

Au fil des épisodes la tension monte, notamment vis-à-vis de ses nouveaux personnages et des conséquences de leurs présence. Et encore une fois, ces événements vont renforcer l’équipe et ses capacités d’adaptation et de défense ! Je vous laisse découvrir la partie avec le T-Rex que j’ai adoré !

J’aimerais parler d’avantage de la fin, mais j’ai peur de vous en spoiler beaucoup trop… Si jamais ça ne vous dérange pas, alors n’hésitez pas à me MP sur l’un des réseaux où je suis présente, je vous en parlerez avec grand plaisir ! En tout cas, la prochaine saison promet de grands événements !


En bref, j’ai encore une fois adoré cette série, je suis assez impatiente de découvrir la prochaine saison. Malgré quelques tensions encore palpable au sein du groupe, ils arrivent à rester suffisamment proche pour s’en sortir .


Ma note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

Chronique saison précédente :

Jurassic World : La Colo du Crétacé

Big Shot – Saison 1


Un entraîneur de basketball sur un campus universitaire se fait licencier après avoir perdu le sang-froid lors d’un match. Il trouve alors un poste d’enseignant de sport dans une école secondaire privée réservée aux filles. De plus, sa fille jusqu’alors avec sa mère, décide de le rejoindre dans cette nouvelle école. Va t-il réussi à rebondir ? à être un bon père ?


Si vous aimez le sport, et en particulier le basket, vous pourriez alors fortement apprécier cette série. Toutefois, dans Big Shot, même si le basket est au centre de toute l’intrigue, elle n’en reste pas moins qu’un plan secondaire, ne vous attendez donc pas à voir un match entier à l’écran (même dans les anime c’est très rare). Cette série est en tout cas un très beau mélange d’esprit sportif, slice of life et d’humour, visible à tout âge ! Sur cette série, on peut dire que Disney à très bien joué !


On suit dans cette série la tentative de comeback du grand Marvin Korn, entraîneur renommé de basketball, qui a perdu toute crédibilité après avoir lancé une chaise sur l’arbitre lors d’un match… Sa seule chance devient un lycée pour fille… D’un point de vue caractériel, Korn est quelqu’un de très arrogant, peu sensible et expressif, et surtout obnubilé par le basket, il ne pense à rien d’autres… Autant le dire, il n’est donc pas très apprécié, et appréciable… Tout les éléments qui l’ont amené à être ainsi seront évoqués au cours de la saison, on parvient alors à mieux le comprendre, à avoir de l’empathie à défaut de l’apprécier. On peut dire que ce changement est dû à sa fille, qui viendra loger chez lui pour elle aussi, affronter ses démons, mais aussi à l’équipe dont il doit prendre soins. Tout ses personnages évolueront et se pousseront mutuellement vers le haut.

Cette série est donc centrée autour du basket, mais parle surtout de la vie de ses différents protagonistes principaux. Chaque personnage est traité et affronte ses propres difficultés, et c’est bien ! Pourquoi ? Et bien, car ça rend la série plus intéressante et moins monotone. Mais aussi car ça rend les personnages plus réels et humains, on peut s’identifier plus facilement.

Le décors de la série est également magnifique (vive la plage), tout comme l’école utilisée.


Pour le casting, je dois avoué que je ne connaissais que deux actrices avant de voir la série. La première joue un rôle secondaire récurrent, celui de la proviseure du lycée, je parle de Yvette Nicole Brown qui a déjà joué pas mal de séries et de film, pour ma part, je l’ai découverte dans la Belle et le Clochard (film live action). J’adore l’interprétation de son rôle, à la fois sévère et drôle, elle donne à son personnage un côté très réel à mes yeux. L’autre actrice joue un rôle moins important à l’écran, mais je l’adore quel que soit celui-ci ! Il s’agit de Keala Settle, qui interprète ici le rôle de la maman d’une des joueuse. Moins présente au cinéma pour le moment, elle a malgré tout fait un rôle fracassant dans The Greatest Showman (et sa voix, ce qu’elle est belle). Pour le peu de temps qu’elle passe à l’écran, elle arrive malgré tout à ce faire une belle place et une magnifique interprétation de son rôle, loin d’être simple (je ne veux pas vous spoil à ce sujet). J’ai été grandement impressionnée par ses deux grandes dames.

