Bloody Harry – Tome 1


La prophétie raconte que cette BD est la plus drôle du monde des sorciers et que chaque page a été enchantée pour vous faire mourir de rire ! C’est un artefact bien trop dangereux… mieux vaut ne pas l’ouvrir !!


Avec les 48H de la BD, j’en ai profité pour découvrir ce titre parodique sur l’univers d’Harry Potter (il me semble qu’il en existe sur d’autres univers également). Je ne sais pas si le tome est toujours dispo à ce prix, mais si c’est le cas, ça peut valoir le coup d’œil. Pour information, dans ce format, le premier tome vaut 2€, dans l’édition normale, il me semble que c’est 15€.

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


Le tome est composé d’histoires courtes tenant sur une page avec trois à quatre cases. Difficile d’arriver à faire rire avec si peu de place, et pourtant certaines blagues sont vraiment bien trouvées et drôles ! Bon, par contre pour d’autres, ça relève plus du sarcasme que de l’humour… On peut donc dire que le niveau des blagues est mitigés, mais c’est normal, on ne rit pas tous pour les même raisons ! Vous pouvez trouvez une blague nulle, alors que je l’aurais adorée.

J’apprécie également les petits titres en haut des pages, avec leur petit logo. Le design, un peu revisité, de certains personnages est également intéressant, et participe à certaines blagues. D’ailleurs, je me suis retrouvée à penser « j’y avais pas pensé », devant certaines blagues, qui sont plus une interprétation de certains événements ou personnage.


Bon par contre, comme vous l’aurez remarqué, les pages sont globalement blanche. J’ignore si le format change entre la version 48H et la normale… Mais si la taille, et le nombre de blagues sont identiques sous les deux formats, je trouve le prix un peu excessif… J’espère qu’au moins l’auteur a bien été rémunéré pour ses différents tomes.

Il me semble qu’il y a 4 tomes en tout pour la série, deux intégrales ont été publiées regroupant chacune deux tomes avec des suppléments comme des goodies. J’avoue ne pas trop savoir si je vais me prendre la suite ou non, j’aime l’univers d’Harry Potter, et je trouve vraiment sympa ce format parodique. Mais le prix est vraiment un gros frein, peut-être que je m’en prendrais un de temps en temps, ou que j’essaierais de les emprunter en médiathèque (je ne sais pas s’ils sont dispo à celle de chez moi).


En bref, je suis assez mitigée pour prendre la suite, autant certaines blagues sont vraiment drôles autant d’autres ne sont juste que des « clichés »… Sans compter le prix, que je trouve un peu élevé par rapport au petit format et au contenu…


Ma Note : 7.75 /10

Note : 7.5 sur 10.

Star Wars : Vision – Saison 1


Romance, humour, drames et batailles épiques ; plusieurs studios d’animation japonais revisitent la célèbre saga Star Wars à travers des courts métrages originaux et inédits.


Série prometteuse, Star Wars Vision est composée de plusieurs histoires courtes. En effet, chaque épisode est réalisé par un studio japonais différent, ainsi les histoires se suivent, mais ne se ressemblent pas comme on dit. C’est ainsi que l’on voit défiler des histoires parfois proche, parfois très éloigné tant au niveau de l’intrigue que part les graphismes. Une grande diversité qui peut plaire, comme déplaire aux fans de la saga, cette série est ainsi une épée à double tranchant.

PS : Si vous souhaitez un avis par épisode (attention spoiler alerte), je vous invite à cliquer ici, vous pourrez avoir plusieurs avis sur chaque épisode. N’hésitez pas non plus à m’ajouter en ami si vous êtes sur la plateforme 🙂

épisode 1

Comme toujours avec ce genre de série, je tiens à préciser les épisodes que j’ai le plus apprécier, ainsi que ceux qui m’ont déplu. Je commence par les épisodes qui m’ont plu : le 1, 4, 5 et 7 (les trois gifs de la chronique proviennent de ses épisodes). Ses différents épisodes ont été très intéressant, que se soit pour leurs intrigue, parfois simple, mais efficace ou encore par le choix graphique qui donne un rendu très beau à l’œil (exemple : épisode 1 en noir/blanc, seul le sabre est en couleur). Certains épisodes sont bourrés d’action, tandis que d’autres, au contraire sont plus calme et laisse place qu’à une courte scène de combat, qui pour le coup suffit largement (épisode 4).

