Kylooe – Tome 3


Dans un monde ubuesque où exprimer la moindre émotion équivaut à commettre la pire des infractions, nous suivons Mile, d’abord jeune garçon de 8 ans, ensuite adolescent, qui ne parvient pas à s’adapter à cette règle absurde instaurée on ne sait trop pourquoi. Toujours est-il qu’il ne tarde pas à se faire arrêter et à faire la connaissance, dans sa cellule, d’un extravagant personnage dénommé Nath. Rieur et dragueur, il se présente comme l’idéal opposé de tout être parfaitement intégré à cette humanité.


Dernier tome de la série Kylooe par Little Thunder, avec également la dernière histoire. Comme je l’ai peut-être déjà dit, vous pouvez lire les tomes dans n’importe quel ordre, ou juste en tenter un pour voir un peu de quoi ça parle. Toujours centré autour du relationnel, et les difficultés à ce faire comprendre entre nous, ce dernier tome est de loin mon préféré !

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


L’intrigue nous place dans un monde où l’expression des sentiments est clairement interdit (il me semble qu’une autre série, peut-être pas de manga, en parle déjà). Des camps sont même créé afin de remettre dans le droit chemin les individus qui oseraient rire ou pleurer. On suit Mile, un jeune enfant orphelin de mère, on voit une petite partie de son éducation (voir 1ère photo), afin de le faire rentrer dans le moule comme on dit. Après quoi, petit saut dans le temps, où on le voit travailler (oui on saute la case école, alors que c’est sûrement l’endroit où la perte de contrôle des sentiments peu arriver, mais bon…). Il finira pas entrer dans un camp, et faire la connaissance de Nath, qui deviendra le second protagoniste.

L’histoire de Mile semble plus joyeuse que celle de Nath, jusqu’à qu’on apprenne la raison de la dureté de son père envers lui… Les deux protagonistes ont soufferts de ses lois idiotes, et quand celles-ci commencent à changer, pour forcer les gens à sourire, ils n’en ont plus le goût. Les sentiments sont quelques choses d’innées, on ne peut les forcer, même s’il est prouvé que c’est le fait de sourire qui nous rend heureux et non l’inverse.


Kylooe est cette fois-ci présenté sous forme de déguisement, croisé vaguement dans la rue. Son apparition est moins importante et utile dans cette dernière histoire, même s’il reste le fil conducteur, puisque Kylooe veut dire rêve, et que dans le cas présent, le rêve c’était de pouvoir exprimer ses sentiments.

Les dessins avec couleurs permettent de vraiment insister sur l’émotion de certaine scènes. Les personnages arrivent à être touchant en seulement quelques pages. Le foulard qu’utilise Mile afin d’éviter d’afficher ses émotions montre à quel point il a du mal avec ce monde. C’est ce même foulard qui l’aidera à sourire et enfin, trouver sa voie. Ce foulard qui l’aidait autrefois à refouler ses émotions, deviendra son moyen d’en communiquer aux autres.

Comme pour le premier, je trouve que la conclusion arrive bien trop tôt. Certes pour nos deux protagonistes, tout se finit bien, leur histoire à eux est bien fini. Mais j’aurais aimé voir l’évolution de ce monde, qui part à la découverte des sentiments. Il y a peu de chance que tout ce passe bien non ? Et puis, pour le moment, seul le sourire (et donc la joie) est accepté, est-ce que ça évoluera encore après ?


En bref, cette série a été une très belle découverte, je crois que l’auteure (oui, c’est une femme) à fait un autre manga, mais il n’est pas publié en France dommage… En tout cas, je vous conseil cette série, même si elle est un peu chère, elle vaut le coup d’œil.


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

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Asadora – Tome 1


La ville de Tokyo, à la veille des Jeux Olympiques de 2020, est dévastée par un monstre cornu.
Retour en arrière, direction Nagoya 1959, veille d’un terrible typhon, Asa, 12 ans, court chercher un médecin pour l’amener auprès de sa mère sur le point d’accoucher.

Une héroïne qui ne cesse de courir, un vieil homme hanté par son passé, un événement historique marquant, des personnages secondaires haut en couleurs, des sauts dans le temps… Aucun doute n’est permis : dans Asadora! Naoki Urasawa renoue avec tous les ingrédients à l’origine de son succès mondial.