Est-ce que ça veut dire que le casting principal n’est pas ouf ? Pas vraiment non, John Stamos, qui incarne Marvin Korn le personnage principal, a également fait une très belle interprétation ! Son rôle est de loin l’un des plus difficile de la série, son évolution tout au long des épisodes est également très belle à voir. Son personnage ma laissé un avis vraiment très mitigé, on ignore si on doit l’aimer ou non, ce qui rend la fin de cette saison vraiment impressionnante, surtout quand on sait comment il était au début. Pour ce qui est des filles de l’équipe (qui ont donc un rôle important également), j’avoue être mitigée. Certaines propose des choses très intéressante, mais d’autres me laisse totalement indifférentes… J’ignore si c’est dû à leur rôle (et donc au caractère du personnage) ou à leur jeu, car je les découvre avec cette série… Mes deux joueuse préférées sont Mouses et Destiny, et vous ?


En bref, j’ai adoré cette première saison qui a montré une très belle évolution et ce, pour une bonne partie de ses personnages. De belles leçons de vie autour d’un sport que j’apprécie beaucoup, je la conseille fortement.


Ma note : 8.75 /10

Note : 9 sur 10.

Teen Titans – Raven

# Gabriel Picolo & Kami Garcia


Raven n’a beau avoir que dix-sept ans, la vie n’a pas manqué de lui infliger son lot d’épreuves douloureuses. La disparition de sa mère adoptive dans un tragique accident de voiture, et l’amnésie totale qui en découla, marquent le début d’une longue et difficile reconstruction personnelle. Recueillie par sa tante de cœur, la jeune femme débute l’écriture de cette nouvelle page blanche à la Nouvelle-Orléans, où d’étranges phénomènes visuels et auditifs commencent à se manifester, en rêve d’abord, puis au sein même de son lycée. Raven est-elle prête…


Teen Titans : Raven est le premier roman graphique publié en France, chez Urban Link, de Gabriel Picolo et Kami Garcia (le second étant Beast Boy, que j’ai déjà chroniqué, lien en bas de chronique). Ce tome peut-être considéré comme un one shot étant donné qu’il est inscrit au dos « Récit complet ». Comme pour Beast Boy, il s’agit d’une préquelle aux Teen Titans, et tout simplement de la rencontre de Raven avec d’autres personnages DC Comics.


Victime d’une amnésie suite à un accident dès les première pages du volumes, Raven oublie qu’elle possède des pouvoirs, mais aussi qu’elle est lié à un être très puissant… son propre père : Trigon. Est-ce qu’elle finira par s’en souvenir ou est-ce qu’elle l’apprendra de manière plus brutale ? ça c’est à vous de le découvrir en lisant ce titre, si toutefois il vous intéresse.

Dans tous les cas, elle essaie de reprendre une vie normale, mais rencontre rapidement des difficultés, et ignore complètement quoi faire. Heureusement, elle n’est pas toute seule, Max est là pour elle, tout comme sa mère. Comparé à Beast Boy qui passe d’une vie normale à « spéciale et bizarre », Raven est directement plongée dans cette deuxième phase… De quoi dire, que contrairement à lui, rien ne peut lui faire vivre une vie normale, elle peut juste être « aidée ».


Pour les dessins, comme pour ceux de Beast Boy, j’ai adoré, mais je ne vais pas à nouveau vous embêter 100 ans avec ça. J’aimerais juste souligner que dans Raven, une bonne partie du temps, seule Raven est colorée. Le reste, à savoir, les décors et les autres personnages sont en nuances de gris, parfois avec teinte de violet. J’ignore pour qu’elle raison c’est comme ça, mais au moins, ça met en avant Raven.