Passons maintenant aux épisodes que j’ai le moins apprécié, je pense aux épisodes : 3,6 et 9 (mais surtout le 6). Pour l’épisode 3, c’es tout simplement que l’intrigue part de nulle part alors qu’elle aurait eu besoin d’une base… Et le 9, et bien… Je n’ai pas vraiment ressenti l’esprit Star Wars, mais plutôt une intrigue très souvent reprise dans l’animation japonaise avec des sabres lasers… Et l’épisode 6, bien que les graphismes soient très mignon, l’intrigue est un copier/coller made in Star Wars d’Astro boy à mes yeux, du coup, je n’ai pas vraiment pu apprécié l’épisode… Surtout que la logique de l’univers Star wars n’est pas non plus respecté, visiblement le studio ne connaissait pas vraiment l’univers et n’a pas fait beaucoup de recherche, bien dommage…

épisode 4

J’ignore si la série continuera pour une autre saison avec pourquoi de nouveaux studio, mais j’avoue que l’idée de départ était vraiment bonne. Peut-être que refaire le même style de série mais sur un autre univers comme Marvel, avec un personnage par studio pourrait également être intéressant, surtout que je crois que cet univers est mieux connu au pays du soleil levant.

Si vous suivez un peu l’actualité (mois de l’écriture de cette chronique : 11/2021), alors vous savez déjà que Disney + va accueillir, comme ses concurrents, des séries/films d’animation japonaise ! L’une d’entre elle aura d’ailleurs un lien direct avec l’univers de Disney. Mais où est-ce que je veux en venir ? Et bien, peut-être que cette série Star Wars est un moyen de tester les différents studio pour de futurs projets ? Que se soit pour le plan de l’imagination, de la fidélité par rapport à la série originale ou encore le style graphique ? Les commentaires et avis sur les différents épisodes pourraient être un indicateur de ce qui plaît ou non pour Disney, suivant les régions géographique bien entendu.

épisode 7

En bref, les épisodes sont très inégaux d’où une note si faible… Ce qui est bien dommage car l’idée de départ est là et permet de mettre en avant de bon studio d’animation… Malheureusement, il semblerait que certains était plus inspiré que d’autres vis-à-vis de cet univers.


Ma Note : 6.45 /10

Note : 6.5 sur 10.

Un cri dans le ciel bleu

# Seiho Takizawa


14 récits d’aviation pendant la Seconde Guerre mondiale.

Du front asiatique à la guerre du Pacifique, des côtes françaises aux rives du nord de l’Europe, Seiho Takizawa raconte le combat des aviateurs. Ces histoires courtes plonge le lecteur dans le quotidiens des pilotes.


Un cri dans le ciel bleu est un manga, édité chez Paquet, regroupant plusieurs histoires courtes sur l’aviation durant la Seconde Guerre Mondiale. Ecrit et dessiné par Seiho Takizawa (Sous le ciel de Tokyo, L’as de l’aviation), ses histoires nous mènes de part et d’autres de cette guerre, un coup durant la Guerre du Pacifique, un coup en Europe.