Naoki Urasawa est plus connu pour sa série de manga « Monster« , il revient avec cette nouvelle série en 2019 aux éditions Kana. On y suit globalement, trois personnages différents (même si l’un d’entre eux est un peu en retrait). Dès le début, l’auteur nous garantie qu’il ne s’agira pas d’un fait réel, mais plutôt une série fantastique, reste donc à voir comment tout cela va être tourné.

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


Et pour le coup, ce premier tome est assez discret à ce sujet… On a le droit à quelques indices au début du tome, avec quelques pages colorées, mais également à la fin, avec ce qui pourrait-être une empreinte géante… Si vous êtes un peu féru de cinéma, vous savez sûrement de qu’elle genre de créature il s’agit. Pour ceux qui n’ont pas d’idée, je pencherais pour un Kaiju (Godzilla en fait parti par exemple). Bien sûr, c’est dans l’éventualité où la série empruntera ce chemin, ce qui j’espère sera le cas.

On peut donc dire que ce premier tome sert d’avant-goût et permet de présenter ses protagonistes, avec un long flashback. J’imagine d’ailleurs que celui-ci continuera au prochain tome au vue de la couverture… Voici donc une petite présentation des personnages. Asa est clairement la protagoniste, issue d’une famille nombreuse, elle est souvent nommée avec le nom d’une de ses sœurs, passant ainsi, presque pour un fantôme… Malgré cela, elle est très gentille, courageuse et parfois un peu trop intrépide et impulsive…


Dès ce premier tome, Urasawa nous montre les difficultés de la vraie vie, après la guerre, au Japon. Le pays est très affaibli, et globalement il est difficile pour beaucoup de vivre. Malgré ça, elle arrive à convaincre des adultes de l’aider, afin de venir au secours des personnes victimes du typhon, et ce malgré qu’elle ignore comment se porte sa propre famille. Elle est jeune, et arrive pourtant, à elle seule, à faire bouger un peu les choses, même si pour ça elle devra rembourser elle même ses dettes.

Il y a aussi le fait que les soldats, sorti vivant du combat, sont un peu laissé à l’abandon par l’armée et le gouvernement japonais. Formé durant la guerre en tant que pilote d’avion, l’ancien soldat se retrouve à devoir voler pour survivre. Incapable de voler alors que cela lui manque, car il n’a pas de licence de vol, chose qui aurait dû lui être remis à la fin de la guerre après ses prouesses en tant que pilote. Après je dis ça en fonction des infos contenu dans ce tome, c’est que son avis personnel, du coup j’ignore si son histoire est vraie ou juste inventée.

Enfin, pour les dessins, je trouve les décors magnifiques (même s’ils représentent un chaos sans nom, après le passage du typhon). Le design des différents personnages est varié permettant de clairement les identifier. Leurs caractères sont également bien travaillé, donnant déjà pas mal de profondeur à une bonne partie d’entre eux.


En bref, ce premier tome défini clairement le caractère de la protagoniste qui semble clairement être un aimant à ennui… Pour le moment, le mystère plane sur le côté fantastique de l’intrigue, peut-être qu’il y aura plus d’infos dans le prochain tome.


Ma Note : 7.75 /10

Note : 7.5 sur 10.

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Kylooe – Tome 2


Ling Fei est une jeune étudiante marginale. Elle est étrange, ne parle pas beaucoup et ses résultats scolaires sont médiocres. Cela n’a pas empêché Lin Sanyi de la remarquer et d’en tomber amoureux. Pourtant, il a perdu Ling de vue depuis longtemps. Mais dès qu’il voit Kylooe à la télé, en zappant, il se souvient d’elle, de leur histoire…


On continue avec le second tome de Kylooe, qui nous raconte l’histoire de nouveaux personnages. Je m’excuse d’avance, car je n’ai pas trouvé beaucoup d’image pour ce second volume… Cette fois-ci, on suit Lin Sanyi une fois adulte et qui semble (littéralement) blasé par tout ce qui se trouve autour de lui : son travail comme sa copine. S’en suit un flashback (qui est en réalité l’intrigue principale) sur sa période du lycée et son premier « amour ».