J’aime également beaucoup comment sont traités les personnages secondaires, qui ne sont pas laissé de côté, bien au contraire. Ils ont leur propre petite histoire, certes liées à Raven, mais ils auraient pu ne rien avoir du tout. Je pense notamment à Max, désormais la demi-sœur de Raven, dont la vie est loin d’être facile également.


En bref, j’ai autant apprécié ce titre que celui de Beast Boy, et encore une fois, j’ai hâte de découvrir la « suite » où ses deux personnages sont réunis. Ce volume est une bonne lecture pour commencer ou compléter l’univers des Teen Titans.


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

¤ Graphismes : 1.85 / 2              ¤ Originalité : 1.45 / 2

¤ Personnages : 2 / 2                ¤ Scénario : 1.85 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.85 / 2


Plus de chronique DC comics :

Barrage – Tome 2

# Astro, le prince de la guerre


Désormais sous l’identité du prince Barrage, Astro se voit confier une mission de taille : réunifier la planète Industria ! Accompagné de Tiamat, le jeune garçon part en voyage et décide de venir en aide aux habitants du village d’Orvel, qui ont été capturés par des brigands… Grâce au pouvoir de l’Org, l’improbable duo réussit à vaincre le redoutable Deadrock avant de poursuivre son périple.

Mais alors qu’ils parviennent aux portes de la cité de Masseil, les deux envoyés du roi se retrouvent face à une demoiselle pour le moins belliqueuse qui cherche à tout prix à les empêcher d’entrer ! Pour une raison mystérieuse, elle semble vouer une haine profonde à la police royale…


Avec ce second tome, c’est la fin de la série Barrage qui arrive ! Nos deux héros auront-ils réussi à ramener la paix sur la planète ? Se sera à vous de le découvrir si la série vous intéresse. Mais encore une fois, quel dommage que celle-ci s’arrête si vite ! Il y avait tellement de potentiel pour cette série.


On continue de suivre nos deux héros désormais arrivé dans ce qui semble être la dernière ville, ors capitale, qui n’est pas encore tombée entre les mains d’extraterrestres. Malheureusement, on va vite déchanter, car en réalité, la ville et bel et bien tombée… Les gardes royaux sur place ont trahi le roi avec de faux rapports (pour leurs gains personnels) et la ville n’est clairement plus ce qu’elle était… La tension monte, et Astro ce rend enfin compte de la perversité de certains individus.

Malgré la rapidité du combat final, j’ai ressenti beaucoup d’intensité tout du long. Les flashback permettent d’approfondir et de comprendre le personnage de Black, qui est, au final, à l’origine d’une grande partie de l’intrigue. Selon vous qui a gagné ? Black, qui a perdu toute foi en l’humanité ou Astro prêt à tout pour protéger les siens ?


Les deux principales raisons pour laquelle j’aurais aimé que la série continue se trouve dans les deux premières images de cette chronique. Il s’agit évidemment des deux personnages présents dessus, Tico et Black. Tico qui représente une nouvelle alliée pour les futurs combats de nos deux héros, tandis que Black représente, en l’occurrence l’antagoniste de la série. Autant l’un que l’autre, je les trouve mal, voire pas assez exploité, notamment Black, que je trouve très charismatique, qui aurait également pu devenir un allié dans le combat d’Astro tout en apportant un peu de nouveauté dans les combats.

Kohei nous termine cette série avec une fin ouverte, et surtout pleine d’espoir pour ce monde littéralement en ruine suite aux guerres, qui continuent de faire rage. Cette fin nous permet de choisir nous même comment la suite va se dérouler, mais surtout, elle évite une autre alternative : la fin expédiée et bâclée. Elle est certes, arrivée vite malgré tout, mais comparé à d’autres œuvres, je n’ai pas trop ressenti que l’auteur voulait couper court. Je n’en dirais pas plus sur celle-ci, même si pour certains d’entre vous, j’en ai sûrement déjà trop dit… désolé…


En bref, même si je suis toujours dégoûtée que des séries avec autant de potentiel se termine si vite, il faut bien admettre qu’il faut une fin à tout. Et j’imagine que lorsqu’on débute, on a pas spécialement tous les outils qu’il faut pour faire une série avec pas mal de tome.