Vous l’aurez donc compris, le gros thème de ce manga est l’histoire. Le point de vue abordé par contre, est selon moi très peu représenté, à savoir l’aviation. Seiho Takizawa n’en est pas à son premier manga sur le thème, mais à part lui, j’avoue ne pas connaître d’autres auteurs qui en parle. Peut-être ne sont-ils pas assez connus ou publiés dans la langue francophone ? Car il faut bien l’admettre, le manga c’est encore bien l’univers des japonais, donc on ne trouve pas forcément ce qu’il faut de notre côté du globe. C’est pourquoi, je suis très heureuse d’avoir pu trouver ce tome en français, merci aux éditions Paquet (Suisse) ! Il me semble d’ailleurs que l’une de ses séries est publiée chez un autre éditeur…

Du côté du contenu, les différentes histoires présentés sont toutes très intéressantes. Pas mal de choses sont évoqués, comme les différences de forces entre les différentes armées d’un point de vue aérien. La réputation des Kamikazes japonais qui n’est plus à faire durant cette guerre, et qui provoque parfois des réactions inattendu côté ennemis. Mon histoire préférée est la bataille illusion IV où l’on rencontre deux grands ingénieurs de l’aviation, même si le récit est complètement inventé, il n’en reste pas moins très intéressant.


Pour ce qui est des dessins, je les trouve très réalistes, on reconnait direct le général MacArthur (si on l’a déjà vu avant bien sûr). Les traits du visage sont très différents suivant si le personnage est japonais ou européen/américain. Quant aux avions, je vous laisse juger avec l’image ci-dessous.

Le format choisis par les éditions Paquet est un grand format (d’où un prix de 9€). Un choix à mon sens judicieux, car il permet d’avoir des cases bien plus grande, et ainsi, de profiter de chaque détails graphiques. J’aurais juste apprécié quelques pages en couleurs sur des passages importants, comme par exemple l’apparition du général MacArthur. Il y a également une chose que je n’ai pas compris, c’est pourquoi certaines histoires sont dans le sens de lecture japonais, et d’autre dans le sens de lecture français… Ce n’est en rien négatif, le mélange m’a juste un peu surprise.


En bref, ce recueil fut très agréable à lire et également très instructifs, malgré certains passages sans fondements historiques. Je pense continuer sur ma lancée et lire d’autres titres du même auteur.

HA

Ma Note : 8.25 /10

Note : 8 sur 10.

¤ Graphismes : 1.70 / 2              ¤ Contenu : 1.55 / 2

¤ Pertinence scènes historiques : 1.5 / 2                ¤ Format Papier : 1.85 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.65 / 2


De l’autre côté – Saison 1


Une mini-série anthologique mêlant horreur et comédie, adaptée des comic-books de R.L. Stine.


De l’autre côté (Just Beyond) est une série où à chaque épisode, une nouvelle histoire est raconté. Ses histoires sont des adaptations des romans de R.L. Stine que vous connaissez sûrement pour la série « Chair de Poule« . Il y a ainsi 8 épisodes racontant 8 histoires différentes, mais chacune avec quelque chose de très intéressant. Même si, comme l’indique le synopsis, on est supposé regarder de l’horreur, pour ma part un seul épisode m’a fait un peu frissonner…


Comme le dit si bien Disney + dans ses détails, chaque épisode de la série traite d’une problématique adolescente comme : le harcèlement, la pression sociale, ou l’anxiété. Et ce au travers d’une histoire surnaturelle qui tiendra les spectateurs en haleine du début à la fin (ou pas). Tout ceci représente donc les points intéressants de cette série, à chaque épisode les acteurs changent évidemment, mais au final tout tourne toujours autour de personnages adolescents, traversant chacun à leur manière, leurs propres difficultés. Certains épisodes sont d’ailleurs tellement décalés, que je n’ai pas remarqué directement de quoi il était réellement question, il faut donc rester bien attentif (à moins que ça ne vous intéresse pas).