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


Des personnes dites « marginales » on en connait tous au moins un. Mais j’imagine que dans certaines sociétés, cette dénomination peut devenir vraiment péjorative (comme au Japon par exemple). Là il s’agit d’une œuvre chinoise, et j’avoue ne pas connaître suffisamment cette culture pour savoir si elle est plus proche de la notre ou bien opposée… Une chose est sûre, Ling Fei est clairement victime de harcèlement, même s’il elle n’en tient pas compte. Sa situation est clairement catastrophique, et son comportement laisse supposer qu’elle n’a jamais vraiment eu d’amis ou de relations sociales…

Malgré l’impression de détachement qui se dégage d’elle, elle est très intentionnée et sensible, notamment quand il s’agit d’un être dont elle est un minimum proche. Sanyi voudra sortir avec elle juste sous le coup de l’ennui et car il pense qu’il n’aura aucun remord à la larguer… Comme vous l’aurez deviné, il finira par comprendre sa situation et à avoir pitié, même si son caractère reviendra au grand galop lors d’une soirée trop arrosée…


Tout comme le premier tome, c’est une forme de relation qui est mise en avant dans ce tome. Que se soit l’amitié ou l’amour, on appréhende tous les choses différemment. Pour certains, il est facile de se faire des amis, pour d’autres noms… Personnellement, j’ai du mal à tenir des conversations orales bien longtemps (à moins de parler mangas ou films). Pour le cas de ce tome, la relation est définie comme un passage dans la vie, qui laissera certes une marque, mais permettra de nous faire avancer (sans pour autant nous rendre meilleur). La fin est plus heureuse que pour le premier tome, qui était vraiment sujette à interprétation.

Encore une fois, les dessins sont magnifiques et les couleurs apportent un gros plus au tome. Kylooe est également présent, même si son apparition est bien moins importante. Cette fois-ci, c’est sous le format d’un vieux dessin animé qu’il fait son apparition. Je suis très curieuse de connaître sa nouvelle forme dans le troisième et dernier tome.


En bref, ce nouveau tome est tout aussi intéressant que le précédent. Même si le premier me parlais plus, j’ai préféré celui-ci qui offre une vraie fin (heureuse en plus). Je me demande qu’elle relation sera abordée dans le dernier tome ?


Ma Note : 9 /10

Note : 9 sur 10.

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Plus de Manhua :

Kylooe – Tome 1

# Little Thunder


Lanyue traîne sa carcasse d’adolescente. Alors qu’elle sèche un cours, elle est attirée dans un magasin et achète un disque : « Downhearted Dragonfly ». Sur la pochette, figure une illustration d’un animal étrange. Un animal pour lequel elle ressent quelque chose de bizarre, venu du plus profond d’elle. C’est Kylooe. Elle le voit. Il vit. Ils discutent. Il l’accompagne. Kylooe, cet ami des premiers jours, est de retour.


Aujourd’hui je vous présente un nouveau Manhua, Kylooe, une série en trois volume encore édité aux éditions Kana. Abordant à chaque volume différents thèmes (toujours lié au relationnel semble t-il), vous n’êtes pas obligé de lire les tomes rapidement, car il n’y a qu’un seul lien entre les trois : Kylooe. Chaque volume est également entièrement coloré, avec un format assez grand, d’où le prix.

PS : les images de cette chronique ne proviennent pas nécessairement du tome concerné par celle-ci.


J’ai lu les deux tomes en ma possession d’une traite en croyant que le second tome était dans la continuité du premier. Mais comme je l’ai dit en introduction, au final, il y a une histoire par tome (à différent âge semble t-il, il me faut lire le dernier tome pour être sûre). Vous l’aurez donc peut-être deviné, mais à ma grande surprise, il n’y a donc pas de suite à l’histoire de Lanyue, que je trouve assez triste au final et sans réelle « fin » (que celle-ci soit ouverte ou non). Au final, on ne sait pas vraiment à quoi sert ce tome (à part me démoraliser…). Quelques pages en plus, avec, pourquoi pas, un saut dans le temps pour montrer une évolution et une possible fin aurait peut-être mieux marché sur moi…

J’ai également parlé de lien dans l’introduction, de Kylooe. Ce qui est bien, c’est que le terme est clairement expliqué dans ce premier tome, il s’agit du mot « rêve », qui représente bien ce qu’il se passe ici. De plus, celui-ci est humanisé, sûrement à cause du souhait de la protagoniste, me permettant de m’attacher un peu au personnage. Son apparition est lié dans ce tome à de la musique, qui est également un moyen d’évasion, comme peut l’être la lecture.