Cette série, peut-être intéressante pour ceux souhaitant découvrir l’auteur au travers d’une série terminée, avant de se lancer dans une plus longue comme MHA ou ses spin off.

HA T2

Ma Note : 8.10 /10

Note : 8 sur 10.

¤ Graphismes : 1.70 / 2              ¤ Originalité : 1.50 / 2

¤ Personnages : 1.65 / 2                ¤ Scénario : 1.60 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.65 / 2


Barrage – Tome 1

# La Pourfendeuse


Dans une galaxie lointaine, la guerre entre humains et envahisseurs extraterrestres fait rage depuis 50 ans… Les habitants du royaume d’Industria sont submergés par des ennemis trop puissants pour eux. Astro fait partie de ces orphelins de guerre qui vivent au jour le jour : avec son maigre salaire, il soutient tout un groupe d’enfants sans parents. Ils ont formé une nouvelle famille, soudée face à la misère.

Ses rêves de richesse deviennent réalité quand Barrage, prince du royaume, apparaît devant lui. Les deux garçons se ressemblent comme deux gouttes d’eau ! Le jeune noble profite de cette extraordinaire coïncidence pour fuir son rôle de prince et forcer Astro à prendre sa place… L’ancien roturier saura-t-il adopter sa nouvelle identité tout en protégeant sa famille dans un royaume en guerre ?

Juste avant de lancer My Hero Academia, Kohei Horikoshi s’est attaqué au space opera avec ce diptyque riche en action et en super-pouvoirs comme il les aime ! Combats épiques, personnages décalés : les bases de son style unique sont déjà visibles dans Barrage. Découvrez l’histoire du prince et du pauvre, version intergalactique !


Barrage est la seconde série, en deux tomes, écrite par Kohei Horikoshi (My Hero Academia). Edité aux éditions Ki-oon, en format simple et intégral (offre carrefour), son univers nous place sur une planète en proie à des guerres intergalactiques.


L’histoire, d’un point de vue global, est clairement vue et revue, malgré tout, pas mal de thèmes intéressants sont abordés et permettent de donner un peu de profondeur à cette œuvre. Pour moi, au vue de ce premier tome, la série n’aurait pas dû s’arrêter au bout de deux tomes, elle aurait facilement pu continuer encore un peu… Mais comme il s’agit de l’un des premiers titres de l’auteur, on peut dire que c’est excusable, car il n’est pas le seul à avoir fait ce genre d’œuvre (je pense notamment à Monster Soul, de Mashima, qui aurait également pu avoir bien plus que deux volumes).

On retrouve plusieurs planches superbement dessinés (un peu comme le gros plan de Shigaraki dans MHA), ce qui montre que Kohei avait déjà pas mal de potentiel. Pour le design des personnages, on peut clairement reconnaître certains traits de personnages connues de ses autres séries, un peu à la Mashima, il se ressert de ses anciens personnages pour créer les nouveaux, avec quand même quelques nouveautés par ci par là. Pour ceux qui ne sont pas fan de ce genre de chose, ce point pourrait donc vous rebouter un peu, pour ma part, ça ne pose aucun problème.


Le gros problèmes des séries aussi courtes, avec un but défini qui n’est pas facile et rapide à atteindre (en l’occurrence, ramener la paix sur une planète), c’est l’appréhension liée à la fin. Va t-elle être bâclée ? Expédiée ? Comme je l’ai dit plus haut, ce premier tome ne laisse pas présager une fin au tome suivant, d’où cette petite hésitation sur la suite des aventures de nos deux protagonistes principaux.