Pour ce genre de série, où pour chaque épisode l’histoire change, on aurait tendance à croire que peu d’effort serait fais d’un point de vue des costumes ou encore des effets spéciaux. Mais pour le coup, je trouve qu’au contraire, il y a eu beaucoup d’application et ce, sur la majorité des épisodes. Après, j’imagine que certains épisodes ont demandé moins d’effets spéciaux que d’autres, d’où peut-être un rééquilibrage global. En effet, certains épisodes sont remplis d’effets spéciaux, ou costumes spéciaux, tandis que d’autres se déroulent plus dans la réalité et ont donc beaucoup moins de passage « magique ». Les épisodes qui sont le plus « normal » sont pour moi : 2, 4, 7 et 8, tandis que les plus « magiques » seraient : 3, 5 et 6 ; le reste des épisodes étant entre les deux. Si vous avez vu la série, n’hésitez pas à me dire en commentaire si vous pensez pareil ou non ! 🙂


Comme je les dis, certains épisodes traites un problème de manière assez décalé, je vais parler d’un épisode comme exemple (et pour ne pas spoiler les autres). Prenons donc l’exemple de l’épisode 7, où l’on suit un jeune ado, gosse de riche pourri gâté qui embête tout le monde (oui vive le cliché). Il finit par s’en prendre à quelqu’un qui ne fallait pas, sa grand-mère le transforme en garçon près pubère, il est pas content, fait signe de rédemption et finie par regagner son apparence d’origine… Sauf qu’au final, il n’a rien compris, et souhaite recommencer ses méfaits, mais pas de bol, il n’ait plus riche (ou quoi que se soit d’important), en bref, ça place est échangée avec sa victime. Morale de l’histoire : être méchant avec autrui ne vous rapportera rien de bon… Je sais que c’est un peu tordu, et que mon « résumé’ est sûrement pas très ouf (désolé), mais pour voir la morale là, fallait réfléchir un peu quand même…

Comme tout le monde, j’ai été ado et il y a clairement des épisodes qui m’ont bien marqué, et surtout, rappelé des souvenirs d’une certaines manière… Les épisodes qui m’ont le plus marqué, et que j’ai donc le plus apprécié sont les : 1, 3, 5 et 6, je vous laisse découvrir la morale de chacune d’elles. Pour ce qui est des frissons, car oui, la série est quand même censée faire peur, et bien, je n’en ai ressenti que dans l’épisode 4… Autant le dire, cette série est donc largement ouverte à tous !


En bref, cette série fût très sympathique à regarder, les épisodes traite de pas mal de sujets intéressant et de manière très originale. Par contre, j’avoue ne pas trop voir le lien avec l’horreur pour le coup… c’est plus proche du slice of life…


Ma Note : 7.25 /10

Note : 7 sur 10.

La voie du tablier – Tome 1

# Kousuke Oono


Ne sous-estimez jamais un homme au foyer !

Tatsu l’immortel était le plus terrible des yakuzas. Son nom est lié à de nombreuses histoires qui font date dans la société des malfaiteurs.

Mais aujourd’hui, il a cessé cette activité pour devenir… Un homme au foyer accompli !!


La voie du tablier est une série manga très originale, puisqu’elle arrive à lier l’humour et les yakuzas d’une manière vraiment peu orthodoxe. Composé d’histoires courtes toutes aussi drôles les unes que les autres, ce manga est sans prise de tête et permets, au contraire, de passer un bon moment aux côtés de notre yakuza, assez maladroit dans sa nouvelle fonction : homme au foyer.


Il n’y a donc pas de baston comme dans les manga Furyo, ici seul l’humour compte ! Celle-ci est d’ailleurs basée, en majorité, sur l’apparence physique, ainsi que les « tics » de Tatsu ancien yakuza. En effet, même s’il s’est rangé, il conserve malgré tout ses cicatrices et tatouages, tout comme son look de yakuza… La seule différence c’est l’omniprésence de son tablier, qu’il ne quitte jamais. Ainsi, c’est le contraste « homme au foyer » et « yakuza » qui crée l’humour de cette série.