Pour les personnages, il n’y pas grand monde, Kylooe, Lanyue et ses parents, les autres sont vraiment très secondaire (et parfois hyper caricaturaux). Pour faire un peu mieux que le résumé plus haut, Lanyue est mal dans sa peau, sa petite sœur est belle et intelligente au point de pouvoir étudier à l’étranger, ses parents n’ont d’yeux que pour elle. Seule même au sein de sa famille, elle cherche le réconfort en essayant de se faire de nouveaux amis dans sa nouvelle école, mais peine perdue… Au final, elle se sent extrêmement seule, et ne sait pas comment s’intégrer, c’est là que Kylooe apparaît…

Les dessins sont magnifiques et magiques, très colorés lorsqu’il s’agit du monde des rêves. La mise en page permet également de bien en profiter sans avoir à ouvrir le livre le plus possible. Je pense que ce format serait clairement le plus adapté pour les webcomics, mais bon, je m’égare…

Je viens de penser un truc en écrivant, tout en relisant un peu la fin… Celle-ci pourrait-être encore plus triste que je ne pensais… Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me faire part de votre avis en commentaire.


En bref, j’ai bien aimé ce premier tome, même si je pense que le récit de Lanyue n’est pas terminé et c’est bien dommage. J’ai l’impression que beaucoup plus de choses auraient pu être fait pour son histoire.


Ma Note : 8.5 /10

Note : 8.5 sur 10.

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La voie du tablier – Tome 1

# Kousuke Oono


Ne sous-estimez jamais un homme au foyer !

Tatsu l’immortel était le plus terrible des yakuzas. Son nom est lié à de nombreuses histoires qui font date dans la société des malfaiteurs.

Mais aujourd’hui, il a cessé cette activité pour devenir… Un homme au foyer accompli !!


La voie du tablier est une série manga très originale, puisqu’elle arrive à lier l’humour et les yakuzas d’une manière vraiment peu orthodoxe. Composé d’histoires courtes toutes aussi drôles les unes que les autres, ce manga est sans prise de tête et permets, au contraire, de passer un bon moment aux côtés de notre yakuza, assez maladroit dans sa nouvelle fonction : homme au foyer.


Il n’y a donc pas de baston comme dans les manga Furyo, ici seul l’humour compte ! Celle-ci est d’ailleurs basée, en majorité, sur l’apparence physique, ainsi que les « tics » de Tatsu ancien yakuza. En effet, même s’il s’est rangé, il conserve malgré tout ses cicatrices et tatouages, tout comme son look de yakuza… La seule différence c’est l’omniprésence de son tablier, qu’il ne quitte jamais. Ainsi, c’est le contraste « homme au foyer » et « yakuza » qui crée l’humour de cette série.

Côté dessins, je vous laisse juger avec les quelques images de cet article, sauf la dernière qui provient de l’animé. En tout cas, l’auteur à de très bon traits, rien qu’à regarder le tatouage de la première image, je suis très admirative. Très souvent, dans les séries mettant en scènes un ensemble d’histoire courtes humoristiques, les dessins passent un peu en second plan. Comment dire ? Ils ne sont pas bâclés non, ils sont juste moins recherchés et précis, comme dans Zozo Zombies par exemple. Je n’ai pas lu Otaku Otaku, mais je pense que la qualité, au vue des couvertures, est assez identiques. En tout cas, une première œuvre de l’auteur (il a sûrement été assistant avant, mais j’ignore sur quels projets), il y a beaucoup de potentiel !


Malgré tout ses histoires courtes, sans réels liens entre eux pour le moment, je reste très curieuse concernant l’histoire de notre protagoniste. Pourquoi a t-il arrêté d’être Yakuza ? Cette question là est facile, il suffit de lire… Mais j’aimerais savoir le comment ? Car c’est un milieu dont on ne sort pas si facilement (rien qu’en regardant des séries on s’en rend bien compte), comment a t-il réussi à quitter ce milieu sans soucis ? J’espère que ça sera expliqué au cours d’un prochain tome, avec ou sans humour.

Le manga est tellement populaire, que la série a été adapté en anime (disponible sur Netflix) ainsi qu’en Drama (nom pour les séries asiatiques). Pour le moment, la série n’est pas encore disponible en France, mais au vue de son succès, il n’est pas impossible qu’elle arrive également sur Netflix comme tant d’autres Drama. Vous pouvez ainsi découvrir ce titre sous trois formats différents ! Ce qui reste assez rare dans le domaine du manga, ou souvent seul l’anime ou le drama est réalisé.


En bref, il s’agit d’une série comique autour d’un yakuza qui a décidé de ce ranger, mais dont l’apparence ne laisse pas entendre la même choses aux divers inconnus qui croisent sa route. Une série sympathique et sans prise de tête, pouvant être découverte sous d’autres formats.