Le caractère de nos deux protagonistes principaux est bien ficelé et non bâclée. Astro ayant grandi dans les faubourgs, place sa famille de cœur avant sa propre vie. Très naïfs, il fait (parfois à tord) rapidement confiance aux autres, mettant ainsi sa vie en jeu très régulièrement. Au contraire, Tiamat est un soldat expérimenté et fidèle à son roi. Plaçant la vie d’Astro en priorité, il aura du mal à le comprendre au début de l’aventure (mais ça semble changer). Un peu comme le feu et l’eau, ils vont devoir apprendre l’un de l’autre et s’accepter tels qu’ils sont, s’ils souhaitent arriver à leur but.


En bref, ce premier tome est très intéressant et complet sur pas mal de points. Les personnages, les ennemis et le scénario sont bien traité pour qu’on avance ni trop vite, ni trop lentement.


Ma Note : 7.60 /10

Note : 7.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.65 / 2              ¤ Originalité : 1.45 / 2

¤ Personnages : 1.50 / 2                ¤ Scénario : 1.45 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.55 / 2


Un Monde Formidable – Intégral

# Asano Inio


Dans la vie de tous les jours, dans la vie de tous les gens, il y a des hauts, il y a des bas. Parfois, on a envie de baisser les bras, de se laisser aller, et parfois, le hasard, le destin se charge de nous rappeler que le monde est formidable. On n’aime jamais autant la vie que lorsque la mort nous frôle…


Après ma chronique sur l’anthologie d’Inio Asano, je vous propose mon avis sur une autre de ses œuvres : Un monde Formidable (Format Intégral des deux tomes). Tout comme l’anthologie, cet intégral est une suite d’histoires courtes. On pourrait penser que celles-ci n’ont aucun liens entre elles, mais c’est faux !


Faux en effet, car de temps en temps, on retrouve des personnages des histoires précédentes. Cet effet de continuité, permet de montrer que le temps continue d’avancer et ainsi de créer un petit lien entre chaque récits. Encore une fois, la majorité des histoires racontés ne sont clairement pas joyeuses, mais plutôt mélancolique. La description de nos comportements, pas toujours logique, par le biais de ses différents personnages fait que l’on peu s’identifier à certains personnages.


Comme il s’agit d’un volume « intégral » (dans le cas présent de deux tomes), le prix est un peu plus élevé. Mais il me semble que seul cette édition est encore trouvable en neuf (contrairement aux tomes simples). Les trois premières pages sont en couleurs, tandis que le reste est en noir et blanc, j’aurais bien aimé voir un peu plus de couleurs par endroit.

Quant à la couverture, elle est assez simpliste, elle représente l’un des personnages présents dans la série. Elle se suffit amplement à elle même, étant donné qu’il s’agit d’un regroupement d’histoires courtes, sur divers thèmes, toujours très intéressant et menant à la réflexions. Je trouve également très sympa d’avoir mis les commentaires de l’auteur sur chaque chapitre, j’ignore si c’était déjà le cas avec les volumes simple, mais ça permet d’avoir un retour de l’auteur sur lui-même quelques années après.


En bref, tout comme l’anthologie, j’ai trouvé cet intégral très intéressant, chaque histoire nous fais ressentir différentes émotions.


Ma Note : 7.75 /10

Note : 7.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.25 / 2              ¤ Originalité : 1.65 / 2

¤ Personnages : 1.35 / 2                ¤ Scénario : 1.65 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.85 / 2


Sekiro – Habei l’immortel

# Yamamoto Shin


Une histoire 100% inédite en manga du jeu incontournable de 2019 !

Japon, ère Sengoku

En ces temps troublés, le maître épéiste Isshin Ashina se dresse contre le destin et se lance dans une course à la domination du pays. Bâtissant sa province par la force, il ne recule devant rien, et ceux qui s’opposent à lui risquent de perdre bien plus que la vie. Mais les dieux capricieux mettent alors sur sa route un curieux samouraï du nom de Hanbei, incapable de mourir…

Découvrez l’histoire d’un des personnages les plus mystérieux de Sekiro: Shadows Die Twice dans ce préquel officiel au jeu vidéo événement de 2019.