Côté dessins, je vous laisse juger avec les quelques images de cet article, sauf la dernière qui provient de l’animé. En tout cas, l’auteur à de très bon traits, rien qu’à regarder le tatouage de la première image, je suis très admirative. Très souvent, dans les séries mettant en scènes un ensemble d’histoire courtes humoristiques, les dessins passent un peu en second plan. Comment dire ? Ils ne sont pas bâclés non, ils sont juste moins recherchés et précis, comme dans Zozo Zombies par exemple. Je n’ai pas lu Otaku Otaku, mais je pense que la qualité, au vue des couvertures, est assez identiques. En tout cas, une première œuvre de l’auteur (il a sûrement été assistant avant, mais j’ignore sur quels projets), il y a beaucoup de potentiel !


Malgré tout ses histoires courtes, sans réels liens entre eux pour le moment, je reste très curieuse concernant l’histoire de notre protagoniste. Pourquoi a t-il arrêté d’être Yakuza ? Cette question là est facile, il suffit de lire… Mais j’aimerais savoir le comment ? Car c’est un milieu dont on ne sort pas si facilement (rien qu’en regardant des séries on s’en rend bien compte), comment a t-il réussi à quitter ce milieu sans soucis ? J’espère que ça sera expliqué au cours d’un prochain tome, avec ou sans humour.

Le manga est tellement populaire, que la série a été adapté en anime (disponible sur Netflix) ainsi qu’en Drama (nom pour les séries asiatiques). Pour le moment, la série n’est pas encore disponible en France, mais au vue de son succès, il n’est pas impossible qu’elle arrive également sur Netflix comme tant d’autres Drama. Vous pouvez ainsi découvrir ce titre sous trois formats différents ! Ce qui reste assez rare dans le domaine du manga, ou souvent seul l’anime ou le drama est réalisé.


En bref, il s’agit d’une série comique autour d’un yakuza qui a décidé de ce ranger, mais dont l’apparence ne laisse pas entendre la même choses aux divers inconnus qui croisent sa route. Une série sympathique et sans prise de tête, pouvant être découverte sous d’autres formats.


Ma Note : 8/10

Note : 8 sur 10.

Un Monde Formidable – Intégral

# Asano Inio


Dans la vie de tous les jours, dans la vie de tous les gens, il y a des hauts, il y a des bas. Parfois, on a envie de baisser les bras, de se laisser aller, et parfois, le hasard, le destin se charge de nous rappeler que le monde est formidable. On n’aime jamais autant la vie que lorsque la mort nous frôle…


Après ma chronique sur l’anthologie d’Inio Asano, je vous propose mon avis sur une autre de ses œuvres : Un monde Formidable (Format Intégral des deux tomes). Tout comme l’anthologie, cet intégral est une suite d’histoires courtes. On pourrait penser que celles-ci n’ont aucun liens entre elles, mais c’est faux !


Faux en effet, car de temps en temps, on retrouve des personnages des histoires précédentes. Cet effet de continuité, permet de montrer que le temps continue d’avancer et ainsi de créer un petit lien entre chaque récits. Encore une fois, la majorité des histoires racontés ne sont clairement pas joyeuses, mais plutôt mélancolique. La description de nos comportements, pas toujours logique, par le biais de ses différents personnages fait que l’on peu s’identifier à certains personnages.


Comme il s’agit d’un volume « intégral » (dans le cas présent de deux tomes), le prix est un peu plus élevé. Mais il me semble que seul cette édition est encore trouvable en neuf (contrairement aux tomes simples). Les trois premières pages sont en couleurs, tandis que le reste est en noir et blanc, j’aurais bien aimé voir un peu plus de couleurs par endroit.