Ma Note : 8/10

Note : 8 sur 10.

Un Monde Formidable – Intégral

# Asano Inio


Dans la vie de tous les jours, dans la vie de tous les gens, il y a des hauts, il y a des bas. Parfois, on a envie de baisser les bras, de se laisser aller, et parfois, le hasard, le destin se charge de nous rappeler que le monde est formidable. On n’aime jamais autant la vie que lorsque la mort nous frôle…


Après ma chronique sur l’anthologie d’Inio Asano, je vous propose mon avis sur une autre de ses œuvres : Un monde Formidable (Format Intégral des deux tomes). Tout comme l’anthologie, cet intégral est une suite d’histoires courtes. On pourrait penser que celles-ci n’ont aucun liens entre elles, mais c’est faux !


Faux en effet, car de temps en temps, on retrouve des personnages des histoires précédentes. Cet effet de continuité, permet de montrer que le temps continue d’avancer et ainsi de créer un petit lien entre chaque récits. Encore une fois, la majorité des histoires racontés ne sont clairement pas joyeuses, mais plutôt mélancolique. La description de nos comportements, pas toujours logique, par le biais de ses différents personnages fait que l’on peu s’identifier à certains personnages.


Comme il s’agit d’un volume « intégral » (dans le cas présent de deux tomes), le prix est un peu plus élevé. Mais il me semble que seul cette édition est encore trouvable en neuf (contrairement aux tomes simples). Les trois premières pages sont en couleurs, tandis que le reste est en noir et blanc, j’aurais bien aimé voir un peu plus de couleurs par endroit.

Quant à la couverture, elle est assez simpliste, elle représente l’un des personnages présents dans la série. Elle se suffit amplement à elle même, étant donné qu’il s’agit d’un regroupement d’histoires courtes, sur divers thèmes, toujours très intéressant et menant à la réflexions. Je trouve également très sympa d’avoir mis les commentaires de l’auteur sur chaque chapitre, j’ignore si c’était déjà le cas avec les volumes simple, mais ça permet d’avoir un retour de l’auteur sur lui-même quelques années après.


En bref, tout comme l’anthologie, j’ai trouvé cet intégral très intéressant, chaque histoire nous fais ressentir différentes émotions.


Ma Note : 7.75 /10

Note : 7.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.25 / 2              ¤ Originalité : 1.65 / 2

¤ Personnages : 1.35 / 2                ¤ Scénario : 1.65 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.85 / 2


Chroniques sur l’univers de : Kana

Bonjour à tous, vous avez choisi que le meilleur moyen de classer mes chroniques, c’était par maison d’édition, alors voici l’article en question, il est possible que celui-ci vienne à évoluer afin d’éviter qu’il ne soit trop long. D’ailleurs, si vous avez des idées d’amélioration, n’hésitez pas !

Pour information, voici le site de l’éditeur où vous pouvez retrouver tout son catalogue, mais aussi les liens vers leur compte pour chaque réseau social où ils sont présent : https://www.kana.fr/

Infos Présentation de l’article :

  • Classement : Par ordre alphabétique :
  • Série présente : série ayant 1 manga de chroniqué au minimum ;
  • Entre () : Volume possédé / Volume totaux de la série (Nombre = terminée, ?? = en cours, A = abandonnée, aucun nombre = One shot) ;

Asadora! (3/??)

# Sakamoto Kenshiro


Buster Keel (12/12)

# Sakamoto Kenshiro


Death Note Short Stories

# Obata Takeshi & Ohba Tsugumi


Inio Asano Anthology / Un Monde Formidable Intégrale

# Asano Inio


Kylooe (3/3)

# Little Thunder


La Voie du Tablier (3/??)

# Kousuke Oono


Shy (4/??)

# Miki Bukimi


Xiao Ou (3/3)

# Mai Zi

Xiao Ou t1 Xiao Ou – T2 Xiao Ou – T3

Death Note – Short Stories


L’histoire de C-Kira : Une histoire courte datant de 2008 (réalisé à l’occasion de la sortie du film « L : Change the World ») de 44 pages.
Synopsis : 3 ans après la mort de Light Yagami aka Kira, quelqu’un se met à tuer avec la même méthode. Mais cette fois, ce n’est pas Ryûk qui a apporté le Death Note dans le monde humain, ni lui qui a choisi l’humain à qui le confier..
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L’histoire de A-Kira : Une histoire courte de février 2020 de 87 pages.
Synopsis : Mai 2019, Ryûk revient dans le monde humain avec un Death Note pour s’amuser encore un peu avec les humains, mais surtout manger à nouveau des pommes. Cependant le garçon à qui il offre ce présent refuse de l’utiliser et cherche en revanche à vendre le cahier en le mettant aux enchères…

Yonkoma : 9 pages de mini-histoires à tendance humoristique datant de 2004 à 2005.

