De l’autre côté du Mythe – Tome 3

# Medousa


Maintes fois, on a raconté que ma chevelure reptilienne ne dissimulait qu’une coupable, un être vide de sentiments, un monstre. Ceux-là veulent me réduire, moi, Médousa, à un simple pion dans le grand échiquier des dieux de l’Olympe. Mais que savent-ils de ce qu’il s’est réellement passé ? 

Je vais vous confier comment, fière héritière d’un royaume archaïque, j’ai grandi avec mes sœurs immortelles et mes interrogations sur le monde. Comment Poséidon, dieu capricieux et redouté, n’a pas hésité à arracher ce qui ne lui était pas donné. Comment, de créature adorée je sus inspirer la crainte, animée d’une rage qui me fit à mon tour prendre, d’un seul regard, ce qui ne m’appartenait pas. Et comment, nous, Médousa et autres gorgones diabolisées, les figures de l’ombre, nous avons joué notre rôle… ou choisi notre propre destinée. 

Laissez-nous vous guider de l’autre côté du mythe.


Découvert par hasard lors d’un passage dans ma librairie ambulante préférée. J’ai craquée pour ce roman grâce à sa couverture, mais aussi pour le thème abordé. Très friande de mythologie (de tout horizon), je me suis laissée tenté par le tome qui me parlait le plus. Qu’elle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai appris que son auteure (autrice) venait d’une ville près de chez moi ! Je trouve ce livre vraiment très intéressant, il mériterait bien plus de visibilité.

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


Malgré que ce tome soit le troisième de la série, j’ai souhaité commencé par celui-ci. La raison ? Car la Méduse est le personnage que je connais le mieux parmi les trois, actuellement présente dans la série. Je peux donc vous le dire sans crainte, vous pouvez faire de même ! Les histoires sont indépendantes les unes des autres et peuvent donc être lu dans n’importe quel ordre. L’avantage avec celui-ci, c’est qu’il y a un extrait du tome un : Ariadne (Ariane), mais aussi qu’il est assez court. Ainsi si vous n’êtes pas sûre d’apprécier, je pense que c’est le mieux pour commencer.

La méduse est sûrement l’un des « monstres » les plus connus de la mythologie grecque (avec le cyclope, les sirènes ou encore les harpies). Elle est présente dans pas mal d’œuvres touchant à la mythologie grecque (Assassin’s Creed, Percy Jackson par exemple). Sa représentation est donc assez bien encrée dans l’image collective, à savoir, un être mi-homme mi- serpent, avec des cheveux de serpents et surtout une vue fatale. Avec ce roman, je trouve le personnage humanisé, touchant dont le destin est très clairement tragique. J’apprécie également le lien proposé entre Athéna et celle-ci, qui participe également à cette humanisation.


Le critère qui pourrait être rédhibitoire pour certains est sûrement le vocabulaire. Certains termes sont clairement difficile à comprendre ou encore en grecque. Mais pas de panique ! Il y a un glossaire à la fin, avec des définitions sur ses différents termes. De quoi élargir un peu les horizons facilement. Certains termes sont également facile à deviner grâce au sens de la phrase. C’est pourquoi, malgré ceux-ci, je pense que la série reste très accessible. Attention toutefois, comme dit au début du roman, celui-ci peut heurter la sensibilité du lecteur car il y évocation de viol/suicide (les deux premiers tomes ne portent pas cette mention). Il est conseillé pour 13 ans et plus.

Je viens également de penser à autre chose… Le prix… Il est de 15€ (format papier) pour environs 176 pages. Il peut paraître un peu élevé, mais le travail réalisé sur la couverture peut en être l’une des cause. J’espère que cela permet une meilleure rémunération de l’auteure et de l’illustratrice.

La couverture est simple, mais magnifique. On peut y voir Athéna et Médousa avec des effets dorés qui collent bien au thème. Pour représenter au mieux les deux personnages, on peut également voir des serpents pour Médousa, les décors quant à eux sont dans le style grecques comme la mythologie de l’intrigue. Comme le dit si bien Athéna à la fin : « Je voulais qu’on sache et qu’on nous associe pour l’éternité. Elle, maudite, et moi, bien-aimée. Nous n’étions qu’une« .


En bref, j’ai adoré ce premier tome, l’auteure a réussi à rendre vivante, humaine et touchante un personnage de la mythologie grecque considérée comme un monstre, bravo.


Ma Note : 9.5 /10

Note : 9 sur 10.

Chronique du tome précédent :

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