Quant à la couverture, elle est assez simpliste, elle représente l’un des personnages présents dans la série. Elle se suffit amplement à elle même, étant donné qu’il s’agit d’un regroupement d’histoires courtes, sur divers thèmes, toujours très intéressant et menant à la réflexions. Je trouve également très sympa d’avoir mis les commentaires de l’auteur sur chaque chapitre, j’ignore si c’était déjà le cas avec les volumes simple, mais ça permet d’avoir un retour de l’auteur sur lui-même quelques années après.


En bref, tout comme l’anthologie, j’ai trouvé cet intégral très intéressant, chaque histoire nous fais ressentir différentes émotions.


Ma Note : 7.75 /10

Note : 7.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.25 / 2              ¤ Originalité : 1.65 / 2

¤ Personnages : 1.35 / 2                ¤ Scénario : 1.65 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.85 / 2


Death Note – Short Stories


L’histoire de C-Kira : Une histoire courte datant de 2008 (réalisé à l’occasion de la sortie du film « L : Change the World ») de 44 pages.
Synopsis : 3 ans après la mort de Light Yagami aka Kira, quelqu’un se met à tuer avec la même méthode. Mais cette fois, ce n’est pas Ryûk qui a apporté le Death Note dans le monde humain, ni lui qui a choisi l’humain à qui le confier..
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L’histoire de A-Kira : Une histoire courte de février 2020 de 87 pages.
Synopsis : Mai 2019, Ryûk revient dans le monde humain avec un Death Note pour s’amuser encore un peu avec les humains, mais surtout manger à nouveau des pommes. Cependant le garçon à qui il offre ce présent refuse de l’utiliser et cherche en revanche à vendre le cahier en le mettant aux enchères…

Yonkoma : 9 pages de mini-histoires à tendance humoristique datant de 2004 à 2005.

L – One Day : Une histoire courte de 7 pages (publié à l’origine dans le livre « L file n°15 », un photobook publié lors de la sortie du film « L : Change the World ».
Synopsis : On suit le quotidien de L, où on voit ses étranges comportements depuis le point de vue de Watari.

L – Wammy’s House : Une histoire courte de 5 pages.
Synopsis : Morceau du journal de Wammy, le directeur de l’orphelinat où a grandi L, racontant comment L est devenu détective.

L’histoire de Taro Kagami : Le chapitre pilote précédemment publié dans le tome 13 de 55 pages.


Vous connaissez sûrement déjà ce titre, puisqu’il s’agit d’une série très connue adapté, en conséquence, sous plusieurs formats (films, animé, light novel, drama, …). Malgré son âge qui commence à être avancé (2004 au Japon), l’engouement pour la série reste très présente, et les auteurs prennent encore du plaisir à sortir, de temps en temps, de nouvelles petites histoires autours du Death Note et de ses Dieux de la mort. C’est ainsi qu’est naît ce recueil d’histoires courtes, regroupant toutes ses petites idées et aventures, offrant de nouveaux points de vues et thématiques !


Les thématiques, il y en a un bon nombre, je n’en citerais donc que quelques unes, celles qui m’ont le plus marqué. La première, en lien avec la première histoire, concerne l’âge et la mort. Je m’explique, tout comme Inio Asano et son histoire courte « Tempest » (que je vous invite à lire, avec l’anthologie sur l’auteur, donc j’ai également fais la chronique) les auteurs ont souhaité évoqué les problèmes de leur pays. A savoir, le taux de natalité très faible, et donc un vieillissement général de la population, qu’il faut nourrir malgré tout. Ce thème est traité de manière plus large et moins approfondi, mais il reste tout de même important à souligner, on pourrait même dire que cela devient une grande préoccupation pour le peuple Nippon, qui commence à vraiment ce questionner. Est-ce moral de définir un âge de décès ? Peut-on se permettre de juger un être humain comme un objet, d’en définir une date de péremption ? Je tenais à souligner cette idée, car même si ce n’est pas encore le cas par chez nous, cela pourrait bien nous arriver également, et j’admets, cela m’effraie, surtout lorsque l’on sait toute l’horreur dont est capable un être humain…

L’humour est toujours très présent, malgré le côté très sombre de la série, que se soit via Ryuk ou d’autres personnages. On a également droit, à une série de petits gags en 4 cases, qui nous permettent de revoir Kira et d’autres personnages emblématiques de la série.