L – One Day : Une histoire courte de 7 pages (publié à l’origine dans le livre « L file n°15 », un photobook publié lors de la sortie du film « L : Change the World ».
Synopsis : On suit le quotidien de L, où on voit ses étranges comportements depuis le point de vue de Watari.

L – Wammy’s House : Une histoire courte de 5 pages.
Synopsis : Morceau du journal de Wammy, le directeur de l’orphelinat où a grandi L, racontant comment L est devenu détective.

L’histoire de Taro Kagami : Le chapitre pilote précédemment publié dans le tome 13 de 55 pages.


Vous connaissez sûrement déjà ce titre, puisqu’il s’agit d’une série très connue adapté, en conséquence, sous plusieurs formats (films, animé, light novel, drama, …). Malgré son âge qui commence à être avancé (2004 au Japon), l’engouement pour la série reste très présente, et les auteurs prennent encore du plaisir à sortir, de temps en temps, de nouvelles petites histoires autours du Death Note et de ses Dieux de la mort. C’est ainsi qu’est naît ce recueil d’histoires courtes, regroupant toutes ses petites idées et aventures, offrant de nouveaux points de vues et thématiques !


Les thématiques, il y en a un bon nombre, je n’en citerais donc que quelques unes, celles qui m’ont le plus marqué. La première, en lien avec la première histoire, concerne l’âge et la mort. Je m’explique, tout comme Inio Asano et son histoire courte « Tempest » (que je vous invite à lire, avec l’anthologie sur l’auteur, donc j’ai également fais la chronique) les auteurs ont souhaité évoqué les problèmes de leur pays. A savoir, le taux de natalité très faible, et donc un vieillissement général de la population, qu’il faut nourrir malgré tout. Ce thème est traité de manière plus large et moins approfondi, mais il reste tout de même important à souligner, on pourrait même dire que cela devient une grande préoccupation pour le peuple Nippon, qui commence à vraiment ce questionner. Est-ce moral de définir un âge de décès ? Peut-on se permettre de juger un être humain comme un objet, d’en définir une date de péremption ? Je tenais à souligner cette idée, car même si ce n’est pas encore le cas par chez nous, cela pourrait bien nous arriver également, et j’admets, cela m’effraie, surtout lorsque l’on sait toute l’horreur dont est capable un être humain…

L’humour est toujours très présent, malgré le côté très sombre de la série, que se soit via Ryuk ou d’autres personnages. On a également droit, à une série de petits gags en 4 cases, qui nous permettent de revoir Kira et d’autres personnages emblématiques de la série.


Parlons un peu des personnages, notamment Near, le remplaçant de L (se faisant d’ailleurs passer pour lui). Je ne me souviens plus s’il apparaît dans la série principale, en tout cas, ces histoires courtes permettent de le mettre en avant et d’en apprendre d’avantage sur lui. Un petit personnage surprise c’est également glissé dans l’une des histoires courtes, je trouve son passage très bien réalisé, le ridicule du personnage ressort très bien, je trouve juste la partie autour du personnage principal (notamment la fin) assez illogique…

La couverture est très belle, notamment pour les termes Death note, qui se fondent bien avec l’image. J’aurais tout de même préférée l’image de la première page colorée, mais temps pis ! Pour ce qui est de l’épaisseur, et bien, elle est identique à une bonne majorité de manga, donc il y a du contenu (pour ceux qui ont du mal à imaginer).

Information : Il semblerait que certaines de ses histoires courtes, seront reprises sous forme d’OAV, restez donc à l’affût !


En bref, j’ai adoré retourner dans cet univers, même si ce n’est qu’avec des histoires courtes. Je trouve que la série à encore beaucoup de potentiel, espérons que les auteurs veulent bien reprendre le temps de bosser dessus.