Si vous avez joué au jeu Sekiro shadows die twice vous connaissez sûrement ce personnage éponyme présent dans le jeu. Pour ma part, je n’ai pas encore fais le jeu (même s’il est dans ma wishlist), je ne pourrais donc pas vraiment parler de lui dans le jeu, et comparer avec ce one shot. Peut-être que je reviendrais modifier ce post une fois fais. La seule information que je peux vous donner, c’est que cette histoire à lieu avant celle du jeu.

Image tiré du Jeu Sekiro

Ce one shot à sûrement pour but de compléter ce que vous pouvez apprendre du personnage dans le jeu, avec un peu de son passé. Son aventure nous amène dans un petit village perdu dans les montagnes où les villageois tentent de survivre tant bien que mal, face à des brigands et autres ennemis. Hanbei arrivera pas hasard, alors qu’il marche encore, sans but. Il tombera sur des villageois, qu’il finira par aider, et auxquels il va s’attacher.

Je ne sais pas comment il est évoqué dans le jeu. Ici, plusieurs passages expliquent les « types » d’immortalités dont celle d’Hanbei assez particulière, car celle-ci lui permet de garder la raison. Les autres, présentés ici comme des cobayes (car le but c’est d’obtenir la même immortalité qu’Hanbei), n’ont pas cette chance si on considère encore ce pouvoir comme tel.


Pour les dessins, je les ai assez bien appréciés tout au long de la lecture, même si j’aurais bien aimé une ou deux pages en couleurs. Les actions sont fluides, les poses pour les styles de combats au sabres sont également assez impressionnante. Il y a également pas mal de sang (vue le nombre de morts).

Pour ce qui est du scénario, très sincèrement, je le trouve sans plus… On peut largement se passer de cette histoire, qui, au final, n’aura pas tant donné d’informations que ça… En même temps, il est difficile d’explorer le passé d’un personnage en seulement un tome, peut-être qu’une série plus longue aurait été plus sympa.


En bref, même si la lecture est sympathique et permet de revoir un personnage important du jeu, il est très loin d’être indispensable… Je le conseil à ceux qui ont vraiment aimé le jeu, et fans des samouraïs japonais.


Ma Note : 7 /10

Note : 7 sur 10.

¤ Graphismes : 1.60 / 2              ¤ Originalité : 1.25 / 2

¤ Personnages : 1.25 / 2                ¤ Scénario : 1.45 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.45 / 2


Astral Project – Tome 1


Une nuit, alors qu’il traîne en boîte, Masahiko reçoit un coup de téléphone anonyme lui annonçant la mort d’Asami, sa sœur aînée. Il décide de retourner chez ses parents afin de récupérer un objet, n’importe lequel qu’il puisse garder en souvenir d’elle. Il choisit de prendre le dernier CD qu’elle a écouté, un CD gravé, resté dans son lecteur.

De retour à Tokyo, à l’écoute du CD, Masahiko se retrouve flottant dans les airs… au-dessus de son propre corps ! Il commence alors à tenter diverses expériences: survoler Tokyo, se rendre d’un lieu à un autre, attraper des objets… C’est ainsi qu’il rencontre deux personnes, qui comme lui, peuvent sortir de leur corps. Le peu de mots qu’il échange avec eux ne fait que multiplier les questions : pourquoi ce CD lui permet-il de quitter son enveloppe corporelle ? Quelles sont les autres entités existant dans ce monde ? La mort d’Asami est-elle liée à tout cela ? Masahiko commence donc à enquêter sur le musicien à l’origine de cette musique. Il s’avère que c’est Albert Ayler, un jazzman américain de génie, mort de manière mystérieuse…


Astral project est une série terminée en 4 tomes, édités aux éditions Casterman. Ayant été publié en 2007, les tomes de la série ne sont trouvable qu’en occasion, mais ne sont pas pour autant « recherché » comme certaines séries qui voient alors leur prix de vente augmenter (sans pour autant valoir la somme définie).