Parlons un peu des personnages, notamment Near, le remplaçant de L (se faisant d’ailleurs passer pour lui). Je ne me souviens plus s’il apparaît dans la série principale, en tout cas, ces histoires courtes permettent de le mettre en avant et d’en apprendre d’avantage sur lui. Un petit personnage surprise c’est également glissé dans l’une des histoires courtes, je trouve son passage très bien réalisé, le ridicule du personnage ressort très bien, je trouve juste la partie autour du personnage principal (notamment la fin) assez illogique…

La couverture est très belle, notamment pour les termes Death note, qui se fondent bien avec l’image. J’aurais tout de même préférée l’image de la première page colorée, mais temps pis ! Pour ce qui est de l’épaisseur, et bien, elle est identique à une bonne majorité de manga, donc il y a du contenu (pour ceux qui ont du mal à imaginer).

Information : Il semblerait que certaines de ses histoires courtes, seront reprises sous forme d’OAV, restez donc à l’affût !


En bref, j’ai adoré retourner dans cet univers, même si ce n’est qu’avec des histoires courtes. Je trouve que la série à encore beaucoup de potentiel, espérons que les auteurs veulent bien reprendre le temps de bosser dessus.


Ma Note : 8.95 /10

Note : 8.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.65 / 2              ¤ Originalité : 1.55 / 2

¤ Personnages : 1.75 / 2                ¤ Scénario : 2 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2


Inio Asano – Anthologie

# Inio Asano


Ce recueil d’histoires courtes propose 13 récits désabusés sur notre monde, sur les humains et leurs émotions. Asano propose par le biais d’un dessin somptueux, réaliste et précis, une anthologie tout à fait dans la lignée et l’esprit des recueils précédemment publiés chez Kana dont les mots-clé sont sociétal, dérangeant, déprimé, terre à terre tout en étant fantastique et métaphorique. Une grande claque dans le paysage manga !

10 ans après son recueil d’histoires courtes « La fin du monde, avant le lever du jour », Inio Asano nous livre une nouvelle collection de 13 récits :

Bakemono Recchan ; Funawari otoko ; Toshinose ; Yuugatou ; D ; Funwari Otoko (ni, Funwari Onna wa, nani wo omou) ; Sayonara, Bye-Bye ; TEMPEST ; Natsu no Nioi wa Mahou Shoujo wo Nido Korosu ; Himawari ; Funwari Otoko (ni, Funwari Otoko, nani wo omou) ; Kinoko Takenoko ; Itoshi no Kengo 


L’anthologie d’Inio Asano (Dead Dead Demon’s DeDeDeDeDestruction ou Bonne nuit Punpun) regroupe plusieurs histoires courtes de l’auteur au sein d’une même œuvre, édité en France chez Kana. Ses œuvres sont diverses tout comme les thèmes qu’elles abordent, certaines plus courantes et basiques, d’autres bien plus choquantes dont le but est de marquer l’esprit. Tout ceci pour dire qu’Asano est ouvert à tous, et va même jusqu’à « critiquer » la société au travers de ses courts récits. Est-ce que l’œuvre, et les récits qu’elle contient, vaut son prix (18€) ? Se sera à vous d’en juger, car on a tous une vision et évaluation différente de ce qu’est un « bon prix ».


