Jagaaan – Tome 1


Shintarô Jagasaki travaille comme agent dans un petit poste de police. Il vit avec sa petite amie, s’imagine déjà marié et père de famille… mais cette perspective d’avenir ne le réjouit pas particulièrement. Un jour, il tombe nez à nez avec un mutant chaotique et dévastateur ! C’est alors que la main droite de Shintarô se métamorphose… Au beau milieu de la destruction et du désespoir, un nouveau héros au côté sombre vient de se révéler !

~ Livraddict


Jagaaan est un seinen, édité en France par les éditions Kaze. Si vous connaissez le manga Parasites, sachez que Jagaaan lui ressemble beaucoup pour le thème général, c’est-à-dire le fait que les êtres humains se font posséder par un élément extérieur, on ignore toutefois si ici il s’agit d’extraterrestre. Par contre, pour le reste il n’y a rien qui le fasse ressembler à cet autre manga, en effet, Jagaaan aborde le thème avec moins de sérieux, et plus dans le sens dérangé, ce qui peut ne pas plaire à tout le monde…


J’ai découvert la série grâce au premier confinement, qui a donné l’idée à certains éditeurs d’offrir des versions numérique de certaines de leur série, les deux premiers tomes de Jagaaan en faisait partie (car oui, je crois que l’offre n’est plus valable). Le tome commence en nous présentant son personnage principal, Jagasaki, un jeune policier de quartier, qui, on peut le dire n’a pas un caractère et des pensées banales… En effet, il est plus du genre insensible et très, très peu expressif, si bien que ses sourires (afin de se fondre dans la société) sont tous forcé, même avec sa petite amie. Il n’est pas vraiment satisfait de sa vie actuelle, lui-même dit qu’il va finir sa vie de manière banale et que cela le frustre, mais on peut également dire qu’il ne fait rien pour changer cela… Heureusement pour lui, sa vie ne va pas tarder à basculer…

La série met en avant des personnages parasités par des grenouilles (sûrement pas terriennes) attirées par nos frustrations, ou autres désirs que l’on cache, bien évidemment, afin de pouvoir vivre en société. C’est d’ailleurs pour cette raison, que Jagasaki est également infecté, mais par un têtard. Le parasite fini par déclencher une transformation afin d’extérioriser ses frustrations, et celles-ci sont souvent fatales pour les personnes environnante… Est-ce là une manière pour l’auteur de dénoncer le mode de vie des Japonais ? Car oui, nous en France, nous sommes assez chanceux car nous faisons passer les spécificités individuelles, tandis qu’au Japon, c’est au Japonais à s’accommoder de la « norme » afin de ne surtout pas paraître dépareillé avec le reste du groupe (raison pour laquelle beaucoup de jeunes ont des difficultés de nos jours… harcèlement… suicides…). En tout cas, il ne faut surtout pas intérioriser ses problèmes et les garder pour soit, il faut les évacuer sinon on finit par exploser, c’est également ce que montrer la série, même s’il y a une histoire tout autour évidemment.


J’aime bien cette série pour plusieurs raisons, et comme je l’ai dit plus haut, elle ne plait sans doute pas à tout le monde… L’une de ses raisons, est justement ce qui risque de ne pas plaire, à savoir le côté dérangeant que nous fais ressentir la série. Ce côté dérangeant est présenté de différente manière, mais notamment par son personnage principal et la manière d’aborder les événements. Le fait également, que d’une certaine manière la drogue soit mise en avant de manière, certes indirecte, mais quand même assez présente dans la série… Bon, il ne s’agit bien évidemment pas de vraie drogue, mais de crotte d’un être ressemblant à une chouette… donc oui c’est déjà moins appétissant… Le petit détail que j’ai bien apprécié est la présence d’une mascotte dans le manga, il ne me semble pas en avoir déjà vue dans une série, c’est donc très appréciable de voir cet élément emblématique du Japon dans ce premier tome.

J’ai vue d’autres chroniqueurs dire que c’était dommage que les « ennemis » de notre personnage principal ne soient pas plus développer… Pour ma part, je ne vois pas ce que ça apporterais de plus au manga, étant donné que pour ce premier tome, deux des cas présentés ne sont pas connus personnellement par Jagasaki, ils ne servent qu’à apprendre à celui-ci comment fonctionne son pouvoir et rien d’autre…

Enfin, pour le côté graphique ce premier tome est très bien réalisé ! La seule chose qui me dérange un peu son les yeux du personnage principal, je ne sais pas pourquoi, mais je les aime pas trop… Sinon je n’ai rien à redire, le gore est bien présent et les différents éléments qu’ils soient en premier ou second plan sont bien réalisés. Pour l’originalité, on va dire que je préfère ce concept à celui du manga Parasites qui aborde le même thème, mais que je n’ai pas du tout aimé (j’ai essayé l’anime, mais j’ai vite abandonné…).


En bref, ce tome est bien sympathique, mettant pleins d’éléments en avant et ayant un fond concret afin de critiquer un peu la société japonaise. Malgré tout, ce n’est pas une série qui plaira à tout le monde.

HA T3

Ma Note : 7.75 /10

Note : 7.5 sur 10.

¤ Graphismes : 1.85 / 2              ¤ Originalité : 1.65 / 2

¤ Personnages : 1.45 / 2                ¤ Scénario : 1.55 / 2

¤ Émotions (Suspense, Humour, etc) : 1.25 / 2


Chronique du tome 2 :

4 réflexions sur “Jagaaan – Tome 1

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