Malgré que je ne sois pas très convaincue par l’histoire pour le moment et par les dessins (je n’aime pas trop les yeux et lèvres, mais c’est un avis personnel), une ambiance forte se dégage de ce premier tome. Notre personnage principal, apprend qu’il peut détacher son âme de son corps, suite à l’acquisition d’un souvenir de sa sœur juste décédée, d’un CD de Jazz. Le mystère autour de cette capacité, ainsi que les risques sont découverts petit à petit par notre héros, mais le doute plane toujours en fin de tome, et au final… Il ne s’est pas passé grand chose d’autres, il faut l’avouer…

Pas mal d’éléments restent donc en suspens pour nous donner envie de lire la suite, mais j’avoue que malgré ça je ressens comme un vide… J’ai lu ce tome et je l’ai trouvé très intéressant… mais je n’ai rien ressenti, si ce n’est un petit rire au moment de la découverte du travail de notre héros. Mais c’est vraiment tout, et bien dommage.


Du côté des personnages, ce n’est pas notre héros que je trouve le plus intéressant (c’est même presque l’inverse). L’un des personnages intéressants de ce tome est le collectionneur de CD de Jazz, il est à la fois bien dessiné et avec un caractère bien à lui qui ressort sur les quelques pages qui lui sont dédiés. Au contraire de notre héros, qui est juste complètement blasé, sans plus.

J’espère grandement que certaines choses s’amélioreront dans le prochain tome, car je trouve que malgré tout les défauts que j’ai ressenti, l’idée est quand même très prometteuse.


En bref, ce premier tome me laisse un peu perplexe, mais l’apparition d’un être surnaturel en fin de tome fait que je tenterais la suite malgré tout.


Ma Note : 6.60 /10

Note : 6.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.20 / 2              ¤ Originalité : 1.50 / 2

¤ Personnages : 1.45 / 2                ¤ Scénario : 1.45 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1 / 2


Mon Cancer Couillon

# Takeda Kazuyoshi


À 35 ans, l’expression « ça n’arrive pas qu’aux autres » prend tout son sens pour Kazu, auteur de manga dont le médecin diagnostique un cancer du testicule. S’en suit pour lui une hospitalisation en soins de longue durée, où Kazu subit opération, ablation, traitements douloureux et évolutions dramatiques de son mal. Mais Kazu s’est aussi fait des compagnons, avec lesquels il a ri et pleuré. Tous ces moments, tous ces visages, il nous les livre dans cette leçon de vie qui est la sienne.

Sayonara Tama-chan, littéralement « Adieu mon petit testicule » en français, est un véritable journal de la maladie. Kazuyoshi Takeda y décrit toutes les étapes de son cancer du testicule : de sa découverte à son retour chez lui, une fois guéri. Un récit émouvant où l’auteur se met à nu tout en retranscrivant l’ambiance joyeuse entretenue par ses compagnons d’infortune à l’hôpital où il séjourne et l’évolution de sa relation avec son épouse.

Le trait fin et naïf de Kazuyoshi Takeda apporte toute la légèreté nécessaire pour aborder un sujet grave qu’il sublime par ses touches d’humour. Un témoignage sincère et détaillé sur un cancer encore peu médiatisé.

Sur un ton à la fois touchant et drôle, l’auteur souhaite faire connaître le cancer du testicule, une maladie qui touche particulièrement les hommes jeunes, et aider ainsi le plus grand nombre de personnes possible à s’en prémunir.