On commence fort avec Bakemono Recchan renommée en français Retsuko, le monstre, ce court récit parle de la discrimination en milieu scolaire, des relations souvent changeante durant celle-ci. Retsuko est volontairement caricaturé sous forme de monstre, mais on remarque bien qu’aucun des autres personnages autour d’elle, n’ai vraiment « beau » également. Malgré tout, elle reste différente des autres, se retrouve tour à tour adulée puis rejetée, sauf par une seule de ses autres personnages, qui elle, ne changera pas d’avis, mais sera malgré tout touchée par ce qui lui arrive. Autant le dessin de ses personnages secondaires sont de niveau moyens, autant ceux concernant Retsuko sont magnifiques de part la complexité que l’auteur a voulue lui donner.

On continue ainsi avec d’autres histoires courtes, moins marquantes, et j’avoue que pour certaines, je n’ai pas trop compris où l’auteur souhaitait en venir… Peut-être parce que je n’ai pas d’expérience qui s’en rapproche ? Ou peut-être n’y avait-il rien à comprendre ? Une autre histoire courte, ou peut-être devrais-je dire trois, puisqu’il s’agit de la même histoire, mais raconté de trois points de vues différents ? L’histoire d’un point de vue générale est basique, mais j’ai bien aimée avoir l’opinion des deux personnages qu’elle concerne, l’un après l’autre.


Celle qui m’a sûrement le plus marqué est TEMPEST (image ci-dessus), une histoire courte, juste horrible, qui nous place dans un Japon futuriste (mais peut-être pas tant que ça) où les personnes d’un certains âges deviennent des « déchets » s’ils ne réussissent pas un examen « scolaire » et refuse d’être euthanasié… Replaçons nous dans le contexte, car la réalité au Japon est très inquiétante… En effet, la population est vieillissante et ce, bien plus que chez nous, la population en est même à diminuer ! C’est pourquoi cette histoire est vraiment horrible, car même si pour le moment il s’agit d’une fiction, elle pourrait malheureusement devenir réelle (et pas qu’au Japon). Imaginez vous trimer toute votre vie pour finir comme un simple déchet au nom de la société et de ses économies… Personnellement, je ne vois pas l’intérêt d’avoir rallonger l’espérance de vie si c’est pour finir dans de tels conditions… Evidemment, il y deux autres alternatives, mais à mes yeux tout ceci ne devrait pas exister, je préfèrerais qu’on m’exile sur une île, où il n’y a que des personnes de mon âge, afin vivre tranquille jusqu’au bout… En tout cas, ce récit est sûrement celui que je trouve le mieux illustré, et je conseil vivement de le lire car il est vraiment choquant dans le sens où la question suivante se pose : jusqu’où doit-on aller pour que notre société continue d’exister ? Quel degré d’exigence peut-on tolérer ?

Enfin le dernier récit est la préquelle à la série Dead Dead Demon’s DeDeDeDeDestruction, elle aussi très marquante à sa façon.

D’un point de vue général cette anthologie fut une grande surprise, autant en positif qu’en négatif (de part le genre de récit). Même si c’est difficile à croire, la fiction TEMPEST pourrait vraiment finir par voir le jour, plus ou moins proche du récit certes, mais elle pourrait arriver surtout quand on en vient à penser qu’une personne ne faisant rien de productif ne sert à rien… On a tous une place dans le cycle qu’est la vie, une personne âgée a passée la majorité de la sienne à travailler, à mes yeux ce ne sont donc pas des déchets, mais des personnes qui ont fait leur part, et mérite de finir leur vie paisiblement en faisant ce qu’ils souhaitent (voyager, jouer aux cartes, …). Si le manque de jeune pose un problème, alors posez vous juste les bonnes questions…


En bref, j’ai bien apprécié ma lecture qui fut également, pour moi, l’œuvre qui me fait découvrir l’auteur. Je ne suis pas déçue, mais choquée, comme je suppose, le souhaitait l’auteur.


Ma Note : 8.80 /10

Ma note reprend les récits dans leur globalité, bien évidemment certains mon plus intéressé que d’autres…

Note : 8.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.85 / 2              ¤ Originalité : 1.75 / 2

¤ Personnages : 1.55 / 2                ¤ Scénario : 1.65 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2