Ma Note : 8.95 /10

Note : 8.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.65 / 2              ¤ Originalité : 1.55 / 2

¤ Personnages : 1.75 / 2                ¤ Scénario : 2 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2


Shy – Tome 3


Pour essayer d’en découvrir plus sur Amalarilk, Shy et Pepesha se rendent en Russie, là où a grandi notre héroïne russe. Mais qu’est-ce qui attend nos deux héroïnes là-bas ?!


On se retrouve pour une nouvelle chronique sur la série Shy, avec le troisième tome de la série. Cette fois-ci direction la Russie, le pays d’origine de Spirits, en quête de réponses et d’indices. Une fois de plus Shy va briller de mille feux à sa façon et prouver que l’on peut compter sur elle malgré ses défauts !


Avec ce nouveau tome, centré sur Spirits, on en apprend plus sur son passé, où et comment elle a grandi, mais surtout comment elle en est venue à boire tout le temps (ce qui est assez triste et comique à la fois je trouve). Mais ce n’est pas la seule chose qu’on apprend sur elle, et il se pourrait qu’elle est un passé commun avec l’un des acolytes de Stigma… Le tome fini sur un combat en cours, dont vous pouvez deviner la tournure avec la couverture du prochain tome.

Les héros sont au centre de ce récit, mais malgré tout, l’auteur ne met pas de côté d’autres personnages comme Koishikawa, l’amie que Shy a sauvé précédemment. Bien au contraire, celle-ci est intégrée dans la trame du récit, et permet même d’aider nos héros à sa façon, avec ses propres capacités et son propre vécu. J’espère que ce développement continuera ainsi pour elle, afin de continuer à la voir soutenir Shy durant ses différentes épreuves.


Plusieurs choses sont révélés dans ce volume, notamment autour de Stigma et de son mystérieux but. On en apprend également plus sur le personnage présenté dans le tome précédent et qui a combattu nos héros avant de s’échapper avec Stigma. Malgré toute ses explications, une part de mystère plane toujours autour de ce qui est, désormais, un groupe avec des motivations assez spéciales… En tout cas, nos héros vont encore en baver pour un moment !

Le seul petit bémol (qui ne l’est peut-être que pour moi), est le choix de la couverture… étant donné que Spirits est clairement au centre de ce volume, j’aurais préféré que se soit elle sur la couverture… Ainsi inverser celle du tome 2 et celle de ce volume m’aurait été plus appréciable. De plus, le second tome parle pas mal de Lady Black dont ça n’aurait pas été gênant. En attendant, la couverture reste magnifique et je suis, encore une fois sous le charme des yeux du personnage représenté.


En bref, la série continue de me plaire et j’attends avec impatience la suite des évènements !

HA T2

Ma Note : 8.55 /10

Note : 8.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.75 / 2              ¤ Originalité : 1.35 / 2

¤ Personnages : 2 / 2                ¤ Scénario : 1.45 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2


Chronique du tome précédent :

T2

Inio Asano – Anthologie

# Inio Asano


Ce recueil d’histoires courtes propose 13 récits désabusés sur notre monde, sur les humains et leurs émotions. Asano propose par le biais d’un dessin somptueux, réaliste et précis, une anthologie tout à fait dans la lignée et l’esprit des recueils précédemment publiés chez Kana dont les mots-clé sont sociétal, dérangeant, déprimé, terre à terre tout en étant fantastique et métaphorique. Une grande claque dans le paysage manga !

10 ans après son recueil d’histoires courtes « La fin du monde, avant le lever du jour », Inio Asano nous livre une nouvelle collection de 13 récits :

Bakemono Recchan ; Funawari otoko ; Toshinose ; Yuugatou ; D ; Funwari Otoko (ni, Funwari Onna wa, nani wo omou) ; Sayonara, Bye-Bye ; TEMPEST ; Natsu no Nioi wa Mahou Shoujo wo Nido Korosu ; Himawari ; Funwari Otoko (ni, Funwari Otoko, nani wo omou) ; Kinoko Takenoko ; Itoshi no Kengo 


L’anthologie d’Inio Asano (Dead Dead Demon’s DeDeDeDeDestruction ou Bonne nuit Punpun) regroupe plusieurs histoires courtes de l’auteur au sein d’une même œuvre, édité en France chez Kana. Ses œuvres sont diverses tout comme les thèmes qu’elles abordent, certaines plus courantes et basiques, d’autres bien plus choquantes dont le but est de marquer l’esprit. Tout ceci pour dire qu’Asano est ouvert à tous, et va même jusqu’à « critiquer » la société au travers de ses courts récits. Est-ce que l’œuvre, et les récits qu’elle contient, vaut son prix (18€) ? Se sera à vous d’en juger, car on a tous une vision et évaluation différente de ce qu’est un « bon prix ».