De plus en plus courant, on a tous déjà entendu parler du mot « cancer », pour certains on l’a vécu que se soit par le biais d’un proche ou par nous même. Mais en tant que personne extérieur, peut-on vraiment comprendre ce que ressent une personne, atteinte, en pleine périodes de soins ? C’est ce que nous propose de découvrir Takeda Kazuyoshi au travers de sa propre expérience face à la maladie. Un récit où le corps et l’esprit sont mis à rude épreuve, tant pour le diagnostiqué, que pour ses proches.


La chimiothérapie n’est pas un traitement facile à subir, l’auteur nous en fais tout du long de son témoignage. Les effets secondaires sont nombreux et plus ou moins handicapants. Pour sa part, ce traitement aura un effet secondaire sur ses mains, et donc sur sa manière de dessiner. Mais comme vous vous en doutez, ce n’est pas ça qui l’a arrêter pour autant. Mais de part ma lecture de son histoire, je comprends mieux ses dessins, et je ne les vois plus du tout pareils qu’avant. Je l’admire beaucoup pour sa persévérance dans cette voie, malgré tout les défis qu’il a eu à relever, et j’ai encore plus hâte de découvrir la suite de ses séries. Je suis juste un peu curieuse de découvrir pour qui il travaillait avant, et de voir ses dessins à ce moment là également.

Malgré tout ses désagréments, Takeda réussi également à montrer les bons côtés de sa période de soins, notamment au travers des différentes rencontres qu’il a pu faire au seins de l’hôpital. Touché par un cancer assez rare, il sera parmi les plus jeunes à se faire soigner, les autres patients étant souvent des personnes bien plus âgées. Malgré cette différence d’âge l’entente sera au rendez-vous, de quoi booster un peu le moral des troupes, pas toujours présents. Voir cette camaraderie naître est très émouvant, surtout lorsqu’on en voit les conséquences à la fin de l’histoire…


A la fin du témoignage de l’auteur sur son vécu autour de la maladie, on retrouve également son vécu autour des soucis de sa femme. On en apprend également un peu sur sa famille, et il est clair désormais que tout cela a du beaucoup le travailler psychologiquement, malgré tout, il a tenu bon, et j’espère qu’encore aujourd’hui, lui et ses proches se portent pour le mieux. On a également le droit, de la part de Pika j’imagine, à un petit Postface, parlant des cancers masculins, très souvent tabou dans les conversations et donc très méconnus, même en France. Si vous regardez un peu la télévision, vous avez du entendre parler de l’émission « Star à nu« , et bien cette émission, vise à faire connaître ses cancers afin de faire comprendre que lorsque l’on a un soucis, il faut en parler, car le plus souvent, plus vite on en parle, plus vite on est guéri.

Le prix du one shot peut vous laisser de marbre (20€), mais il s’agit d’un pavé en grand format (24,0 x 17,0 cm pour 288 pages), donc personnellement je le trouve raisonnable. Il pèse également son poids avec 500g, le papier est assez épais et surtout bien blanc, permettant ainsi d’avoir pas mal de contraste. Il n’y a pas de pages en couleurs à l’intérieur, et le style graphique est identique à l’autre œuvre de l’auteur (que j’apprécie également) : Peleliu.

Chose importante qu’on ma demander de rajouter (#Pierrickola), le petit « Big » chien de notre auteur, que l’on peut également considéré comme une victime collatérale lors de ce genre d’événements. Il est en effet, très compliqué d’expliquer à un animal ce qu’il se passe, fort heureusement pour lui, sa peine finira également par passer, pour laisser de nouveau de la place à la joie.


En bref, ce récit m’a rappeler beaucoup de choses, mais j’ai malgré tout reçu une bonne claque en le lisant. Il peut être intéressant à lire, mais j’avoue ne pas savoir à qui la conseiller, car je pense qu’on peut tous en tirer une « idée » ou un ressenti différent.

L’auteur a du faire preuve de beaucoup de courage afin de publier son histoire, très intime et au plus proche de ce qu’il a vécu. Merci pour ce témoignage, pleins de sentiments, de détermination et de courage, je vous souhaite une bonne continuation.


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.