On commence fort avec Bakemono Recchan renommée en français Retsuko, le monstre, ce court récit parle de la discrimination en milieu scolaire, des relations souvent changeante durant celle-ci. Retsuko est volontairement caricaturé sous forme de monstre, mais on remarque bien qu’aucun des autres personnages autour d’elle, n’ai vraiment « beau » également. Malgré tout, elle reste différente des autres, se retrouve tour à tour adulée puis rejetée, sauf par une seule de ses autres personnages, qui elle, ne changera pas d’avis, mais sera malgré tout touchée par ce qui lui arrive. Autant le dessin de ses personnages secondaires sont de niveau moyens, autant ceux concernant Retsuko sont magnifiques de part la complexité que l’auteur a voulue lui donner.

On continue ainsi avec d’autres histoires courtes, moins marquantes, et j’avoue que pour certaines, je n’ai pas trop compris où l’auteur souhaitait en venir… Peut-être parce que je n’ai pas d’expérience qui s’en rapproche ? Ou peut-être n’y avait-il rien à comprendre ? Une autre histoire courte, ou peut-être devrais-je dire trois, puisqu’il s’agit de la même histoire, mais raconté de trois points de vues différents ? L’histoire d’un point de vue générale est basique, mais j’ai bien aimée avoir l’opinion des deux personnages qu’elle concerne, l’un après l’autre.


Celle qui m’a sûrement le plus marqué est TEMPEST (image ci-dessus), une histoire courte, juste horrible, qui nous place dans un Japon futuriste (mais peut-être pas tant que ça) où les personnes d’un certains âges deviennent des « déchets » s’ils ne réussissent pas un examen « scolaire » et refuse d’être euthanasié… Replaçons nous dans le contexte, car la réalité au Japon est très inquiétante… En effet, la population est vieillissante et ce, bien plus que chez nous, la population en est même à diminuer ! C’est pourquoi cette histoire est vraiment horrible, car même si pour le moment il s’agit d’une fiction, elle pourrait malheureusement devenir réelle (et pas qu’au Japon). Imaginez vous trimer toute votre vie pour finir comme un simple déchet au nom de la société et de ses économies… Personnellement, je ne vois pas l’intérêt d’avoir rallonger l’espérance de vie si c’est pour finir dans de tels conditions… Evidemment, il y deux autres alternatives, mais à mes yeux tout ceci ne devrait pas exister, je préfèrerais qu’on m’exile sur une île, où il n’y a que des personnes de mon âge, afin vivre tranquille jusqu’au bout… En tout cas, ce récit est sûrement celui que je trouve le mieux illustré, et je conseil vivement de le lire car il est vraiment choquant dans le sens où la question suivante se pose : jusqu’où doit-on aller pour que notre société continue d’exister ? Quel degré d’exigence peut-on tolérer ?

Enfin le dernier récit est la préquelle à la série Dead Dead Demon’s DeDeDeDeDestruction, elle aussi très marquante à sa façon.

D’un point de vue général cette anthologie fut une grande surprise, autant en positif qu’en négatif (de part le genre de récit). Même si c’est difficile à croire, la fiction TEMPEST pourrait vraiment finir par voir le jour, plus ou moins proche du récit certes, mais elle pourrait arriver surtout quand on en vient à penser qu’une personne ne faisant rien de productif ne sert à rien… On a tous une place dans le cycle qu’est la vie, une personne âgée a passée la majorité de la sienne à travailler, à mes yeux ce ne sont donc pas des déchets, mais des personnes qui ont fait leur part, et mérite de finir leur vie paisiblement en faisant ce qu’ils souhaitent (voyager, jouer aux cartes, …). Si le manque de jeune pose un problème, alors posez vous juste les bonnes questions…


En bref, j’ai bien apprécié ma lecture qui fut également, pour moi, l’œuvre qui me fait découvrir l’auteur. Je ne suis pas déçue, mais choquée, comme je suppose, le souhaitait l’auteur.


Ma Note : 8.80 /10

Ma note reprend les récits dans leur globalité, bien évidemment certains mon plus intéressé que d’autres…

Note : 8.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.85 / 2              ¤ Originalité : 1.75 / 2

¤ Personnages : 1.55 / 2                ¤ Scénario : 1.65 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 2 / 2